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Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Nausicaa le Dim 12 Déc - 21:50

J'ai pris du retard dans ma publication, Embarassed (déjà, ça promet...).
Cela dit, bonne lecture !



******* CHAPITRE 4 : VEILLÉES *******




Malheureusement le premier soir dans la maison familiale du Square Grimmaurd ne fut pas des meilleurs pour Eileen. Au lieu d’un long sommeil réparateur, elle eut à souffrir une nouvelle nuit de cauchemar telle qu’elle n’en avait plus connue depuis de nombreuses semaines. En effet, le rêve se déroula comme avant la rentrée balayant avec lui tout le trimestre et son lot d’améliorations successives. Son ange gardien avait disparu.

Sa chambre se trouvant bien éloignée de celle où dormaient ses parents dans l’immense maison, personne ne l’entendit crier lorsqu’elle se réveilla en pleine nuit. Seule Moon en sembla affectée, à moins que sa trop courte sortie de la veille fût la cause de son envie insistante de retourner dehors.

Après s’être levée lui ouvrir la fenêtre, Eileen revint en courant dans son lit pour y demeurer un très long moment assise à la lueur des flammes de la cheminée et tenter de comprendre ce qui avait pu se passer pour que le rêve change ainsi. Le rythme sourd des battements de l’horloge derrière le mur l’empêchait de bien se concentrer et sans s’en apercevoir véritablement elle finit par replonger dans le sommeil.

- Eh bien, on peut dire que tu as profité de ta nuit ! la taquina sans penser à mal sa mère en l’accueillant dans la cuisine le lendemain matin. Il est dix heures passées !

- Papa est déjà parti ? demanda Eileen dans un bâillement en se laissant tomber sur une chaise.

- Oui, et depuis un bon moment. Ta bestiole quant à elle est revenue juste avant son départ, et assez énervée je dois dire. Je lui ai proposé quelques morceaux de pomme mais elle est partie s’accrocher au lustre du salon sans demander son reste.

Tout en se servant des céréales et du jus de citrouille, Eileen expliqua que contrairement aux apparences, elle n’avait pas passé une si bonne nuit que ça. Que Moon avait dû s’y reprendre à deux fois avant de sortir, à coup sûr parce qu’il faisait trop froid dehors, et qu’elle l’avait par conséquent réveillée à une heure indue. C’était certainement la fatigue qui l’avait empêchée d’entendre son retour une fois qu’elle avait réussi à se rendormir.

- Je crois que je vais l’installer dans le grenier pour les jours à venir et laisser l’une des mansardes ouvertes pour ses allées et venues. Comme ça, elle ne réveillera pas Celia et Anna quand elles seront avec moi dans la chambre.

Une bouffée d’affolement la saisit soudain à la perspective de ce qui pourrait se produire lorsque ses deux cousines seraient là. Mais comme sa mère n’aborda pas le sujet, Eileen préféra ne pas parler des son cauchemar revenu et se convaincre que l’épisode de la nuit précédente n’était qu’un accident, une petite rechute provoquée uniquement par le changement d’environnement, moins familier. Tout rentrerait très vite dans l’ordre.

Mère et fille occupèrent le reste de leur matinée à arranger encore un peu les lieux afin de tromper l’impatience de voir arriver les autres membres de la famille. Harry Potter apparut par la grande cheminée du salon peu avant midi. Après avoir embrassé chaudement sa petite-fille et sa fille, il s’étonna de ne pas trouver son gendre.

- Dommage, fit-il en montrant le grand sac en papier qu’il avait apporté, Ellis va louper un repas typiquement asiatique. (Puis en leur souriant plus encore) J’ai pensé que ça ferait une bonne entrée en matière avant que Ginny ne rentre !

Ils prirent leur déjeuner dans le grand salon. Eileen, qui n’était sortie de table que peu de temps auparavant, mangea sa part du bout des dents. Harry la fit rire aux éclats lorsqu’il tenta d’envoyer un Wingardium Leviosa au vase qui trônait au milieu de la table avec l’une de ses baguettes chinoises.

- Eh, mais tu es là, toi ? s’exclama-t-il benoîtement lorsqu’il découvrit Moon accrochée au lustre juste au-dessus d’eux. Je dois dire que je suis ravi de sa compagnie dans mon bureau. Et chose qui n’est pas donnée à tous les occupants avec qui je partage les lieux, elle sait se faire très discrète.

- Seulement en plein jour, alors, objecta Lily.

Ils rirent encore et Harry reprit à l’intention d’Eileen :

- Je suis désolé que tu n’aies pas pu passer lui rendre visite plus souvent depuis la rentrée mais il y a tout un tas de formalités à remplir les premiers mois, je n’aurais jamais imaginé ça. Ce sera plus calme au deuxième trimestre, j’espère que tu viendras.

Les hôtes se succédèrent le soir et le lendemain et la grande maison assura bientôt sa véritable fonction de demeure familiale. Les plus attendus furent sans nul doute sa grand-mère Ginny ainsi que sa tante Chang’E, son oncle James et leurs deux filles. Ginny avait passé près de quatre mois en Chine, chez James et sa belle-famille, à découvrir le continent. Elle avait entre autres choses passé beaucoup de temps à étudier les us et coutumes des écoles de magie asiatiques et à nouer des relations avec elles en vue d’un rapprochement avec les écoles européennes. L’idée avait été initiée par Harry lorsque leur première petite fille, Celia, avait fait son entrée dans l’une d’elles, sept ans plus tôt.

Une partie de la famille de Chang’E avait été invitée à revenir avec Ginny pour découvrir à son tour la façon de vivre de ce côté du globe, sorcière ou non. Se trouvaient ainsi les parents de Chang’E, que tous avaient déjà rencontrés en diverses occasions, mais aussi son unique sœur et son mari, ainsi que leur bébé, âgé d’un peu moins d’un an. Comme sa tante, tous étaient moldus et allèrent de surprises en surprises tout au long de leur séjour. Pendant le dîner, Harry fit même remarquer qu’il y avait presque autant de moldus que de sorciers réunis sous ce toit et que c’était une chose inédite. Le regard noir que lança alors son père à son grand-père n’échappa pas à Eileen.

L’arrivée de l’oncle Albus et de la tante Alice donna encore lieu à des retrouvailles qui firent chaud aux cœurs. Puis les quelques jours qui les séparaient encore de Noël furent mis à profit pour les préparatifs de la fête. Certains s’affairèrent en cuisine pendant que les autres décoraient chaque recoin de la maison, sous les yeux ébahis de la belle-famille d’oncle James. Ginny organisa une grande sortie shopping sur le Chemin de Traverse et Eileen s’étonna un peu en voyant la sœur de Chang’E revenir avec un gros chat gris, qui s’avéra être un Fléreur mais songea qu’il n’y avait pas à s’inquiéter pour l’animal puisqu’il ne manifestait aucune crainte envers ses nouveaux maîtres.

Le jour du réveillon, Harry rentra avec un sapin si grand qu’ils durent s’y mettre à trois, ses fils et lui, pour réussir à l’extirper de la cheminée. L’arbre finissait tout juste d’être décoré lorsque les derniers invités, William et Andrew, firent une entrée remarquée, apparaissant ensemble dans l’âtre, coiffés chacun d’un bonnet péruvien multicolore.

Eileen avait toujours été plus proche de ses cousins que de ses cousines peut être à cause de leur éloignement géographique et culturel, ou parce que la différence d’âge se ressentait plus entre filles qu’avec les garçons. Ce fut encore le cas cette fois-ci, même s’il arriva que les jumeaux la délaissent en quelques occasions lorsqu’il y avait une sortie improvisée « entre grands ». Après s’en être un peu formalisée, Eileen se résolut à se faire discrète en proposant son aide aux adultes comme elle le pouvait.

Une personne se tenait plus encore en retrait de l’effervescence générale. Son père passait en effet la majeure partie de ses journées à son travail et lorsqu’il se joignait à eux, il affichait cet air distant qu’Eileen lui avait toujours connu en présence de la famille Potter. Elle n’avait jamais vraiment réfléchi aux causes réelles de cette attitude, l’ayant mise sur le compte de sa différence de statut entre sa belle-famille sorcière et lui, privé de ses pouvoirs magiques. À cela s’ajoutait sans doute les habituelles mises en boîte de son grand-père, qu’Eileen avait longtemps prises à la rigolade mais dont la teneur lui apparaissait un peu plus clairement maintenant qu’elle était plus âgée.
Elle avait d’ailleurs surpris une conversation entre ses parents durant laquelle sa mère tentait de relativiser les choses à sa manière, prétendant que la situation était normale et qu’elle serait certainement identique entre elle et sa mère à lui si ses parents étaient encore en vie.

Non, la véritable ombre au tableau, pour Eileen, fut que son « cauchemar d’avant » persistait la nuit. Elle s’estima pourtant heureuse, dans son malheur, que les pleurs du bébé de la sœur de Chang’E, dans la chambre mitoyenne à celle qu’elle partageait avec Celia et Anna, couvrit deux fois sur trois ses réveils nocturnes. Mais la situation n’en demeurait pas moins préoccupante si bien qu’elle chargea Moon de porter un message à Zoe pour lui en faire part.

Au matin de Noël, une montagne de cadeaux s’entassait sous le sapin. Il y eut encore beaucoup de joie et beaucoup de rires. Dans l’après-midi, alors que les adultes s’accordaient une petite sieste réparatrice, Willy et Andy prirent Eileen à part pour lui offrir un cadeau supplémentaire.

- Qu’est-ce que c’est ? demanda-t-elle en dépliant avec circonspection un vieux parchemin abîmé, vierge de toute inscription.

- La carte du Maraudeur, claironnèrent-ils en chœur.

Willy effleura ensuite le parchemin du bout de sa baguette tandis qu’Andy déclarait :

- Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.

À ces paroles, des petits traits apparurent à la surface du parchemin pour former une sorte de quadrillage et les mots suivants se dessinèrent à l’encre verte dans la partie du haut :

Messieurs Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue
Spécialistes en assistance
Aux Maniganceurs de Mauvais Coups
Sont fiers de vous présenter
La Carte du Maraudeur

En examinant de plus près les dessins, Eileen ne tarda pas à comprendre qu’il s’agissait d’un plan de Poudlard, dépendances y comprises. Elle mit tout aussi peu de temps à s’apercevoir que des petits points surmontés d’un nom parsemaient les lieux, certains en mouvement.

- Ça alors ! fit-elle ébahie. Cette carte montre en temps réel où se trouvent tous les occupants du château !

- Ainsi que tous les passages secrets, ajouta Andy, une lueur espiègle traversant ses yeux verts.

- Mais qui sont Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue ?

- Étaient, corrigea Willy avant d’expliquer à Eileen l’histoire qu’il tenait directement de leur grand-père et de lui montrer comment désactiver la carte.

- Wouah, en resta-t-elle pantoise. Et pourquoi vous voulez me la donner ?

- Parce qu’elle ne nous sert plus à rien et que comme Celia et Anna étudient en Chine, elle te revient.

- Considère ça comme un héritage, conclurent-ils ensemble d’un ton faussement solennel.

- Mouais, minauda Eileen. Pour me passer le relais de vos retenues, oui ! Vous oubliez que je suis chez Serdaigle et non chez Gryffondor.

Elle leva alors le menton en exagérant bien sa mimique hautaine avant de suivre ses cousins dans leur éclat de rire.

Le reste du jour de Noël se déroula paisiblement. La neige tombait à gros flocons dehors et, à l’intérieur de la maison surchauffée, on s’adonna à différents jeux de société. James les initia ainsi au mah-jong version sorcier.

Pour la première fois des vacances, Ellis demeura la journée entière parmi eux. Il passa le plus clair de son temps installé dans l’un des fauteuils du salon à parcourir des journaux ou certains des livres qu’il avait reçus en cadeau et ne levait le nez pour participer aux conversations que lorsqu’on le sollicitait (ou l’aiguillonnait, quant il s’agissait de Harry).

- Qu’est-ce que tu lis ? vint lui demander Eileen en prenant place sur l’accoudoir de son fauteuil.

- Rien de très passionnant pour qui n’est pas féru de potions, répondit-il en refermant l’ouvrage. Il s’agit d’une toute nouvelle mise à jour d’un répertoire des substances animales et végétales que l’on peut trouver en Amérique Latine. Ce sont tes cousins qui me l’ont rapporté.

- Oh, fit-elle alors en observant le livre et en s’efforçant de trouver ça intéressant.

Il y avait sur la couverture une débauche de couleurs et de dessins qui formait un curieux patchwork de plantes et d’animaux bizarres au milieu desquels le nom de l‘auteur – Luna Scamander - se détachait en lettres jaunes dorées d’un assez mauvais goût. La petite grimace que fit Eileen eut la faculté de faire sourire son père lorsqu’il ajouta qu’il l’avait pourtant prévenue.

Les jours qui suivirent les festivités s’étirèrent. Il y eut bien encore quelques sorties touristiques mais Eileen connaissait déjà tous ces lieux, moldus comme exclusivement sorciers, et commença à rechigner de devoir toujours accompagner les adultes alors que ses cousins en étaient dispensés.
L’idée de demander la permission à ses parents d’aller passer un jour ou deux à Oxford pour visiter Zoe lui traversa bien l’esprit mais comme les deux amies n’en avaient pas discuté au préalable et que le courrier qu’elle lui avait adressé restait à ce jour sans réponse, elle ne la mit pas à exécution. Elle se promit néanmoins d’évoquer la chose avec Zoe pour les vacances suivantes.

L’avant veille de la rentrée, n’y tenant plus, elle demanda à son père si elle pouvait passer la journée du lendemain avec lui, à son travail. Elle usa de toute sa conviction de petite fille pour ce faire, en promettant qu’elle se ferait la plus discrète possible et ne le dérangerait pas.

- C’est un peu comme les livres que je lis ici, trouva-t-il pourtant à objecter, tu risques surtout de t’ennuyer.

- Mais je pourrais voir comment tu travailles, ce sera plus concret pour moi maintenant que j’apprends la préparation des potions à Poudlard. Et puis je pourrais peut-être avancer mon devoir sur les ingrédients d’origine minérale par la même occasion.

Son père semblait séduit par l’idée mais ne l’accepta officiellement qu’au moment où Eileen ajouta qu’elle en avait surtout assez de passer ses journées entières dans l’agitation familiale.

- Bien. Dans ce cas, tiens-toi prête demain matin aux aurores.

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Hermy le Lun 13 Déc - 8:21

Je n'ai pas le temps de faire une review digne de ce nom mais juste en passant, que sont devenus Hermione, les frères Weasley, Teddy et les autres? On ne les voit plus.

A bientôt pour de plus longues remarques.

Hermy
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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Syrinx le Lun 13 Déc - 15:00

J'avoue que je suis perdue dans l'arbre généalogique. Il va falloir que je reprenne ce chapitre un peu mieux et surtout en ayant relu le chapitre qui traite du sujet dans la précédente partie. C'est lequel ?

Sinon pas grand chose à dire, à part que je suis contente de revoir la carte du maraudeur et qu'il me tarde de voir où travaille Ellis (et ce qu'Eileen va en penser)

bonne continuation

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Apsara le Lun 13 Déc - 21:52

J'avoue que je suis perdue dans l'arbre généalogique.
Ca y est : je m'en suis fait un pour m'y retrouver !
Un grand plaisir : retrouver une paire de jumeaux facétieux et la carte du maraudeur !
Luna Scamander
scratch J'ai un trou, là : qui est-ce donc ? Le nom me dit quelque chose, mais quoi ?
À cela s’ajoutait sans doute les habituelles mises en boîte de son grand-père
Là,j'ai un peu de mal à imaginer un Harry moqueur, même s'il ignore la véritable identité de Ellis...
Comme Syrinx, j'ai hâte de retrouver ce dernier plus libre de s'exprimer qu'au sein de la "tribu" Potter !

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Luna Pensive le Lun 13 Déc - 22:30

Lu hier soir pour m'endormir.
Ai-je été impressionné par les cauchemars revenus d'Eileen ? Je crois que je me demandais pourquoi ils étaient revenus - en dehors de l'absence de Zoë, et j'ai dû m'endormir sur cette question.
Résultat un rêve vraiment fort, genre "blocage de mes quatre ans, le retour déguisé". Qui m'a beaucoup appris : merci, Eileen Wink

Quant à l'épisode lui-même !
Je m'y retrouve à peu près dans l'arbre généalogique. C'est juste celui d'Ellis que j'ai perdu en route !

Eileen m'a semblé de nouveau solitaire dans cet éposode (comme à son arrivée à Poudlard), et j'ai cherché à mieux comprendre ses motivations :
Une bouffée d’affolement la saisit soudain à la perspective de ce qui pourrait se produire lorsque ses deux cousines seraient là.
Affolement, le mot est fort.
Eileen me semble décidément solitaire, malgré les cousins. A part les explications qu'elle donne, je me demande si elle se sent différente des autres filles. Elle ne semble pas très proche de sa mère non plus, ou pas en confiance ? elle ne saisit pas l'occasion de lui parler le matin du 1er jour.
Une personne se tenait plus encore en retrait de l’effervescence générale
. Elle se tient en retrait : comme son père.
Je ne la saisis pas très clairement dans l'épisode avec ses cousins :
- Mouais, minauda Eileen. Pour me passer le relais de vos retenues, oui ! Vous oubliez que je suis chez Serdaigle et non chez Gryffondor.
Elle leva alors le menton en exagérant bien sa mimique hautaine avant de suivre ses cousins dans leur éclat de rire.
Elle s'inquiète aussi beaucoup :
(elle)songea qu’il n’y avait pas à s’inquiéter pour l’animal puisqu’il ne manifestait aucune crainte envers ses nouveaux maîtres.
C'est donc qu'elle a songé à s'inquiéter !
(A ce propos, reverra-t-on le gros chat gris-Fléreur ? Ou bien va-t-il partir avec la sœur de Chang’E pour la Chine ? J'aimerais bien qu'il glisse quelque chose à Eileen pendant leur séjour commun square Grimmaurd.)

Bon je vois que je cherche à cerner le personnage d'Eileen ! ça va encore l'inquiéter...


PS pour Apsara :
Luna Scamander : Luna Lovegood a épousé un neveu de Newton (?) Scamander , le naturaliste auteur des Bêtes fantastiques (d'après JKR en tout cas). Content
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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Nausicaa le Lun 13 Déc - 22:33

Anonymous a écrit:Je n'ai pas le temps de faire une review digne de ce nom mais juste en passant, que sont devenus Hermione, les frères Weasley, Teddy et les autres? On ne les voit plus.
Euh... Tu vas me taper si je réponds qu'ils vivent leur vie à eux, sans être forcément collés à celle de Harry ?...

Syrinx a écrit:J'avoue que je suis perdue dans l'arbre généalogique. Il va falloir que je reprenne ce chapitre un peu mieux et surtout en ayant relu le chapitre qui traite du sujet dans la précédente partie. C'est lequel ?
Apsara a écrit:Ca y est : je m'en suis fait un pour m'y retrouver !
L'arbre n'était pas très très haut dans la partie précédente. À part James qui fréquentait déjà Chang'E. Sinon, c'est assez simple en ce qui concerne les nouvelles branches :
- James est avec Chang'E et ils ont deux filles, Celia et Anna (18 et 15 ans).
- Albus est avec une certaine Alice et ils ont effectivement des jumeaux (aux yeux verts ! ^^), Andrew et William, 18 ans.
- Et Lily avec Ellis. Puis Eileen, 11 ans (donc).


Luna Scamander
J'ai un trou, là : qui est-ce donc ? Le nom me dit quelque chose, mais quoi ?
Luna, c'est Luna. Elle est mariée avec Rolf Scamander (le petit-fils de Newt, l'auteur du livre Vie et habitat des animaux fantastiques). Et ça c'est pas moi qui l'ai inventé, ça au moins).


À cela s’ajoutait sans doute les habituelles mises en boîte de son grand-père
Là, j'ai un peu de mal à imaginer un Harry moqueur, même s'il ignore la véritable identité de Ellis...
Ah bon ? Non, moi je le vois vraiment prendre sa petite revanche, qu'il sache ou non, pour Ellis, d'ailleurs. Il doit de toute façon tellement ressembler à Rogue que je vois mal Harry pouvoir résister à ce petit plaisir. (D'ailleurs même en faisant fi de toute assimilation à Rogue, Ellis est son gendre, alors rien que pour ça... Laughing ).

Bisou à toutes !



EDIT : Oups, posts croisés avec celui de Luna (pas Scamander !). Je réponds plus bas (ou plus tard).

Luna Pensive a écrit:Résultat un rêve vraiment fort, genre "blocage de mes quatre ans, le retour déguisé". Qui m'a beaucoup appris : merci, Eileen Wink
Ah !?! Content

Je m'y retrouve à peu près dans l'arbre généalogique. C'est juste celui d'Ellis que j'ai perdu en route !
Rassure-toi, lui aussi, il l'a perdu en route ! (Mais si tu as besoin d'un petit topo, je peux te passer ça par MP, ou pas... Comme je le disais l'autre fois, la fic peut aussi se lire sans ça et se découvrir sous un nouvel angle. Enfin, c'est toi qui choises Wink ).

Eileen me semble décidément solitaire, malgré les cousins. A part les explications qu'elle donne, je me demande si elle se sent différente des autres filles. Elle ne semble pas très proche de sa mère non plus, ou pas en confiance ? elle ne saisit pas l'occasion de lui parler le matin du 1er jour.
Exact (qui vaut pour toutes les remarques). C'est bien que tu utilises le verbe "semble"... On en reparlera plus tard.

Je ne la saisis pas très clairement dans l'épisode avec ses cousins :
- Mouais, minauda Eileen. Pour me passer le relais de vos retenues, oui ! Vous oubliez que je suis chez Serdaigle et non chez Gryffondor.
Elle leva alors le menton en exagérant bien sa mimique hautaine avant de suivre ses cousins dans leur éclat de rire.
Tu veux dire qu'elle ne se ressemble pas ? (J'ai dû faire une "rechute Lily" en écrivant ce passage. ^^). Disons que si on part du principe que les Gryffondor n'ont pas froid aux yeux (et sont enclins à tenter même les bêtises) les Serdaigle seraient eux, plus sages... Ce que l'attitude d'Eileen ne montre effectivement pas. C'est compliqué, hein ?! tongue

Elle s'inquiète aussi beaucoup :
(elle)songea qu’il n’y avait pas à s’inquiéter pour l’animal puisqu’il ne manifestait aucune crainte envers ses nouveaux maîtres.
C'est donc qu'elle a songé à s'inquiéter !
(A ce propos, reverra-t-on le gros chat gris-Fléreur ? Ou bien va-t-il partir avec la sœur de Chang’E pour la Chine ? J'aimerais bien qu'il glisse quelque chose à Eileen pendant leur séjour commun square Grimmaurd.)
Han... J'espère que toi non plus tu ne me taperas pas...

Bon je vois que je cherche à cerner le personnage d'Eileen ! ça va encore l'inquiéter...
Et comment ! Razz

Allez, faites de beaux rêves ! Bisou


Dernière édition par Nausicaa le Lun 13 Déc - 23:01, édité 5 fois (Raison : Posts croisés avec Luna pas Scamander ^^)

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Luna Pensive le Lun 13 Déc - 23:10

Luna pas Scamander a écrit:(A ce propos, reverra-t-on le gros chat gris-Fléreur ? Ou bien va-t-il partir avec la sœur de Chang’E pour la Chine ? J'aimerais bien qu'il glisse quelque chose à Eileen pendant leur séjour commun square Grimmaurd.)
Nau a écrit: Han... J'espère que toi non plus tu ne me taperas pas...
Tu veux dire que tu mijotes vraiment quelque chose avec ce Fléreur innocent ? (à la chinoise... brr ce qu'ls font des chats par là bas Evil or Very Mad )

Luna pas Scamander a écrit:Je ne la saisis pas très clairement dans l'épisode avec ses cousins :
- Mouais, minauda Eileen. Pour me passer le relais de vos retenues, oui ! Vous oubliez que je suis chez Serdaigle et non chez Gryffondor.
Elle leva alors le menton en exagérant bien sa mimique hautaine avant de suivre ses cousins dans leur éclat de rire.
Nau a écrit:Tu veux dire qu'elle ne se ressemble pas ? (J'ai dû faire une "rechute Lily" en écrivant ce passage. ^^). Disons que si on part du principe que les Gryffondor n'ont pas froid aux yeux (et sont enclins à tenter même les bêtises) les Serdaigle seraient eux, plus sages... Ce que l'attitude d'Eileen ne montre effectivement pas. C'est compliqué, hein ?! :tongue
Il semblerait que ce soit pluscompliqué que ça en avait déjà l'air !!


Dernière édition par Luna Pensive le Lun 13 Déc - 23:14, édité 1 fois (Raison : pas fini)
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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Nausicaa le Lun 13 Déc - 23:17

Luna Pensive a écrit:Tu veux dire que tu mijotes vraiment quelque chose avec ce Fléreur innocent ? (à la chinoise... brr)
Razz LOL ! Justement pas. (J'laisse ça à ALF !)

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Apsara le Mar 14 Déc - 9:07

Je reprends ce que j'ai écrit dans le sujet sur ton autre fic., Nau. :
Quand j'ai lu "fléreur", je me suis un instant demandé si...mais non, il n'est pas blanc comme un souffle de neige...
Et merci pour les précisions sur l'arbre . Il est vrai qu'il n'est pas haut mais assez large. Précieux, les âges des cousines eurasiennes, que je n'avais pas repérés.merchi
Au sujet de la solitude d'Eileen, je dirais bien qu'elle semble avoir hérité de la misanthropie paternelle mais l'auteur de cette fic. va encore me dire que rien n'est inné .... sifflote

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Nausicaa le Mar 14 Déc - 10:07

Apsara a écrit:Au sujet de la solitude d'Eileen, je dirais bien qu'elle semble avoir hérité de la misanthropie paternelle mais l'auteur de cette fic. va encore me dire que rien n'est inné .... sifflote
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Nan mais vous la trouvez si solitaire que ça ?... Misanthrope c'est fort quand même... confused Qu'elle soit seule de par le fait qu'elle n'ait pas de frère ni de sœur, OK mais ça n'est pas une asociale non plus. Dans le premier chapitre, elle discute aisément avec les autres élèves de Poudlard (sans même se prendre trop la tête sur son "patrimoine Potterien"). Enfin, merci de me faire remonter comme ça vos impressions, il va falloir que j'en tienne compte par la suite. Content

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Apsara le Mar 14 Déc - 10:32

C'est surtout, comme le dit Luna, dans ses rapports avec ses cousins.
pas de frère ni de sœur
Donc excellente raison pour ne pas perdre une miettte de la présence des cousins !
Au lieu de ça, elle souhaite partir avec son père...
Misanthrope c'est fort quand même...
J'aurais dû nuancer: sur une base de misanthropie paternelle, elle semble vite lassée par les grandes assemblées...Ca va ?

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le personnage/caractère d'Eileen

Message par Luna Pensive le Mar 14 Déc - 10:44

Nausicaa a écrit:Qu'elle soit seule de par le fait qu'elle n'ait pas de frère ni de sœur, OK
Etre solitaire n'est pas forcément une question de frère et soeur.
Nausicaa a écrit:Dans le premier chapitre, elle discute aisément avec les autres élèves de Poudlard
Oui elle discute avec les autres dans le 1er chapitre, mais mon impression est qu'elle qu'elle n'était pas à l'aise. Qu'il y avait ... je ne sais pas comment dire, un écart - qu'elle mettait (sans le savoir).
J'ai l'impression qu'elle se sent différente. Et je mettais ça sur le compte de ses cauchemars.
Mais à la voir en famille dans ce dernier chapitre, je me dis que c'est peut-être autre chose.
Maintenant, si en tant qu'auteur tu dis que non...
A moins que tu nous répondes en tant que contre revieweuse satisfait Cool (je ressors de la partie I et II !)

post croisé avec Apsara ci dessous :
Apsara a écrit:sur une base de misanthropie paternelle, elle semble vite lassée par les grandes assemblées...
Ou au moins, pas attirée, disons (l'auteur nous le dit, quand même sifflote )
Mais même concernant les relations à deux, sa relation avec sa mère m'intrigue. Et celle avec Zoé n'a pas été si simple. (Là je devrais relire).

Peut-être que ce sont aussi des traits Serdaigle, ils seraient portés d'abord sur l'étude, la création solitaire, et l'introspection ?
Je les imagine mal faisant des fêtes endiablées dans la Tour Serdaigle ; et chez JKR on ne les voit pas agir très "collectif " : Par exemple ils n'ont pas eu l'idée de mutualiser leurs recherches de la tiare, ni leurs connaissances de la salle sur demande ....


Dernière édition par Luna Pensive le Mar 14 Déc - 10:46, édité 1 fois (Raison : dyslex)
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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Nausicaa le Mar 14 Déc - 12:22

Je réfléchis, je réfléchis... drunken
(Oui, c'est pas très normal que ça fasse des bulles quand je réfléchis mais bon...).

Luna a écrit:Etre solitaire n'est pas forcément une question de frère et soeur.
On est bien d'accord...

Apsara a écrit:Donc excellente raison pour ne pas perdre une miettte de la présence des cousins !
Au lieu de ça, elle souhaite partir avec son père...
Non, ça a dû mal passer à l'écrit mais Eileen cherchait la compagnie des grands cousins, seulement les sorties "entre grands" lui étaient interdites. D'où son impression de se sentir un peu laissée de côté et son envie d'aller voir ailleurs...

Mais je suis aussi d'accord avec Luna là-dessus :
Mais même concernant les relations à deux, sa relation avec sa mère m'intrigue. Et celle avec Zoé n'a pas été si simple.
Donc, je continue de m'interroger....

On verra bien ce qui finit par éclater des ces petites bulles...
A moins que tu nous répondes en tant que contre revieweuse
... ou pas !
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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Hermy le Mer 15 Déc - 4:28

Euh... Tu vas me taper si je réponds qu'ils vivent leur vie à eux, sans être forcément collés à celle de Harry ?...

Je vais me retenir cette fois-ci Twisted Evil
Mais je trouve quand même un peu étrange que Ginny ne rende pas au moins visite à quelques un de ses frères pendant les fêtes et que Harry ne fasse pas de même pour son filleul.

Hermy
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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Nausicaa le Mer 15 Déc - 6:39

Hermy a écrit:Mais je trouve quand même un peu étrange que Ginny ne rende pas au moins visite à quelques un de ses frères pendant les fêtes et que Harry ne fasse pas de même pour son filleul.
Remarque très judicieuse. Content Il faudra que je tente de glisser ça dans le texte (sans pour autant que nous fassions la visite avec eux).

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par rita s le Jeu 23 Déc - 19:40

Ouuuuuuuuuuuulalalalala j'ai vraiment du retard...Bon bah du coup j'ai lu les 3 derniers chapitres d'une traite !

=> le deuxième est vraiment bien (on entend parler du cauchemar pour la première fois donc ça va...), mais ensuite c'est un peu long. Je rejoins les autres sur l'impression que donne Eileen d'être solitaire, un peu renfermée... Ce qui me frustre en fait, c'est qu'elle a 11 ans, mais aucune fantaisie, j'ai l'impression que c'est une adulte qui s'exprime (et surtout, dans le chapitre 2, ça se sentait tellement que c'était une mordue des rêves qui s'est énormément renseignée sur le sujet qui tirait les ficelles... Et non pas une petite fille un peu dépassée par les évènement ! Razz ).

Mais bref, revenons sur le fait que Eileen a onze ans et n'est qu'en première année à Poudlard...Elle ne nous dit absolument RIEN sur ce qui se passe en dehors du dortoir ! Rien sur les cours, rien sur les profs, rien sur toutes les bizarreries qui devraient l'interpeller.. EN fait (c'est bête à dire) mais tes chapitres sont tellement focalisés sur l'essentiel de l'intrigue (les cauchemars et la façon dont ils changent) qu'on en vient à regretter un peu de futilités pour délayer le tout. Neutral Ca permettrait de nous détacher un peu des cauchemars pour mieux y revenir, parce que là, en un semestre complet, Eileen a l'air de ne se concentrer que sur ça non-stop (même si ce n'est pas le cas, évidemment, mais entre deux gros paragraphes où elle parle de ses cauchemars, il n'y a une petite transition genre "cela faisait quelques temps qu'elle n'en faisait plus" et après on rempile !).

=> Sinon, j'aime bien le double mix des cultures Sorcier/Moldu + Europe/Asie avec la famille Chang'E (mais par contre quelqu'un pourrait m'expliquer comment prononcer Chang'E lol ? Je lis "tchangu'i" mais je ne suis pas sûr !).

=> Déception pour les jumeaux (dont je ne me rappelle déjà plus les noms qui finissent en "y"..... )J'aurais vraiment préféré avoir affaire à des jumelles ! (parce que là c'est vraiment trop copié collé...Et puis pour continuer l'alternance des sexes qu'il y avait déjà entre le trio de la saga de JKR et ton trio qui n'est qu'un duo pour le moment...)

Je continue plus tard la review ! Razz

rita s
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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Nausicaa le Ven 24 Déc - 8:22

Rapidos en passant...



rita s a écrit:elle a 11 ans, mais aucune fantaisie
Tout juste, Auguste ! Comme je l'évoquais plus avant, c'est un de mes gros gros problèmes dans cette partie de l'histoire. Mais je me demande s'il n'y a pas une explication cependant... scratch Enfin, on verra (et moi avec !).

tes chapitres sont tellement focalisés sur l'essentiel de l'intrigue
Là encore tu as tout à fait raison. Je n'arrête pas de me faire la remarque à moi-même. Sauf que le rêve n'est pas l'essentiel de l'intrigue (si si) et que si je me mettais à développer la vie d'Eileen autour de ça aussi, je pense que je terminerai ma fic en 2015 ou pas loin... (Mais, ça n'est pas une excuse, je vous l'accorde... Neutral Du coup je crois qu'il va falloir que vous fassiez avec Embarassed ).

Sinon, tu peux trouver la prononciation de Chang'E en suivant le lien Wiki... (Qui s'affiche parce que les liens avec apostrophe ne plaisent pas au forum).

Bisou

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Rita Skeeter le Lun 27 Déc - 0:57

Continuation de la critication !

(enfin plutôt les suppositions en fait) = on n'a pas beaucoup vu Harry jusqu'à présent, il ne savait rien des rêves d'Eileen et làààà ... on sent qu'il va bientôt entrer en scène le papy ^^. Surtout que Eileen a l'air assez proche mentalement/émotionellement/psychiquement/philosophiquement/ect d'Harry, donc il serait plus à même de la comprendre et de la conseiller que ses parents..?

Sinon, bah je pensais que le premier de la classe allait avoir au moins une ou deux lignes pour lui dans les chapitres pour rappeler sa présence quoi (et éviter que son hypothétique importance qui, toujours hypothétiquement, arrivera bientôt, ne tombe comme un cheveux dans la soupe ! En fait c'est un peu de ça que je voulais parler quand j'ai dis que la fic se focalisait un peu trop sur l'essentiel-de-l'action-à-un-instant-T. Je sais que je ne devrais pas du tout faire ça, mais c'est toujours par rapport à la comparaison que j'avais fais dans la première critique entre le (peut-être) trio de ta fic, et le trio de JKR dans le tome 1 : Hermione n'était pas importante pendant les...11 premiers chapitres un truc comme ça, mais il y avait toujours son nom de cité par ci par là, pour dire qu'il n'y avait qu'elle qui avait réussis à jeter un sort pendant un cour ect... Ca préparait le terrain. Alors bon après ptètre que je me gourre complètement, et que le terrain tu l'as préparé pour autre chose et que je n'ai rien vu mais que je dirai "ah mais ouibiensûr !!" en temps voulu ^^

Je sens que le prochain chapitre va apporter quelques infos utiles en tout cas ... Twisted Evil Mon radar à chapitre important s'allume !
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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Nausicaa le Lun 27 Déc - 9:50

Rita Skeeter a écrit:(enfin plutôt les suppositions en fait)
(Cool. Comme ça je n'ai pas à répondre vraiment ! Wink )

Je sens que le prochain chapitre va apporter quelques infos utiles en tout cas ... Twisted Evil Mon radar à chapitre important s'allume !
Important, on verra... Rolling Eyes Long, en tout cas, oui. Et du coup j'hésite à le couper ou à le déposer tel quel (parce que vous le valez bien et que ça fait un moment que j'aurais dû poster). Enfin, bon, il faudrait d'abord que je réussisse à trouver le temps de le faire relire... sifflote

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Nausicaa le Ven 14 Jan - 16:21

Voici le nouveau chapitre (non découpé, donc).
Bonne lecture ! study





******* CHAPITRE 5 : PÈRES *******




Il s’en fallut de peu, le lendemain matin, pour qu’Eileen ne manque son départ pour Ste Mangouste. Elle dévala les étages en chemise de nuit et trouva ses parents dans la cuisine. À l’heure qu’il était, personne d’autre dans la maison n’était encore levé.

- J’ai eu du mal à me réveiller, s’excusa-t-elle entre deux grandes goulées de lait. Le bébé a encore beaucoup pleuré cette nuit. J’ai eu peur que tu sois déjà parti.

Son père avait terminé de déjeuner et faisait jouer machinalement ses doigts sur la table avec une pièce d’argent. Il échangea un regard fermé avec Lily, assise près de lui, puis revint sur Eileen en déclarant calmement :

- Je suis désolé mais je dois avoir quitté les lieux d’ici dix minutes.

- Dix minutes ! s’exclama Eileen en comprenant que l’occasion risquait de lui passer sous le nez. Attends-moi, s’il te plaît, je me dépêche !

Elle engloutit le restant du toast dans lequel elle venait de mordre et se précipita à nouveau dans les escaliers. Sa mère eut la bonne idée de la suivre et l’aida à gagner du temps en utilisant la méthode sorcière pour l’habiller.

- Pourquoi est-ce que Papa n’emprunte pas le réseau de Cheminées ? s’enquit-elle en ajustant à la va vite les vêtements moldus qui venaient d’apparaître sur elle. Chez nous c’est impossible mais ici l’âtre est bien assez grand pour qu’il puisse l’utiliser.

- Tu sais très bien que ça n’est pas sa tasse de thé, répondit doucement Lily. Je me suis même proposée de transplaner avec vous jusqu’à l’hôpital mais tu le connais, il rechigne à utiliser la magie y compris lorsqu’il n’est pas nécessaire de la pratiquer.

Le cœur d’Eileen se serra à ces mots. Du haut de ses onze ans, elle avait assez de mal à comprendre la résignation de son père à ne plus vouloir se confronter à la magie qui lui faisait depuis longtemps défaut. De son côté, sa mère ne souhaita rien ajouter non plus.

Lorsque toutes deux réapparurent dans le hall d’entrée, Ellis se tenait prêt à partir, la main sur la clenche de la porte, immobile dans son long manteau noir descendant quasiment jusqu’au sol. Il suivit Eileen du regard tandis qu’elle attrapait le sien et l’enfilait en hâte puis ouvrit la porte. Un souffle glacé s’insinua dans le couloir. Lily embrassa son mari avant de passer une grosse écharpe autour du cou de sa fille et de leur souhaiter une bonne journée.

- Je n’ai pas eu le temps de nourrir Moon ! réalisa Eileen sur le pallier.

- Ne t’inquiète pas, je m’en occupe, assura sa mère en lui faisant signe de se dépêcher de rejoindre son père, déjà en bas des marches du perron.

Le jour n’était pas encore levé et la lumière électrique de la rue endormie donnait une teinte surnaturelle aux trottoirs masqués de blanc. La neige avait cessé de tomber et cédait maintenant la place à un vent sec et mordant. Eileen dut presser le pas pour rattraper Ellis qui s’était mis en marche sans l’attendre, le regard droit devant, les pans de son manteau virevoltant derrière lui. Elle s’en voulut de pouvoir être la cause de cette soudaine distance.

Lorsqu’elle réussit à caler ses pas sur les siens, elle chercha ses gants au fond de ses poches et les enfila en regrettant de ne pas avoir emporté son bonnet tant le froid lui cinglait le visage. Elle hésita quelques secondes en songeant qu’elle était peut-être à présent trop âgée pour cela, puis attrapa la main de son père. Ellis la lui donna gracieusement et le sourire calme qu’il lui adressa alors dissipa ses craintes. Ils avancèrent ainsi à vive allure en laissant le soin au vent qui éparpillait la poudreuse soulevée par leurs bottes de meubler leur silence dans un sifflement aigu.

Eileen commençait à manquer de souffle en arrivant à la station de taxis, seulement cinq rues derrière le Square Grimmaurd. Le chauffage lui pinça le nez et les oreilles lorsqu’ils montèrent à l’arrière d’une des voitures stationnées le long du trottoir. Ellis communiqua l’adresse de leur course au chauffeur sur un ton qui ne laissa aucun doute sur ses intentions d’entamer la conversation plus avant et Eileen se résolut à mettre cette attitude sur le compte de son empressement à se rendre à l’hôpital. Elle se laissa ensuite distraire par le défilement des bâtiments et des rues engoncés de neige par la fenêtre, sa main toujours dans celle de son père.

Le ronronnement étouffé de la voiture la plongea rapidement dans une douce torpeur de laquelle elle n’émergea qu’au moment où Ellis la lâcha pour fouiller son manteau. Croyant qu’il cherchait son argent afin de payer le chauffeur, Eileen s’étonna de constater qu’ils n’étaient pourtant pas rendus et longeaient tout juste la Tamise, grise et indolente.

- Fatiguée ? demanda doucement Ellis en détournant les yeux de ce qu’il avait ôté de sa poche pour l’observer.

- Un peu, fit-elle étourdie. C’est toujours le problème avec ces vacances-là, on passe plus de temps à s’amuser qu’à se reposer.

Ellis acquiesça avec une moue compréhensive tout en déposant sur l’accoudoir de la banquette la pièce d’argent entrevue plus tôt. C’est alors seulement qu’Eileen reconnut l’objet dont se servait l’hôpital pour contacter en urgence les Guérisseurs de permanence. Bien que magique, le procédé était assez simple : La pièce, frappée d’un caducée sur chacune de ses faces, se mettait à chauffer pour avertir son possesseur, lequel devait alors se rendre immédiatement à Ste Mangouste.

Eileen observa un moment le serpent entortillé autour de son bâton passer d’une face à l’autre jusqu’à ce qu’il cesse complètement de bouger.

- Et tes cauchemars ? continua Ellis. Nous n’en avons plus entendu parler depuis longtemps.

Tant qu’elle avait réussi à garder ça pour elle, Eileen avait préféré ne pas aborder le sujet de ses rêves mais à présent que son père lui posait la question de but en blanc, elle n’avait pas envie de lui mentir.

- Eh bien… répondit-elle en cherchant un peu ses mots, ça c’est nettement arrangé à Poudlard, vous aviez raison. Seulement ça a recommencé depuis que je suis ici…

Un pli soucieux barra le front d’Ellis.

- Pourquoi n’en as-tu rien dit ?

Eileen chercha en vain une excuse valable, pour son père autant que pour elle-même, et se contenta de hausser mollement les épaules sans mot dire, histoire de faire comprendre que ça n’était pas bien important. Ellis la contempla encore quelques secondes avant de récupérer sa pièce sans rien ajouter, puis l’enlaça de son bras. Eileen se blottit alors contre lui et conserva le silence pendant tout le reste du trajet.

L’hôpital Ste Mangouste se situait en plein cœur de la ville et même si Eileen n’y était venue qu’en de rares occasions lorsqu’elle était plus jeune, elle n’eut pas de mal à reconnaître la grande rue bordée de magasins où le taxi les déposa. Dans sa hâte, Ellis oublia de souhaiter en retour une bonne journée au chauffeur en payant sa course et emboita le pas à Eileen pour se mêler à la foule matinale jusqu’à la devanture d’un grand magasin laissé à l’abandon.

Eileen savait que l’hôpital se trouvait à l’intérieur de ce bâtiment de briques rouges qui ne payait pourtant pas de mine, mais s’étonna de ne pas y pénétrer de la même façon que les fois précédentes. Réalisant qu’elle y était toujours venue avec sa mère, elle ne marqua qu’un bref temps d’arrêt devant la vitrine où de vieux mannequins à moitié disloqués se tenaient immobiles dans la poussière puis suivit son père jusqu’à l’angle du magasin. Ils parcoururent encore quelques mètres le long d’une rue adjacente avant de s’arrêter devant une porte cochère non verrouillée qu’Ellis n’hésita pas à pousser malgré le moindre monde qui se trouvait encore ici.

Ils pénétrèrent dans une cour intérieure déserte et puante d’où seul un chat détala en les voyant approcher. Sous le porche qui leur faisait face, se situait une entrée de service, condamnée par de grandes planches près de ce qui ressemblait à un distributeur de boissons moldu tout déglingué. Ellis s’approcha de la machine et y inséra sa pièce spéciale. Une série de cliquetis métalliques se fit alors entendre avant que la pièce ne ressorte en bas du distributeur en tombant par terre sans que rien d’autre ne se produise. Après avoir ramassé la pièce, Ellis posa sa main sur le côté de la machine puis tira le panneau vers lui, révélant un passage étroit entre les briques rouges.

- Entre, la pressa-t-il.

L’ouverture, qui était assez haute pour qu’Eileen la franchisse sans se baisser, aboutissait sur un couloir vide et silencieux, étonnamment lumineux et propre en comparaison de la cour qu’ils laissaient derrière eux. L’odeur caractéristique de l’hôpital raviva à nouveau les souvenirs d’Eileen.

Lorsque le panneau de la machine fut remis en place, nulle trace de porte n’était apparente sur le mur. Un tableau y était suspendu à l’intérieur duquel un vieux sorcier ridé qui portait un monocle les observa, bras croisés comme en colère, avant de lancer :

- Enfin vous voilà ! Ça n’est pas trop tôt !

Ellis ignora royalement le portrait comme tous ceux qu’ils croisèrent encore en avançant dans le couloir.

- Est-ce que cette entrée a été aménagée exprès pour toi ? demanda Eileen sans développer le fond de sa pensée.

- Non, répondit son père avec un sourire un peu pincé. C’est l’entrée qu’empruntent tous les Guérisseurs, pas seulement ceux qui n’ont pas… (Il reprit). Pas seulement moi.

- Oh, fit-elle embarrassée. J’aurais dû me douter que ceux qui travaillaient ici n’entraient pas par le même endroit que les visiteurs.

- Il existe aussi une entrée réservée aux urgences.

Mais Ellis n’eut pas le temps d’en dire plus à propos des urgences. Au bout du couloir, une porte à double battants s’ouvrit à la volée et une petite infirmière replète, vêtue d’une robe vert amande, se précipita vers eux en s’exclamant :

- Merlin soit loué ! Guérisseur Prince, vous êtes là ! Cela doit faire plus d’une heure que j’essaye de vous joindre. Il faudrait faire vérifier votre Cadurgence, j’ai bien peur qu’il ne fonctionne plus correctement.

- Eh bien je suis ici, à présent, répondit Ellis avec une rudesse qu’Eileen ne lui connaissait pas. Et je doute que vous m’ayez fait venir pour me parler du dysfonctionnement de mon matériel.

Il gratifia l’infirmière d’un regard noir qui la laissa clouée sur place et poussa à son tour les battants de la porte d’un geste sec. Eileen osa à peine lever les yeux vers lui lorsqu’il l’invita à nouveau à entrer.

De prime abord désorientée, elle mit un court instant à reconnaître le hall de réception de l’hôpital, envahi de monde et de bruit. Des patients aux allures toutes plus insolites les unes que les autres attendaient leur tour sur des chaises disposées au milieu de la salle tandis que le personnel, vêtu de la tenue réglementaire verte, s’affairait à leur faire remplir les documents nécessaires à leur admission.

Elle suivit son père jusqu’au comptoir qui marquait l’emplacement de l’accueil et derrière lequel une hôtesse était occupée à renseigner les visiteurs tandis que deux infirmières semblaient peiner à classer la pile de parchemins qui s’entassaient à ses côtés.

Il n’échappa pas à Eileen que les trois sorcières ne purent retenir un léger sursaut de panique en voyant approcher Ellis. Chacune sembla aussitôt se concentrer corps et âme sur sa tâche, ne bredouillant qu’un bref « bonjour » lorsque ce dernier se mit à étudier les parchemins sans faire cas d’elles.

Réapparaissant soudain derrière lui, l’infirmière replète prit une grande inspiration avant de déclarer d’un ton presque maîtrisé qu’il était attendu au premier étage. Sa voix chevrota pour de bon lorsqu’Ellis baissa les yeux sur elle, le sourcil irrité dans l’attente de précisions qui mettaient selon lui trop de temps à venir.

Eileen, que la scène avait instinctivement tenue à l’écart, entendit vaguement qu’il s’agissait d’un groupe de randonneurs attaqué pendant la nuit et que les doses du remède dont ils avaient besoin ne se trouvaient pas en quantités suffisantes dans les réserves de l’hôpital.

Son père laissa alors retomber les parchemins sur le comptoir en maugréant que dans le cas présent, il fallait de toute façon que le mélange soit préparé juste avant d’être administré et que toutes les réserves de la Grande-Bretagne n’y feraient absolument rien.

- Le mieux pour toi est de m’attendre ici pendant que je vais constater les dégâts, vint-il alors conseiller à Eileen sur un ton si différent de celui qu’il venait d’employer avec la sorcière que cette dernière sembla en rester stupéfaite. Je ne devrais pas en avoir pour longtemps.

Il déposa un petit baiser sur ses cheveux et passa devant le comptoir à grandes enjambées pour disparaître derrière une autre double porte, la petite sorcière trottinant à sa suite.

Surprenant d’autres regards d’infirmiers ahuris autour d’elle, Eileen se dépêcha de trouver une chaise vide pour y prendre place, très mal à l’aise. Elle attrapa au hasard l’un des magazines éparpillés sur la table basse à côté d’elle et fit semblant de le lire. Lorsqu’elle osa à nouveau relever la tête après de longues minutes, elle fut soulagée de constater que plus personne ne semblait faire attention à elle. Elle reposa alors le vieux numéro de « Sorcières hebdo » sur la table basse et dégrafa doucement son manteau tout en observant la salle comble et son agitation organisée.

Non loin d’elle dans la rangée de sièges, un sorcier dont la tête se trouvait tournée à quatre vingt dix degrés sur son cou répondait aux questions d’une infirmière derrière lui. Juste à côté, une sorcière se massait le cou en rouspétant, ses cheveux formant une curieuse colonne bleue aux allures de tour de Pise.

Eileen pensait avoir passé en revue tous les étranges cas présents lorsqu’une voix familière attira son attention derrière elle. Le professeur Londubat s’entretenait avec la sorcière assise au comptoir d’accueil.

- Je suis désolée, Neville, mais aujourd’hui non plus, ça m’étonnerait fort qu’il puisse te recevoir.

- Je te remercie beaucoup, Phyllis, je reviendrai. Essaye tout de même de lui faire passer le message, si tu le peux. Tu sais où me trouver.

- Comme tu veux, capitula la sorcière en acquiesçant d’un soupir amical.

Tombant alors sur Eileen en se retournant, le professeur Londubat la salua gentiment :

- Miss Prince, comment allez-vous ?

- Bonjour professeur, je vais bien, merci.

- J’espère que vous n’êtes pas ici pour consultation.

- Non, non, confirma Eileen. Je suis venue avec mon père. Je l’attends.

- Dans ce cas nous attendons la même personne, fit-il après une petite hésitation. Que diriez-vous d’allez continuer de l’attendre ensemble dans un endroit plus confortable ? Il y a un salon de thé au dernier étage.

Moins étonnée de la coïncidence de cette rencontre que du fait de réaliser que quelqu’un d’autre qu’elle, ici, avait envie de voir son père, Eileen accepta cordialement l’invitation. Le professeur Londubat fit alors part à la dénommée Phillys de son changement de programme, laquelle lui promit d’en informer le Guérisseur Prince, puis la guida à travers le bâtiment.

Sur leur chemin depuis le hall d’accueil jusqu‘au dernier étage, aucun employé semblait ne pas connaître le professeur Londubat. Certains y allaient d’un respectueux « Monsieur » ou « professeur Londubat » tandis que d’autres n’hésitaient pas à employer un chaleureux « Neville ». Le serveur du salon de thé fit preuve d’originalité avec un distingué « Monsieur Neville » en les accueillant.

Ils prirent place dans un lieu en décalage total avec le reste de l’hôpital, inspirant le calme tant par la chaleur des lumières feutrées que le bourdonnement paisible des clients attablés. Le ventre pratiquement vide, Eileen apprécia le petit déjeuner « hors carte » que le serveur leur proposa, composé de thé, de muffins beurrés et de tranches de fruits frais.

Après avoir échangé quelques banalités sur la météo, les vacances et la rentrée qui se profilait, le professeur Londubat voulut savoir si Eileen était déjà venue souvent à Ste Mangouste.

- Pour accompagner mon père ? Non, c’est la première fois. Je suis déjà venue avec ma mère, à l’occasion de promenades en ville pour passer le saluer, mais c’est tout. Je suis loin de connaître aussi bien les lieux que vous ne le semblez, professeur.

- Oui, avoua-t-il sans se départir de son sourire posé, dire que je connais bien les lieux est un euphémisme !

Il s’enfonça dans son fauteuil et observa un moment de silence. Puis, comme s’il se rendait bien compte de la curiosité d’Eileen, il expliqua la raison de sa familiarité avec Ste Mangouste.

- Je ne savais pas, fit Eileen, confuse, lorsqu’il eut terminé de lui parler de ses parents internés.

- C’est une histoire qui date, reprit le professeur. J’ai préféré la taire pendant de nombreuses années, mais j’ai depuis trouvé la force d’en parler. Au contraire. Il est important que les gens sachent…

Il se perdit encore un peu en pensées pour finir par déclarer, d’une voix atone en se versant une autre tasse de thé :

- Mon père est mort cet été.

- Je suis désolée, ne sut que murmurer Eileen.

- Oh, non, il ne faut pas, lui assura le professeur Londubat en lui proposant de la resservir, ce qu’elle refusa en silence. Mon père est mort guéri. Cette phrase peut sembler paradoxale mais c’est pourtant ce qui s’est passé.

Il reposa la théière, but une longue gorgée de thé puis fixa le contenu de sa tasse d’un regard vague, un petit sourire toujours dessiné sur les lèvres.

- Pendant près de soixante ans, les meilleurs Guérisseurs ont essayé toutes sortes de traitements pour soigner mes parents. Il y avait parfois des progrès mais ils étaient si infimes et de si courte durée que la plupart du temps l’hôpital n’a pas été autre chose pour eux qu’un asile d’aliénés. Puis il y a de cela trois ans, un nouveau Guérisseur s’est penché sur leur cas.

Il releva les yeux et acquiesça à la question muette que formulait Eileen.

- Oui. Il s’agit bien de votre père.

Ce fut au tour d’Eileen de s’adosser à son siège, une étrange chaleur lui montant aux joues.

- Le Guérisseur Prince, poursuivit le professeur Longdubat, a mis au point de nouvelles potions en faisant intervenir des ingrédients aux propriétés encore très peu connues et avec mon approbation, il a tenté d’intégrer ses découvertes au cas médical de mes parents. Cependant, comme cela tenait plus du traitement expérimental que de la thérapie conventionnelle, il a fallu que nous passions une sorte de contrat avec l’hôpital. Le projet a été agréé à la condition de ne porter dans un premier temps que sur un seul des deux patients. Mon père a été choisi parce que nous l’estimions plus en mesure de supporter le traitement de par sa constitution physique.

Les résultats sont apparus sans attendre mais il a fallu encore plus d’un an de mises au point pour que la formule porte pleinement ses fruits et que mon père retrouve toute sa tête. Bien entendu, il ne demeurait que peu de monde parmi les personnes à avoir connu mes parents avant leur attaque pour attester du fait qu’il était devenu à nouveau lui-même. La plupart n’étaient plus en vie et moi… Moi je n’avais qu’un an au moment où c’est arrivé. Mais le simple constat de le voir formuler des phrases et des raisonnements sensés a suffi à confirmer son rétablissement.

Le professeur marqua une pause avant de déclarer, les yeux à nouveau rivés à sa tasse :

- J’ai fait la connaissance de mon père à l’âge de 63 ans. Certainement l’un des plus beaux moments de ma vie…

Puis il s’interrompit à nouveau, plus longuement. Eileen se garda bien d’intervenir tant l’émotion teintait sa voix.

- Nos retrouvailles n’ont hélas pas duré. Quelques semaines seulement après sa sortie de l’hôpital et sans que rien ne le laissa présager, il s’est éteint subitement, durant son sommeil. Et alors que ma mère était sur le point de bénéficier à son tour du traitement, tout a été stoppé.

Ils partagèrent un autre silence.

- Votre père, reprit-il après s’être raclé la gorge, prétend que le traitement est en cause mais c’est un raccourci basé sur sa seule supposition. Dans les faits, rien ne nous permet d’affirmer que la mort de mon père et son traitement puissent être liés.

- C’est pour cette raison que vous tenez tant à le voir ? réussit finalement à demander Eileen. Pour le forcer à réviser son diagnostic ?

- Non. Simplement pour lui faire à nouveau part de mon souhait d’entamer le traitement pour ma mère, malgré ce diagnostic. Même si le lien entre le traitement et la mort de mon père venait à être prouvé, je lui donnerais mon consentement.

Il lui adressa un petit sourire sans joie en déclarant :

- J’imagine que ma décision peut être difficile à comprendre pour quelqu’un d’aussi jeune que vous, mais ces quelques semaines en compagnie de mon véritable père valent au centuple toutes les années que j’ai pu passer près de l’ombre de lui-même… Votre père feint de ne pas le comprendre mais je mettrai le temps qu’il faudra à essayer de le convaincre.

- Et s’il réussissait à trouver une formule plus efficace ? intervint encore Eileen. Un traitement qui n’entraîne aucun effet secondaire ?

- Comme je vous l’ai dit, rien n’a été établi dans ce sens. Le traitement a depuis été testé et révisé par plus d’un Guérisseur et tous s’accordent à dire qu’il ne comporte aucun risque avéré...

Attristée, Eileen n’ajouta rien. Le professeur Londubat s’apprêtait à reprendre une tasse de thé lorsque le serveur vint les informer que le Guérisseur Prince en avait terminé avec ses patients.

- Merci, Tim. Je vais conduire Miss Prince jusqu’à lui. À quel étage se trouve-t-il ?

- Au premier, se chargea de répondre Eileen en ignorant le regard ahuri du serveur à la découverte de son nom. C’est en tout cas là qu’on lui a demandé de se rendre tout à l’heure.

Mais une fois parvenus au premier étage, ils furent informés que le Guérisseur Prince avait quitté les lieux pour retourner se « terrer dans son laboratoire », selon les dires d’une jeune infirmière qui ne se priva pas de manifester son grand soulagement.

- Je me demande vraiment comment vous faites pour arriver à le supporter, professeur Londubat.

Ce dernier la remercia en s’abstenant de répondre et après un bref regard à Eileen, lui fit signe de le suivre encore. Ils descendirent une nouvelle volée de marches tandis que la tristesse d’Eileen se mêlait de plus belles à son incompréhension.

- Vous savez, fit le professeur Londubat lorsqu’ils atteignirent le rez-de-chaussée, votre père a son caractère mais c’est un excellent Guérisseur.

Sa voix se voulait bienveillante, emprunte de sincérité mais comme le visage d’Eileen restait chagriné, il continua :

- Certains patients, lorsqu’ils le peuvent, sont prêts à attendre plusieurs semaines qu’il soit disponible pour prendre en charge leur cas plutôt que d’avoir affaire à l’un de ses confrères.

- Mais est-ce que ces mêmes patients osent venir le consulter une seconde fois après l’avoir rencontré ? se surprit-elle à répliquer aussitôt.

Elle soupira en priant son professeur de ne pas répondre et déclara :

- C’est juste qu’il se comporte ici de façon tellement différente. J’ai eu l’impression de ne pas le reconnaître quand nous sommes arrivés… Vous croyez que c’est à cause de ce qui est arrivé à votre père ?

Ils venaient d’arriver au bas des marches. Le professeur Londubat poussa une porte qui donnait sur un long couloir et s’immobilisa, un peu embarrassé.

- Non. J’avoue l’avoir toujours connu comme ça… Mais je suis content de savoir qu’il peut être une toute autre personne en privé.

Eileen réussit à lui rendre son sourire sans trop se forcer.

- Bien, fit-il ensuite. Son laboratoire se trouve tout au fond du couloir, à gauche.

- Mais vous ne venez pas ? Je croyais que vous vouliez…

- Non, non, l’interrompit-il, j’aurai bien l’occasion de le voir plus tard. Et puis je suis attendu au quatrième étage. À lundi prochain, Miss Prince, passez une bonne journée.

- Vous aussi professeur, merci pour le thé et pour le reste.

- Oh, j’allais oublier, fit-il en fouillant dans sa cape. Pouvez-vous donner ceci à votre père ?

Il lui remit un petit flacon rempli d’un liquide verdâtre en la remerciant à son tour puis remonta les escaliers. Eileen longea le couloir jusqu’au bout et frappa à la porte surmontée d’une plaque émaillée au nom de son père :

Guérisseur Ellis S. Prince
Ne déranger sous aucun prétexte


Elle frappa timidement à la porte et dut renouveler son geste un peu plus fort avant de percevoir l’invitation à entrer.

- Ah, ma chérie, te voilà, fit Ellis en levant le nez de l’énorme chaudron au-dessus duquel il était penché, sur une table au milieu de la pièce. Tu as réussi à me retrouver. Ça n’a pas été trop long ?

- Non, j’ai rencontré le professeur Londubat qui m’a invitée au salon de thé pour patienter. C’est lui qui m’a indiqué l’emplacement de ton laboratoire.

L’endroit, situé en sous-sol ne comportait pas de fenêtre et était éclairé par des lanternes fixées aux murs. Eileen le trouva d’emblée très familier.

- Il m’a aussi donné ceci pour toi, ajouta-t-elle en tendant le flacon de liquide vert.

Relevant à nouveau la tête, Ellis se contenta de lui demander d’aller le placer avec les autres ingrédients sur l’une des nombreuses étagères, derrière lui. Eileen réalisa alors que la pièce était agencée pratiquement de la même manière que celle qui lui servait aussi de laboratoire à la maison, à ceci près qu’elle était plus spacieuse et pourvue d’une grande cheminée dans laquelle un feu donnait la réplique sereine à celui qui ondoyait à table sous le chaudron.

- Est-ce que c’est de l’Empestine ? demanda-t-elle en déposant le flacon à côté de deux autres, identiques.

- C’est bien ça, fit Ellis en se retournant vers elle, visiblement impressionné. Vous apprenez déjà les propriétés de l’Empestine en cours ?

- Non, seulement la façon de la recueillir. Pas en cours de Potions mais en Botanique.

- En Botanique, bien sûr, commenta-t-il en reprenant son travail. J’aurais dû m’en douter.

Eileen s’approcha de la table et observa son père à l’œuvre, sans rien dire. Elle appréciait de le regarder préparer des potions, même s’il ne lui autorisait officiellement l’accès à son laboratoire à la maison que depuis tout récemment. Il y avait dans ses gestes tellement d’assurance et de précision qu’on aurait cru se trouver devant un musicien virtuose pratiquant son instrument.

- J’ai presque terminé, murmura-t-il sans lever les yeux, remuant avec attention le contenu du chaudron avec une longue cuillère en bois. Lorsque ces volutes de vapeurs auront pris une teinte ambrée ce sera bon.

La fumée ne tarda en effet pas à devenir jaune orangé. Ellis éteignit alors le feu sous le chaudron puis se munit d’une louche et d’un petit entonnoir pour remplir de potion plusieurs fioles vides disposées devant lui. Il prit ensuite un morceau de parchemin sur lequel il griffonna quelques mots à la plume et disposa le tout dans un casier.

- Je n’en ai pas pour longtemps, fit-il en prenant la porte, le casier sous le bras.

Eileen promena son regard plus avant dans la pièce, fascinée par la multitude d’ingrédients ordonnés là, mesurant l’infinité de combinaisons possibles entre eux. Le pan de mur couvert de livres du laboratoire de la maison faisait également partie du décor.

Très vite de retour, son père referma la porte derrière lui et déclara, comme soulagé :

- Voilà, je suis à toi, maintenant. Le temps de mettre un peu d’ordre ici…

Il commença à reboucher les bocaux et les flacons encore ouverts sur la table pour les replacer sur les étagères, puis à l’aide de gants de cuir, déplaça le chaudron jusque dans un coin de la salle, sur un trépied. Il mit à tremper bols, mortiers et cuillères dans un petit lavabo près de la cheminée et termina en passant un grand coup d’éponge sur le plan de travail.

Tout en l’aidant à nettoyer, Eileen chercha à en savoir plus sur l’urgence de ce matin.

- Est-ce que la potion que tu viens de préparer était destinée aux personnes attaquées cette nuit ?

- Oui. Une attaque de loup-garou. Six victimes d’un coup. Ils ont eu de la chance que l’un d’eux ait été moins gravement blessé que les autres et réussisse à prévenir les secours rapidement. Quelle idée aussi, d’aller camper en plein hiver dans la forêt de Cannock Chase.

- Des Moldus ?

- Non, bien sûr que non. Dans ce cas l’affaire aurait concerné le Ministère de la magie, pas Ste Mangouste.

Au ton soudain abrupt de son père, Eileen crut préférable de garder pour elle ses questions quant au devenir des victimes dans un tel cas de figure et se contenta de demander :

- Est-ce qu’ils sont hors de danger maintenant ?

- Oui. Leurs blessures ont vite été soignées et il n’y a plus rien à craindre pour leur vie. Ils devraient néanmoins garder un petit souvenir de leur charmante expédition.

- Oh, fit Eileen avec un air désolé, ils vont devoir prendre de la potion à chaque pleine lune pour ne pas se transformer en loup, c’est ça ?

- Décidément, tu es en avance sur ton programme, s’étonna encore Ellis.

- C’est Maman qui m’a parlé de ça lorsque nous étions en vacances chez l’oncle Teddy.

- Oui, l’oncle Teddy, fit-il en levant les yeux au ciel. Mais tu sais qu’il y a eu de sérieux progrès depuis le temps où son père se contentait de cette potion chaque mois pour ne pas que la transformation ait lieu.

- Il y a mieux que la potion Tue-Loup ? demanda Eileen en ne manquant visiblement pas de surprendre à nouveau son père par ses connaissances.

- Disons qu’on ne s’en contente plus. On a découvert, il y a peu, qu’en administrant un nouveau remède dans les heures qui suivent la morsure, la part du loup diminue grandement jusqu’à ne devenir qu’épisodique à chaque pleine lune. Parfois même, il est inutile de prendre de la potion Tue-Loup ensuite.

- Est-ce que c’est toi qui as fait cette découverte ?

- Je n’ai fait que reprendre et améliorer les travaux d’autres Guérisseurs avant moi, se contenta de répondre très humblement Ellis en finissant de remettre de l’ordre dans la pièce.

Une nouvelle bouffée de fierté réchauffa Eileen.

- As-tu d’autres découvertes comme celle-là à ton actif ? voulut-elle savoir en repensant alors aux confidences du professeur Londubat.

- Quelques unes, répondit Ellis en souriant, sans la moindre once de vanité.

Il s’essuya les mains dans son tablier maculé de tâches et l’ôta pour le déposer sur le rebord du lavabo. Eileen nota seulement qu’il ne portait pas la robe verte de l’hôpital et avait simplement conservé sa tenue moldue, sobrement composée d’un pantalon et d’une chemise sombres.

- Comment ça se fait que tu ne parles jamais de ton travail, à la maison ? reprit-elle. Pourquoi tu ne nous dis pas lorsque tu réussis à soigner de nouvelles maladies ?

- J’en parle mais je n’en fais pas toute une histoire. Ça n’est rien que mon travail, après tout. Je suis payé pour le faire.

Elle le regarda disposer sur la table un autre chaudron, plus petit que le premier sans rien ajouter. À son air, elle eut l’impression d’avoir touché une corde sensible. Elle tint pourtant à continuer :

- Tu as aussi trouvé comment soigner les parents du professeur Londubat. Ça aussi c’est une découverte remarquable.

Il continua de mettre de l’ordre dans ses affaires sur la table sans la regarder pourtant l’expression de son visage avait changé pour de bon.

- Si c’est ce que t’a raconté le professeur Londubat, je suis désolé de te faire savoir que ça n’est pas tout à fait exact. En réalité, le traitement a eu comme remarquable résultat d’avoir tué son père.

Ses mots avaient repris une teinte incisive, pas aussi sévère que lorsqu’il avait envoyé balader l’infirmière à leur arrivée, mais assez pour surprendre encore Eileen.

- Le professeur Londubat, reprit-elle aussitôt, dit qu’il est impossible de savoir si le traitement est la cause de la mort de son père. Et que même si c’était le cas, il serait prêt à courir le risque.

- Courir le risque, répéta Ellis, sardonique. Il a vraiment dit ça ?

- Euh… Je ne sais plus exactement quels mots il a employés mais il m’a fait comprendre qu’il préférait largement ne pouvoir passer qu’un court moment avec sa mère redevenue elle-même que...

- Oui, oui, la coupa-t-il avec véhémence. Je sais déjà tout ça. Il n’a pas attendu sur toi pour me faire passer le message.

Il soupira, les deux mains posées à plat sur le rebord de la table et releva lentement les yeux vers Eileen.

- Je suis désolé. (Son visage semblait aussi s’excuser). J’avoue que c’était très habile de la part du professeur Londubat d’avoir tenté de me transmettre sa demande par ton intermédiaire mais je préfère que tu restes en dehors de cette histoire. C’est… C’est une histoire de grandes personnes, tu comprends.

Eileen hésita à se renfrogner.

- Ma chérie, reprit-il en s’approchant d’elle pour la serrer dans ses bras, je sais que tu n’es plus une petite fille mais décider de la vie ou de la mort d’une personne est quelque chose de plus ardu à comprendre que ce qu’il y paraît. Il faut du temps, de l’expérience. Tu ne connais pas, ou à peine, le professeur Londubat. Penses-tu que tu aurais un avis aussi tranché si tu étais à sa place et que le patient était l’un de tes proches ?...

Eileen garda le silence même après que son père l’ait libérée de sa douce étreinte.

- Je parlerai avec lui, promit-il pour clore la discussion.

Il la questionna ensuite sur ce qu’elle avait appris pendant le trimestre en cours de Potions, sans se priver de faire remarquer que le professeur Kirke n’avait pas l’air d’avoir fixé la barre très haut, puis lui proposa de réaliser une nouvelle potion avec son aide. Il se contenta dans un premier temps d’inscrire sur un parchemin les ingrédients et les étapes de réalisation sans préciser de quoi il était question.

Eileen se mit alors au travail et commença par rassembler chaque ingrédient sur la table. Il fallait en moudre certains, en presser d’autres. Elle mit beaucoup de cœur à l’ouvrage et n’hésita qu’au moment de remuer les premiers composants à utiliser sa baguette magique comme simple mélangeur.

Son père la suivait de près, n’hésitant pas à la reprendre gentiment lorsqu’il pensait devoir le faire ou lui expliquant l’origine exacte de certains composants. Quand la potion fut terminée, il en versa une bonne rasade dans un nouveau flacon et le lui tendit.

- C’est une potion de sommeil léger. Comme ça maintenant, tu pourras te la préparer seule, si tu en besoin. Sans en abuser, bien sûr. Je te fais confiance...

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Apsara le Dim 16 Jan - 14:39

Prem's ?
Alors, tout d'abord quelques interrogations sur la suite .
Le bébé a encore beaucoup pleuré cette nuit. ]...[ Il échangea un regard fermé avec Lily
Si je demande si j'ai raison de rapprocher ces deux phrases, tu vas bien sûr répondre " sifflote "...
il s’est éteint subitement, durant son sommeil
Là aussi, quelle est réellement la cause de la mort du père de Neville ?
- Mais vous ne venez pas ? Je croyais que vous vouliez…
...dont l'attitude effectivement étrange : que voulait-il dire à Ellis en dehors de la présence de sa fille ?
Cannock Chase.
..un hasard, le choix de cette région ?^^
Spoiler:
Posez la question à Google...

Quelques clin d'oeil aux Fondus...
" ça n’est pas sa tasse de thé", " Il y a un salon de thé au dernier étage. ". Merci à J.K. d'avoir prévu, le salon de thé !
...suivis de quelques autres à la vie antérieure du héros
" les pans de son manteau virevoltant derrière lui "
il a tenté d’intégrer ses découvertes au cas médical de mes parents.
Ceci aurait-il participé à sa rédemption ?

La pièce, frappée d’un caducée sur chacune de ses faces, se mettait à chauffer
Brevetée "Hermionne Granger" ? Wink
y inséra sa pièce spéciale
.
Mais amélioré en clef électronique clef magique !
Cadurgence
applaudis

Mon père est mort guéri.
Très joli passage sur la mort de papa Londubat...effectivement, il y a des vivants qui ne le sont guère...

Allez, quelques oublis de relecture ?

il rechigne à utiliser la magie y compris lorsqu’il n’est pas nécessaire de la pratiquer.
Lorsqu'il serait nécessaire ( ou " utile" ) de la pratiquer?
malgré le moindre monde qui se trouvait encore ici.
Je m'interroge sur l'emploi de "moindre"..." Bien qu'il reste une moindre assistance ? "

Et puis quelques phrases que j'ai aimées :

" des rues engoncés de neige ", " Le serveur du salon de thé fit preuve d’originalité avec un distingué « Monsieur Neville » , " J’ai fait la connaissance de mon père à l’âge de 63 ans. Certainement l’un des plus beaux moments de ma vie…", " un feu donnait la réplique sereine à celui qui ondoyait à table sous le chaudron. "

Allez, la suite fusée bondissante

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Nausicaa le Lun 17 Jan - 10:44

Apsara a écrit:
Le bébé a encore beaucoup pleuré cette nuit. ]...[ Il échangea un regard fermé avec Lily
Si je demande si j'ai raison de rapprocher ces deux phrases, tu vas bien sûr répondre " sifflote "...
Euh... non, point de sifflotement. Point.

il s’est éteint subitement, durant son sommeil
Là aussi, quelle est réellement la cause de la mort du père de Neville ?
Mort naturelle ? (Pourquoi réponds-je ?... scratch )

- Mais vous ne venez pas ? Je croyais que vous vouliez…
...dont l'attitude effectivement étrange : que voulait-il dire à Ellis en dehors de la présence de sa fille ?
Si oui, là quand même, Neville a dit plus haut à Eileen pourquoi il tenait à voir Ellis. Pour le persuader d'enclencher le traitement pour sa mère. À ce qu'on est censé comprendre, on peut (normalement) en déduire que Neville pourchasse Ellis depuis un moment mais que ce dernier l'évite scrupuleusement.

Cannock Chase.
..un hasard, le choix de cette région ?^^
Spoiler:
Posez la question à Google...
Ah... Rolling Eyes Voyons, Apsara, tu devrais pourtant assez me connaître maintenant pour savoir que je place rarement des choses "par hasard" dans mes textes...

Quelques clin d'oeil aux Fondus...
" ça n’est pas sa tasse de thé", " Il y a un salon de thé au dernier étage. ". Merci à J.K. d'avoir prévu, le salon de thé !
Content Hi Hi ! saoul

...suivis de quelques autres à la vie antérieure du héros
" les pans de son manteau virevoltant derrière lui "
Hé ! Wink Y'a des choses, comme ça, on peut pas s'en passer ! Remarque, il y a un autre clin d'œil visuel au passé, plus sournois à relever... (Saurez-vous le trouver ?)

il a tenté d’intégrer ses découvertes au cas médical de mes parents.
Ceci aurait-il participé à sa rédemption ?
Tout dépend, cette rédemption est-elle acquise depuis l'épisode précédent, point encore ou se conçoit-elle dans la durée ?...

La pièce, frappée d’un caducée sur chacune de ses faces, se mettait à chauffer
Brevetée "Hermionne Granger" ? Wink
C'est bien possible. (En tout cas, en ce qui me concerne, c'est évidemment une idée piquée à Hermione ! ^^). Après, on pourrait aussi imaginer que Hermione ait pu être inspirée du processus de Ste Mangouste au hasard d'une lecture pour créer ses propres pièces, mais ce serait mesquin. Vive Hermione !!!

Psst, sinon, à part Hermione, il y en a un autre qui avait pensé à un moyen un peu similaire pour rassembler son "équipe" ?... Rolling Eyes (Ceci est un indice pour trouver le clin d'œil mentionné ci-dessus).



il rechigne à utiliser la magie y compris lorsqu’il n’est pas nécessaire de la pratiquer.
Lorsqu'il serait nécessaire ( ou " utile" ) de la pratiquer?
Ah, cette tournure à fait tiquer Bill aussi. Pourtant je crois que c'est la bonne façon de dire ce que je voulais dire. J'explique. Ellis refuse tout contact avec la magie même quand il n'a pas besoin de pouvoirs magiques pour s'en servir. Passer de cheminées en cheminées lui serait possible avec la poudre de cheminette, mais même ça, il s'y refuse. (C'est un peu plus clair ? Embarassed ).

malgré le moindre monde qui se trouvait encore ici.
Je m'interroge sur l'emploi de "moindre"..." Bien qu'il reste une moindre assistance ? "
C'est vrai qu'elle est bizarre cette phrase... Faut que je planche dessus.

Faudrait aussi que je planche sur tout le reste, remarque... Laughing (J'ai un mal fou à me poser, je crois que je vais hiberner avec mon cahier et mon stylo, c'est la seule solution...).

Bisou

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Magui le Ven 21 Jan - 0:09

Oh la vache,le retard... En fait j'ai eu des problèmes de pc (mort, pas mort, re mort, acheté un nouveau -__-) et puis la fac qui m'a bien occupée depuis la rentrée, enfin bref, tout ça pour dire que j'ai pas trop eu le temps de passer ici ^^

Sur ce, petite review sur le dernier chapitre: assez long en effet, mais plutôt sympa. J'ai bien aimé retrouver Ellis dans son caractère qu'on lui connaît ^^
Y'a juste un truc qui m'a fait me poser des questions: la potion tue-loup n'a pas pour effet d'empêcher la transformation en loup, elle la canalyse, c'est tout. Mais Remus se transformait bien en loup (un loup gentil quoi)
"Mais tu sais qu’il y a eu de sérieux progrès depuis le temps où son père se contentait de cette potion chaque mois pour ne pas que la transformation ait lieu."
Voilà, la phrase en tout cas qui me fait douter. Du coup, le progrès c'est une potion tue-loup version 1.2 qui empêche carrément la transformation? Et ensuite la nouvelle découverte d'Ellis dont il parle à la fin? scratch

Sinon, pareil qu'Apsara, il y a toujours de très jolies phrases (j'ai bien aimé les feux dans le labo de Ellis ^^); et pareil que Rita, Eileen s'exprime de façon beaucoup trop adulte pour son âge, je trouve ..
Sinon pour le clin d'oeil bien caché, je ne sais pas, j'ai seulement trouvé que son labo ressemblait à celui des cachots de Poudlard, mais sans que ça m'étonne outre mesure... C'est Ellis, quoi! :p

En tout cas chapitre sympathique, j'attends un peu plus d'interaction entre Eileen et les autres personnages, parce que je la trouve bien renfermée, quand même ^^ (et son père encore plus, alors c'est frustrant!)

Merci de l'écrire, en tout cas Wink

Magui
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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Nausicaa le Ven 21 Jan - 10:05

Magui a écrit:Oh la vache,le retard... En fait j'ai eu des problèmes de pc (mort, pas mort, re mort, acheté un nouveau -__-) et puis la fac qui m'a bien occupée depuis la rentrée, enfin bref, tout ça pour dire que j'ai pas trop eu le temps de passer ici ^^
Content Pas grave, tu sais, on est tous un peu au ralenti, ici, en ce moment. La fac passe avant. (Ça se passe bien alors ? Au fait, si tu veux que j'essaye de retrouver ou réactiver ton compte et ton mot de passe, fais-moi signe Wink ).

Y'a juste un truc qui m'a fait me poser des questions: la potion tue-loup n'a pas pour effet d'empêcher la transformation en loup, elle la canalyse, c'est tout. Mais Remus se transformait bien en loup (un loup gentil quoi)
Non, oui, effectivement. J'sais pas pourquoi (peut-être la faute au film) mais dans ma petite tête de pipistrelle, j'imaginais que la transformation n'allait pas jusqu'au bout... Ça aussi va falloir que je le modifie.

"Mais tu sais qu’il y a eu de sérieux progrès depuis le temps où son père se contentait de cette potion chaque mois pour ne pas que la transformation ait lieu."
Voilà, la phrase en tout cas qui me fait douter. Du coup, le progrès c'est une potion tue-loup version 1.2 qui empêche carrément la transformation? Et ensuite la nouvelle découverte d'Ellis dont il parle à la fin? scratch
Non, le progrès c'est que dans certains cas, on n'a même plus besoin de prendre la potion Tue-Loup pour surmonter la crise de pleine-lune. Donc oui, faut que je trouve une façon de remodeler ça par étapes, comme tu le proposes.

Merci ! Wink

Sinon pour le clin d'oeil bien caché, je ne sais pas, j'ai seulement trouvé que son labo ressemblait à celui des cachots de Poudlard, mais sans que ça m'étonne outre mesure...
Oui mais c'est autre chose. Un détail plus visuel, un de ceux que Rogue a toujours trimbalés avec lui, comme la cape noire.

En tout cas chapitre sympathique, j'attends un peu plus d'interaction entre Eileen et les autres personnages, parce que je la trouve bien renfermée, quand même ^^ (et son père encore plus, alors c'est frustrant!)
Ça va viendre, ça va viendre. J'y travaille (en tout cas, j'fais tout pour). Content

Merci de l'écrire, en tout cas Wink
Et merci à toi d'être passée commenter ! Bisou

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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Rita Skeeter le Dim 23 Jan - 16:55

J'aime beaucoup ce chapitre là ! Il change d'ambiance... Et puis on entre enfin dans St Mangouste, merci pour la visite !

* Dans les grandes lignes :

On a le plaisir d'assister à un zoom sur Ellis et son ellisieuse arogueance... Ca faisait un bail ! Et c'est intéressant de le voir se comporter comme un schizophrène au travail et en privé avec ses changements de ton. Pour le détail visuel qu'il trimbale avec lui, je ne sais pas trop...J'ai juste tilté sur la pièce (le cadurgence huhu) avec le serpent qui jongle entre les deux faces... (Deux faces ! Si ça c'est pas de la symbolique, je mange ma plume à papotte). Ca peut rapeler le serpent de la marque des ténèbres, sauf que là c'est le serpent de la médecine qui bouge quand on l'appelle !

Sinon, j'ai beaucoup beaucoup apprécié la conversation Neville/Eileen, très touchante ("j'ai connu mon père à 63 ans" ...) et digne de certaines conversation Hagrid/Harry du tome 1 je trouve. Même si en l'occurence, Neville prenait plus des allures de Dumbledore que d'Hagrid dans sa façon d'utiliser les battements de cil de la petite pour convaincre le papa.

En parlant de la petite d'ailleurs, elle fait un peu plus son âge pour une fois (dans sa façon d'arriver en retard, d'être attentive aux moindres réactions de son père, de retenir son souffle en essayant de lui prendre la main tout en se demandant si elle n'est pas trop grande pour ça...). C'est une évolution notable !


* Dans les...petites lignes :

Pour ce qui est de la pièce utilisée en cas d'urgence, j'ai un peu fais la grimace, parce que c'est une référence trop directe aux pièces d'Hermione... Je veux dire, Hermione a choisit des pièces pour qu'Ombrage ne puisse pas les confisquer, pour qu'on les confondent avec des pièces normales. Ici, au contraire, pourquoi prendre le risque de donner une forme banale à un accessoire non seulement légal mais en plus très important ? (mais je crois que tu avais plutôt en tête, lors de l'écriture, d'utiliser un objet quelconque pour que Eileen ne puisse pas l'identifier de suite et soit surprise, en même temps que le lecteur, de sa véritable nature quelques paragraphes plus tard. Inventer un nouvel objet, c'est pas la solution de facilité, il faut le décrire, ça alourdit le texe et on perd l'effet de surprise, mais a posteriori j'aurais préféré un choix plus...justifié que les pièces, je ne sais pas. Un collier de guérisseur, ou un bracelet, quelque chose qui reste toujours en contact avec la peau et soit suffisament singulier. ).

La mort du père de Londubat, vu comme tu as répondu à Apsara, ce serait une mort naturelle, tu l'affirmes ou c'était une réponse mystérieuse lol ? Parce que je confirme ce qu'elle a dit : on a un peu l'impression que ça pourrait être un coup monté, un meurtre.... (genre "oh mince, le père londubat a de nouveau la tête sur les épaules, et vu ce qu'il sait ça pourrait nous coûter cher, alors allons finir le boulot de bellatrix !"). Donc je ne sais pas si c'était voulu ou pas, éclaire moi !

* Entre les lignes :

La potion de sommeil léger suffira t-elle à vaincre les cauchemards d'Eileen ? Et si oui, son père la lui donne t-il seulement dans un soucis de la qualité du sommeil de sa fille ?... Ou, en toute connaissance de cause, cherche t-il justement à l'empêcher d'approfondir ses rêves, de peur qu'elle ne découvre...Quelque chose d'important, et peut-être à son sujet ..?
Et surtout, quelle sera la décision finale d'Ellis vis à vis de la mère de Neville..? (est-ce que c'est important pour l'intrigue d'ailleurs ?).
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Re: Le Prince de Sang-Mêlé - Partie III [fic en cours]

Message par Nausicaa le Mar 25 Jan - 23:01

Razz Rita, tu veux pas devenir mon reviewer "officiel" ? C'est cool, tu fais les (bonnes) questions ET les (bonnes) réponses ! Pour un peu, je me passerais presque de continuer ce message ! LOL !
Non, bon, quand même, allez...

Rita Skeeter a écrit:
zoom sur Ellis (...) un schizophrène
E-xa-cte-ment ! C'est comme si deux personnalités se bagarraient en lui, hein ! Wink

J'ai juste tilté sur la pièce (le cadurgence huhu) avec le serpent qui jongle entre les deux faces... (Deux faces ! Si ça c'est pas de la symbolique, je mange ma plume à papotte). Ca peut rapeler le serpent de la marque des ténèbres, sauf que là c'est le serpent de la médecine qui bouge quand on l'appelle !
Dans le mille, Émile ! applaudis Et pour le serpent, et pour les deux faces. Effectivement, c'est (implicitement) tragique pour Ellis de se retrouver encore sous le signe du serpent... Ah... Le serpent et ses si nombreuses symboliques... Rolling Eyes

[À noter, pour les plus pointilleux, que le Cadurgence présente le véritable caducée de la médecine (celui dit "d'Asclépios"), qui n'est composé que d'un caducée (bâton) et d'un unique serpent entortillé autour. (Pas l'autre, là, avec les deux serpents et les petites ailes choupies sur le dessus, qui n'a à l'origine rien à voir avec la médecine). Je vous propose de suivre ce lien pour de plus amples explications. (La lecture des quatre premiers paragraphes peut suffire).]


Pour ce qui est de la pièce utilisée en cas d'urgence, j'ai un peu fais la grimace, parce que c'est une référence trop directe aux pièces d'Hermione...
Voilà, là aussi tu as déjà tout dit. J'avais effectivement besoin d'un objet anodin qui se mette à chauffer ou du moins à produire une petite douleur, une gêne, sur son possesseur pour que l'effet rappèle celui de la Marque des Ténèbres (symétriquement parlant). J'ai pensé un temps en inventer un puis me suis dit qu'au contraire, il valait encore mieux se servir de ce qui existait déjà (à savoir l'invention de Hermione). Après, comme je l'ai répondu plus haut, tout reste assez ouvert pour qu'on en vienne à se demander si Hermione ne s'était peut-être déjà pas inspirée elle-même de cette invention pour l'AD. (J'aime bien, quand les possibles restent possibles ! Content ). Mais je me demande pourquoi je réponds étant donné que tu avais vu juste.

En parlant de la petite d'ailleurs, elle fait un peu plus son âge pour une fois (dans sa façon d'arriver en retard, d'être attentive aux moindres réactions de son père, de retenir son souffle en essayant de lui prendre la main tout en se demandant si elle n'est pas trop grande pour ça...). C'est une évolution notable !
Ah ! Merci d'avoir remarqué ! (Comme dirait Bourriquet). Certains de ces détails ont en effet été ajoutés exprès. (Je ne garantis pas que le truc fonctionne encore par la suite...).

Quant à :
La mort du père de Londubat (...) Donc je ne sais pas si c'était voulu ou pas
et
La potion de sommeil léger suffira t-elle à vaincre les cauchemards d'Eileen ? (...)son père la lui donne t-il seulement dans un soucis de la qualité du sommeil de sa fille ? (...) cherche t-il justement à l'empêcher d'approfondir ses rêves
puis
quelle sera la décision finale d'Ellis vis à vis de la mère de Neville..? (est-ce que c'est important pour l'intrigue d'ailleurs ?).
Vous le saurez en lisant la suite du Prince de Sang-Mêlé ou La Véritable Histoire de Severus Rogue ! cheers


(Ou pas...)


Dans tous les cas bonne lecture et merci ! Bisou



******* CHAPITRE 6 : TOUCHES *******




La potion de sommeil apprise de son père s’avéra efficace durant les trois dernières nuits de vacances d’Eileen mais devint inutile sitôt son retour à Poudlard. Comme elle s’y était attendue, l’ange gardien de son rêve réapparut dès le premier soir. Il fut également observé que Moon avait encore de sérieux progrès à faire en matière de livraison de courrier car Zoe n’avait pas reçu le moindre message d’Eileen durant ces quinze jours.

- C’est vraiment dommage, regretta Zoe, j’aurais aimé que tu viennes passer un jour ou deux à la maison. Mes parents n’auraient sûrement pas refusé et mon frère m’aurait laissée tranquille un moment avec toutes ses questions sur le monde magique.

Malgré la reprise effrénée des cours, les deux fillettes ne manquèrent pas de se décrire en détails leurs vacances respectives. Alors qu’Eileen tenta de s’imaginer en vain à quoi pouvait bien ressembler une retransmission télé d’un concert du Nouvel An, Zoe s’extasia sur les excursions que son amie avait « dû supporter ».

- C’est moi, oui, qui vais venir passer les prochaines vacances chez toi ! Je veux absolument voir tout ça !

- Et m’obliger à déambuler encore dans ce vieux cimetière ! se plaignit Eileen en riant. Je veux bien que ce soit un haut lieu de magie, mais quand même, il y a mieux pour une promenade en famille.

- Et Glastonbury ! continua Zoe, rêveuse. Et le, comment tu as dit déjà ? Le Magicobus !

- Attends de monter dedans, on en reparlera…

Eileen raconta aussi sa journée à Ste Mangouste et sa rencontre avec le professeur Londubat sans préciser l’étrange comportement de son père ni même l’impression qu’elle avait pu en garder.

- C’est une triste histoire, commenta Zoe avant que la leçon improvisée de potions d’Eileen ne les ramène au songe récurrent de cette dernière et aux changements survenus durant leur séparation. Tu crois que j’apparais dans ton cauchemar seulement lorsque nous sommes à proximité l’une de l’autre ?

- Je n’en ai aucune idée, avoua Eileen que cette question, comme toutes les autres, préoccupait depuis deux semaines. Peut-être que le lieu où je dors a aussi son importance. Si ça se trouve, il faut que tu sois en train de dormir en même temps que moi...

- Ce serait complètement dément, surtout si l’on part du principe que c’est ton esprit qui met en scène tout ceci.

- Je le sais bien, soupira Eileen sans savoir que conclure d’autre.

Zoe s’étonna aussi de ce qu’elle n’ait pas fait mention des modifications de ses visions à ses parents et Eileen eut assez de mal à lui faire comprendre qu’elle préférait taire l’existence de son ange gardien, comme si elle avait la conviction de devoir garder ça pour elle, à plus forte raison s’il s’agissait d’un message enfoui dans son subconscient.

- C’est ma façon à moi d’essayer de combattre le cauchemar. J’ai l’impression que si je venais à en parler, tout pourrait s’écrouler…

- Mais tu m’en parles bien, à moi ?

- Avec toi c’est différent, ne réussit qu’à répondre Eileen. Je pense que c’est justement parce que tu fais partie du combat.

Zoé acquiesça gravement, avant d’avouer comme à contrecœur :

- C’est vraiment très étrange, parce que c’est aussi ce qui ressort de ce que j’ai pu trouver de mon côté…

Comme promis, Zoe avait effectué des recherches dans les livres moldus pour tenter d’interpréter lesdites visions et n’ayant pas pu rapporter avec elle tous les ouvrages consultés sur le sujet, elle s’était appliquée à prendre quantité de notes sur les éléments les plus significatifs.

- Le fait que l’endroit de ton rêve te soit familier dénote en général un sentiment de sécurité. Ca indique aussi que ce qui s’y passe est en rapport direct avec toi-même, avec ta vie.

En voyant Eileen froncer les sourcils d’incompréhension, Zoe tint à préciser qu’elle n’était pas en train de lui conter la « bonne aventure » mais simplement de lui faire part de ce que pouvait renvoyer symboliquement son rêve. Sans savoir si cet aparté l’éclairait ou la poussait un peu plus dans le flou, Eileen laissa son amie continuer en essayant de ne plus l’interrompre.

- La présence de livres dans la pièce peut être assimilée à une nouvelle étape dans la vie réelle, à un changement qui appelle un besoin de conseils, ou plus radicalement, d’aide. La cheminée (elle s’interrompit pour s’entendre confirmer qu’il n’y avait pas la moindre présence de feu dans l’âtre), lorsqu’aucun feu n’y brûle, peut évoquer des soucis altérants les sentiments. Je sais que ça reste assez abstrait mais à titre de comparaison, sache que dans le cas où un feu y flambe, c’est censé symboliser un grand soutien familial.

Zoe marqua une nouvelle pause, cette fois d’elle-même, comme si elle s’en voulait un peu de la teneur de ses révélations puis s’attacha ensuite, après les éléments figuratifs, à décrypter les actions d’Eileen.

- Marcher, renvoie à la notion de recherche d’un but à atteindre, et marcher doucement correspondrait à des progrès lents mais réguliers. Avoir du mal à respirer, peut indiquer une certaine anxiété, une crainte face à une situation nouvelle. Se voir dans un miroir suggère qu’il est temps de se poser des questions sur soi-même. Ensuite, être en larmes signifierait que l’on se trouve dans une période de guérison émotionnelle, de purification spirituelle.

- Purification spirituelle ? ne put s’empêcher de souligner Eileen.

- Oui, ça veut simplement dire que les angoisses et les tourments en question devraient se terminer tôt ou tard. Ce qu’il y a surtout à retenir là, c’est que contrairement aux apparences, le fait de pleurer est plutôt un bon présage. Et tu vas voir, ça n’est pas fini. De la même manière, rêver que l’on meurt symbolise les changements intérieurs, la transformation, la découverte de soi-même. Là encore, il n’y aurait pas lieu de s’alarmer parce que c’est à considérer comme quelque chose de positif.

- Sauf que rien n’indique que je meurs dans le rêve, précisa Eileen que l’enthousiasme de Zoe n’arrivait étrangement pas à contaminer.

- Désolée, rétorqua cette dernière, mais être frappé d’un sortilège n’est pas vraiment quelque chose de courant dans le répertoire des actions moldues.

- Et avoir mal ? éluda Eileen. Ressentir une douleur au niveau du cœur ?

- J’y viens, justement, fit Zoe avant de continuer avec un peu plus de tiédeur. Ressentir une douleur peut donner à penser que l’on est trop dur avec soi-même, et plus particulièrement dans le cas où la situation échappe à notre contrôle.

Elle conserva le silence plusieurs secondes en attendant visiblement une réaction d’Eileen qui ne vint pas.

- J’ai eu du fil à retordre avec l’impression de silence qui enveloppe toute ta scène. Comme tu n’as pas su me dire s’il était volontaire ou subi, j’ai cherché les deux interprétations possibles. Dans le cas où tu ne peux pas parler, cela indiquerait une incapacité à t’exprimer dans ta vie éveillée également. L’idée rejoint celle où tu ne peux rien entendre qui montre que tu te sentirais à l’écart de certaines situations ou même ton refus d’entendre certaines vérités.

Elles échangèrent un regard silencieux et avant qu’Eileen ne trouve la meilleure façon de répliquer, Zoe ajouta :

- C’est aussi cette idée qui se dégage de ta vision floue des personnes qui se trouvent avec toi dans le rêve. Voir flou indiquerait qu’il y aurait quelque chose dans ta vie que tu n’es pas prête à voir ou que tu refuses de voir.

- Donc si je résume, put enfin avancer Eileen, ma vie est en train de changer, je m’aventure vers quelque chose qui m’échappe encore et que je refuse d’accepter mais même si je mets un moment à atteindre ce but, je devrais y arriver sans l’aide de ma famille ?

- Oui, répondit Zoe. C’est aussi comme ça que j’avais relié tous les éléments.

- Alors c’est ça ? continua Eileen en s’emportant malgré elle. Ça revient à ce que ma mère avait laissé entendre dès le début, ce n’est qu’un tourment d’adolescence ? Je veux dire, à ce compte là, tous les élèves de cette école devraient faire le même rêve, non ?

- Ne t’en prends pas à moi, je n’en sais rien, je n’ai fait que noter ce que j’ai pu trouver dans les livres. Je pensais que tu serais contente au contraire de réaliser qu’il n’y a rien d’anormal dans ce qui t’arrive.

- Alors toi aussi, tu trouves ça normal.

- Non, je ne dis pas que c’est normal, mais que ça n’est pas anormal. C’est en fin de compte moins grave que ce que tu pouvais imaginer, non ?

- Oui, s’entendit répondre Eileen, sans en être convaincue. Excuse-moi.

- Ta vie est effectivement en train de changer, il est très possible que ça t’affecte plus que tu ne veuilles l’admettre.

Mais Eileen demeura perplexe, presque déçue de la réaction de Zoe. Elle ne pouvait pourtant pas lui reprocher de ne pas l’avoir aidée, seulement cette explication ne lui convenait pas, aussi sensée fut-elle. Au fond d’elle, elle était convaincue qu’il y avait autre chose. Elle aurait voulu réussir à en parler mais n’éprouvait bizarrement plus l’envie de se confier, comme si la personne la plus proche d’elle devenait soudain aussi sourde que les autres. D’autant qu’elle se voyait mal insister après tout ce que Zoe avait fait pour elle.

- Tu n’as pas demandé quelle pouvait être l’interprétation de mon apparition à tes côtés, reprit Zoe après un moment.

Eileen se contenta d’un petit mouvement de tête pour signifier qu’elle écoutait et attendait la suite.

- Voir un ami dans son rêve, peut vouloir dire que l’on est prêt à reconnaître et intégrer certains aspects de notre personnalité jusqu’alors refusés. Il est aussi indiqué dans pratiquement tous les ouvrages que les relations entretenues dans le rêve avec des personnes qui nous sont proches dans la vie jouent un rôle important dans l'apprentissage sur nous-mêmes.

Sans pourtant réussir à se départir de son étrange impression Eileen adressa un sourire à Zoe en la remerciant du temps qu’elle avait pu passer pour en arriver à ce résultat.

- J’ai trouvé ça très intéressant à vrai dire, confia Zoe en tentant manifestement de détendre l’atmosphère. Je t’avoue qu’au départ, je pensais que l’étude des rêves aurait dû avoir sa place parmi les cours donnés ici à Poudlard mais en définitive c’est une discipline très terre à terre.

- Oui, en convint Eileen sans rien trouver à ajouter.

Malgré ses efforts, sa morosité prenait le dessus. Zoe, visiblement chagrinée, continua doucement :

- Peut-être que tu t’étais fait une idée beaucoup plus romancée de tout ça et que quelque part, ça t’attriste de découvrir que ça n’est pas aussi ésotérique que ça en avait l’air.

- Je crois que c’est ça, oui.

- Tu sais, si vraiment tu penses que tout ce que racontent ces livres n’a pas…

- Non, la coupa Eileen, ce que tu as pu trouver est vraiment digne d’intérêt, je t’assure. Et encore une fois je t’en remercie. C’est juste qu’il va me falloir un moment pour tout intégrer. (Elle ricana gentiment) Même le rêve dit que ça devrait prendre un certain temps…

Les jours se succédèrent effectivement sans qu’Eileen ne réussisse à démêler clairement ses impressions, les gardant serrées contre elle à mesure que l’hiver avançait au château et que cours et devoirs devenaient plus conséquents.

- La situation s’inverse, plaisanta Harry Potter lorsqu’Eileen trouva enfin un moment pour passer le voir dans son bureau. Je me souviens de ma première année, c’est vrai qu’elle n’était pas de tout repos !

- Grand-père, embraya Eileen, aucune de tes années à Poudlard n’a été de tout repos !

Ils partagèrent un éclat de rire suite à quoi Harry confia qu’il était très content qu’elle soit là et qu’il allait ainsi pouvoir lui faire visiter les lieux comme il se devait.
En pénétrant dans la pièce circulaire, le premier regard d’Eileen se porta sur Moon, tout près de l’entrée. En cette fin de matinée dominicale, sa chauve-souris dormait à poings fermés, suspendue par une patte à un perchoir doré.

- Elle a fini par accepter de se poser ici !

- Oui, fit Harry en partageant son enthousiasme. Elle s’est enfin appropriée la place. Ce perchoir ne servait plus à rien depuis longtemps, c’est aussi bien comme ça. Et puis le Choixpeau Magique commençait à en avoir assez que Moon vienne s’agripper à « son » étagère, en prétendant que ça ne seyait pas à « son » image.

- Le Choixpeau te parle ? s’étonna Eileen en repérant ce dernier derrière le bureau directorial.

- Oh, ça oui ! Et encore, ça n’est pas le plus bavard. Les portraits, eux, sont intenables.

Eileen détourna son attention du vieux chapeau pourtant amorphe afin d’observer la succession de tableaux accrochés alentours.

- Ce sont tous les anciens directeurs de l’école ?

- Oui, tous sans exception, répondit Harry tandis que d’un mouvement de tête timide, Eileen rendait leur salut aux occupants peints qui lui prêtaient attention. Et si tout va bien, le mien viendra s’y ajouter un jour.

La perspective de ce jour et de ce qu’il impliquait noua le cœur d’Eileen puis une voix bienveillante s'éleva pour ajouter :

- Le plus tard possible, bien sûr.

Les mots avaient été prononcés par le portrait d’un sorcier très âgé, aux cheveux et la longue barbe blanche et avant même qu’Eileen ne s’approche pour mieux distinguer l’inscription sous le tableau, elle avait su de qui il s’agissait.

- Eileen, je te présente le professeur Albus Dumbledore, fit chaleureusement Harry.

- Enchantée, professeur.

- Je suis aussi très heureux de faire ta connaissance, Eileen, répondit le sorcier avec un regard bleu sémillant derrière ses lunettes en demi-lune.

- La ressemblance est pour le moins saisissante, lança la voix d’un autre portrait non loin de lui.

- Horace, l’admonesta d’un murmure semblable à un feulement une sorcière à l’allure austère depuis le cadre voisin.

- Les professeurs Minerva McGonagall et Horace Slughorn, annonça Harry en laissant encore Eileen présenter ses salutations avant d’ajouter : Tu te souviens peut-être de lui même si tu n’étais pas bien grande la dernière fois que tu as pu le voir chez nous.

Eileen acquiesça poliment de la tête bien que le visage jovial du sorcier et sa moustache de morse ne lui rappelaient que très vaguement quelque chose.

- Pourquoi certains tableaux sont vides ? demanda-t-elle en réalisant qu’à côté de Dumbledore, le dénommé Severus Rogue manquait à l’appel.

- Comme n’importe quel portrait, expliqua alors Harry, toutes les personnes ici peintes peuvent aller s’afficher ailleurs dans le château ou dans d’éventuelles représentations d’elles à l’extérieur. Ainsi, certaines passent plus de temps que d’autres dans ce bureau, mais bien souvent, c’est moi qui suis obligé de sortir pour pouvoir me concentrer convenablement lorsqu’elles se livrent à l’un de leurs inlassables débats.

Parcourant les autres tableaux, Eileen repéra encore deux ou trois portraits absents puis se laissa distraire par l’agencement de la pièce.

- Je me trompe ou tu as changé certains meubles de place depuis mon dernier passage éclair ?

- Oui, il faut croire que c’est ma manière de tenter de m’approprier les lieux aussi, répondit Harry en montrant une large vitrine remplie de curieux objets tous plus énigmatiques les uns que les autres.

- C’est quoi tout ça ? demanda Eileen en s’approchant.

- Des souvenirs laissés par mes prédécesseurs, la plupart sont des outils d’une extrême rareté, très précieux.

- Et tu connais le fonctionnement de chacun d’eux ?

- Non, avoua Harry. Je n’ai pas la moindre idée de ce à quoi peuvent bien servir les trois quarts de ces objets !

- Mais eux, ils doivent savoir, non ? fit Eileen en désignant de la tête les tableaux des anciens directeurs.

- Bien sûr qu’ils savent, continua Harry d'un ton légèrement amusé. Mais ils préfèrent me laisser chercher, découvrir par moi-même. Il n’y a pas plus professoral que le portrait d’un ancien professeur ! Lorsque j’en ai le temps, il m’arrive de choisir un de ces objets et d’essayer de percer son secret. Parfois ça peut aller très vite, mais d’autres peuvent retenir mon attention plusieurs semaines avant que je ne les range dans l’autre vitrine.

Eileen remarqua alors le second meuble sur le mur opposé, identique au premier à ceci près qu’il était pratiquement vide et traversa la pièce pour s’en approcher. Il n’y avait effectivement qu’une demi-douzaine d’objets espacés dans la vitrine. Le plus grand d’entre eux ressemblait à une sorte de lunette astronomique en bois noirci, comme brûlé.

- Qu’est-ce que c’est ?

- Un Lunascope, répondit Harry. Celui-là a un peu souffert mais on peut toujours y observer les phases de la Lune.

- Et ça, fit-elle encore en désignant un morceau de miroir brisé.

- Cet objet-là fait partie de ma contribution personnelle, c’est le reste d’un Miroir à Double Sens. Je ne sais pas trop ce qu’est devenu son jumeau mais il était possible de communiquer de l’un à l’autre simplement par reflets interposés.

- Est-ce qu’il y a d’autres objets, ici, qui t’ont appartenu ?

- Pas tant que ça. Tes oncles m’ont chapardé les plus remarquables.

Pensant aussitôt à la carte du Maraudeur offerte par ses cousins, Eileen se dépêcha de demander encore :

- Et ce caillou, là, à côté du petit sablier avec une chaîne ?

- Ce caillou, soupira Harry en le regardant, les yeux dans le vague. Je pensais l’avoir perdu depuis longtemps jusqu’à ce que le professeur Firenze vienne me l’apporter, quelques jours après que j’aie pris mes fonctions de directeur. Les siens l’avaient trouvé dans la forêt interdite, là où je l’avais perdu, bien des années auparavant. Ce caillou, reprit-il en revenant sur Eileen, est la Pierre de Résurrection.

- La Pierre de Résurrection ! Tu veux, dire, comme celle du conte ?

- Oui, comme celle du conte des Trois Frères.

- Mais ça n’est qu’une histoire, une légende.

- Bien entendu que c’est une légende ! Et c’est bien pour cette raison que cet objet est si précieux !

L’argumentation de son grand-père laissa Eileen quelque peu déconcertée mais une petite musique s’envolant soudain d’un curieux instrument en forme d’escargot, sur l’étagère inférieure, vint la cueillir dans ses réflexions.

- Ah, le repas va bientôt être servi. Est-ce que tu veux te joindre à moi pour déjeuner ? proposa Harry avant d’ajouter derechef : Je ne t’en voudrais pas le moins du monde si tu refuses. Je peux comprendre que l’idée puisse ne pas t’emballer.

- Avec toi, ça ne me dérangerait pas mais ce serait sûrement assez bizarre de me retrouver à table avec tous les professeurs. Et puis j’ai promis à Zoe que j’allais la rejoindre.

- Bien, fit Harry. Ça me rassure de constater que notre parenté ne te pèse pas trop. Ta mère avait horreur de ça et il m’a fallu beaucoup de temps avant que je ne m’en rende compte.

- Ah bon, s’étonna Eileen. Au début, c’est vrai qu’il y a bien eu quelques questions à ce sujet mais maintenant tout le monde s’y est fait.

Ils quittèrent le bureau pour prendre ensemble la direction de la Grande Salle tout en continuant de parler camaraderie. Harry insista pour savoir si Eileen s’entendait bien avec les autres pensionnaires.

- Je t’assure que tout se passe vraiment bien, je suis même étonnée qu’il n’y ait pas plus de rivalité entre les élèves de Serdaigle. Je pensais un peu bêtement que le savoir tournerait la tête à certains d’entre nous mais au contraire, nous nous entraidons. Et puis il y a Zoe.

- Zoe Price ?

- Oui, c’est ma meilleure amie.

Harry parut s’en réjouir et laissa Eileen lui raconter comment cette dernière se distinguait en Histoire de la Magie, ce que tous ne manquaient pas de trouver remarquable compte tenu du dynamisme inexistant du cours du professeur Binns, fantôme de son état.

Zoe était en effet ravie d’expliquer qu’elle prenait un réel plaisir à rendre tangible tout ce qu’elle avait toujours cru pure fantaisie dans les récits et les lectures moldues. Ainsi il n’était pas rare qu’elle connaisse nombre de faits historiques avant même que le professeur ne les mentionne en cours.

La matière préférée d’Eileen, quant à elle, se confirmait être la Préparation de Potions même si elle se demandait souvent ce que son père aurait à dire s’agissant du programme établi par Mrs Kirke. Outre les potions, elle avait aussi un faible pour le cours de Botanique, qu’elle trouvait complémentaire au premier. Lorsqu’elle le pouvait, elle n’hésitait pas à prendre des nouvelles du professeur Londubat et de sa mère même si elle comprenait à demi-mots que la situation n’évoluait toujours pas dans le sens qu’il souhaitait.

Bien que demeurant inséparables, le rêve d’Eileen et ses possibles interprétations s’effacèrent graduellement des conversations des deux fillettes. D’abord attristée par la situation, Eileen en vint à penser que la Zoe du jour ne pouvait plus grand chose pour elle tant qu’elle n’avait pas réussi à avancer de son propre côté du rêve. Elle continuait ainsi à tenter d’atteindre son double onirique chaque nuit, de le toucher, toujours persuadée qu’il y avait là un nouvel éclairage à apporter sur toute la scène. Elle s’évertua à tendre la main dans sa direction, encore et encore, jusqu’à ce que le contact ait enfin lieu.

Cette nuit-là, Eileen se réveilla dans son lit, assise, avec la sensation de la main de Zoe dans la sienne. Le rêve avait pris fin sur le champ telle une bulle qui éclate, sans attaque ni douleur, et même si elle passa un moment à étudier l’évènement sous toutes ses coutures, Eileen n’eut pour la première fois aucun mal à se rendormir sans pour autant replonger dans le cauchemar.

- Est-ce que tu as eu la curiosité de chercher dans tes livres ce que signifiait le toucher dans le rêve ?

- Non, répondit Zoe avec hésitation. Je croyais que tu avais fini par ne plus faire ce rêve, comme tu ne m’en parlais plus. Est-ce que tu as pu toucher ma main ?

- Pas encore, mentit amèrement Eileen. Mais le rêve est en effet moins intense qu’avant. Il s’arrête même en plein milieu, maintenant, et je pense que très bientôt il ne commencera même plus.

Non sans avoir cherché à la faire développer plus avant, en vain, Zoe finit par lui confier l’un des livres empruntés à ses parents afin qu’elle puisse le consulter seule. Eileen eut alors d’autant plus mauvaise conscience de sa retenue capricieuse en apprenant que rêver de toucher quelqu’un indiquait que l’on chercherait à communiquer ses sentiments et son besoin de contact à cette personne.

Les touchers se succédèrent jusqu’au printemps sans qu’Eileen n’en souffle mot à Zoe, laissant place à une impression de contact réel de plus en plus persistante après chaque réveil. Puis une nuit, les mains finirent par se rejoindre sans que le rêve ne prenne fin. Le décor se modifia alors, comme dissipé dans la brume, pour reprendre forme doucement et Eileen se retrouva assise en tailleur sur le tapis, toujours dans son salon parmi les livres. La silhouette de son attaquant avait disparu de la scène quant à celle de Zoe, toute proche, elle était à présent d’une parfaite netteté. Seulement, il ne s’agissait pas de Zoe.




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