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De Mortis Liber [Fic en cours]

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De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Elaia Gurialde le Mar 27 Sep - 17:37

Bon, finalement, je craque.
Voilà la fanfic sur laquelle je bosse de manière assez irrégulière, je dois l'avouer. Pour l'instant, j'ai une bonne quinzaine de chapitre écrit.
Edit : Attention, ce n'est pas la même que le Talisman Atlante de Lapensine !
Celle-là est plus récente, mieux écrite, plus concise, mieux organisée, bref, elle se rapproche de la perfection ^^

Synopsis :
L'histoire commence au début du Tome 6.
Près de 4 siècles plutôt, la Mort eut un amant, un maître sorcier, qui lui vola son livre, le Mortis Liber. Les apprentis du maître-sorcier volèrent à leur tour le grimoire et le séparèrent en 12 fragments, pour 12 apprentis. Au fil du temps, le pouvoir de la Mort sur ses sujets s'affaiblit. La révolte gronde désormais dans l'En-Bas et les morts menacent de remonter à la surface pour dévorer les vivants. L'héritier du douzième apprenti est le seul à pouvoir de réunifier le livre et de sauver le monde. Mais Voldemort acceptera-t-il son héritage ?
Bientôt le Mage Noir devient le centre de toutes les attentions.
Et qui est cette étrangère sorcière, cette Lady Valombra, qui rôde dangereusement autour de lui ?

Rating :
A partir de 12 ans. Certains passages plus violents, mais je préviendrais.

Disclaimer :
Tous les personnages, lieux et noms que vous reconnaitrez appartiennent à JK Rowling, aux éditions Bloom.... et à la Warner Bross. Le reste et surtout les ixilik, m'appartiennent. (Ultra copyright de Elaia Gurialde sur les ixilik)

Spoiler :
Tous les tomes.

µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ

Avant l'histoire...

Ici régnaient les ténèbres les plus épaisses.
Dans ce monde fuligineux, les mots perdaient leur sens. Bruit, son, odeur, senteur, goût, couleur, lumière, douceur, tout cela se résumait en un unique mot : néant. Et donc absence de temps. L'univers planait alors dans l'inexistence. Puis vint la lumière.
Fragile, elle miroitait faiblement à la surface immobile du lac souterrain qu'elle extirpait de l'obscurité. Les eaux glaciales venaient lécher une berge calcaire brillant d'une myriade de cristaux de calcite.
Il y eut un bruissement ; une étrange créature albinos venait de fuir, effrayée par la luminosité nouvelle. La chandelle que tenait le jeune homme dispensait pourtant une lueur bien chétive. Cela ne gênait pas l'étranger. Sa barque avançait d'elle-même, guidée par une magie puissante et ancienne. Cela n'effrayait pas l'étranger. Il sauta sur la rive, sitôt que l'embarcation se fut suffisamment approchée et s'avança vers les lourdes portes d'aulnes noircies au brou de noix qui condamnaient l'entrée de la galerie. Cela n'arrêta pas l'étranger. Il déposa la petite chandelle dans une alcôve taillée à même la pierre. La flamme s'éteignit. Telle était son destin, rendre ici son dernier soupir pour permettre à l'étranger de pénétrer le royaume hypogée. L'étranger était aveugle.

Μµµ

D'immenses colonnades partaient à l'assaut de l'obscurité. Le plafond était si haut que l'on ne distinguait que les ténèbres dans lesquelles il se perdait. La salle était si grande qu'il était impossible d'en percevoir les limites, par delà les colonnes finement ouvragées, couvertes d'une multitudes de glyphes contant l'histoire du monde et des êtres qui l'avaient peuplés de leur vivant. Les candélabres projetaient des ombres mouvantes si bien que les lieux semblaient habités par un multitude d'âmes errantes. Semblaient ?
Il y avait également un bassin dont l'eau pure dispensait une étrange lueur bleutée. Les reflets céruléens dansaient sur le visage d'une femme à la beauté surnaturelle, amplifiant encore le contraste de sa peau d'albâtre avec ses cheveux d'ébènes. Ses lèvres rouges comme le sang concentraient à elles-seules toute la vie qui l'habitait. Et qui habitait les lieux.
D'un regard empli de tristesse et de douleur, la femme couvait un crâne immonde qui gisait au fond du bassin. Vaguement humaine par la forme, assurément animale par les crocs, il y avait comme un halo nauséabond de putréfaction et d'agressivité bestiale qui l'entourait. Pourtant la femme l'aimait.
L'arrivée de l'étranger tira la femme de sa contemplation. La chevelure flamboyante du jeune homme tranchait avec tant de force sur ce monde gris de désespoir, qu'on l'aurait dit constituée de flammèches vivantes. L'étranger et la femme se ressemblaient fortement.
- Mère, commença l'étranger. Le temps presse. Les lémures se font de plus en plus nombreux à la surface. Les morts renégats s'échappent chaque jour en plus grand nombre des Grandes Terres et ils ne rêvent que de se venger des vivants. Que de dévorer les vivants !
D'un geste sec, la femme frappa la surface de l'eau qui se voilà.
- Est-ce pour brailler des faits que je connais déjà que tu viens troubler le repos de ces lieux ? Claqua-t-elle avec humeur.
Une aura terrible de puissance l'entourait. Cela n'affecta pas l'étranger.
- Le sort de ta propre fille te désintéressent-il autant que le sort des hommes sur lesquels tu es censée veiller ? Répliqua-t-il sèchement.
L'inquiétude brouilla brièvement le regard de la femme. Elle garda le silence.
- Il y a peu, elle a affronté un Maître-Mort. Elle l'a vaincu, mais son combat l'a épuisée et le mal qui la ronge gagne du terrain. Pour l'heure, elle le contient encore. Mais pour combien de temps ? Et au côté du Voleur de Vie, elle n'est pas en sécurité.
- Combien de temps lui donnes-tu ?
- Un an, tout au plus.
La femme opina.
- Bien, ce sera suffisant.
- Suffisant ? Répéta l'étranger incrédule. Suffisant ? Mais le Douzième n'est encore qu'un enfant !
- Ydriss, ne disais-tu pas que le temps pressait ? Une année, c'est tout ce qu'il nous reste. Mais tu as raison, un enfant ne peut convenir. C'est pourquoi il doit mourir. Et lorsqu'il mourra, le véritable héros, l'homme que j'ai choisi pour se battre en mon nom, deviendra le Douzième.
- L'homme que Nosferuptor a choisi, nuança Ydriss désaprobateur.
- Si Nosferuptor et moi-même avant fait le même choix, c'est qu'il y avait de bonnes raisons.
- Cet homme est fou !
- Ma voix lui apportera la raison, répondit calmement la femme.
- Il est cruel !
- Ma félicité saura l'apaiser.
- Il te craint.
- Pourtant, il a accepté de m'appartenir en fabriquant ses horcruxes, même s'il l'ignore encore. Crois-moi, Voldemort assumera tôt ou tard la tâche qui lui dévolue.
- Tu ne peux lier ta fille à un tel monstre ! S'emporta Ydriss.
- Pourtant ta soeur est bien moins réticente que ce que tu ne te l'imagines. Je ne la forcerai pas : je sais qu'elle fera le bon choix.
La voix de la femme n'était plus qu'un murmure. Son regard retourna au bassin dont elle effleura la surface. L'eau redevint limpide et l'infâme crâne, visible. La déesse avait retrouvé son immobilité contemplative.

µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ


Ben voilà. Y a plus qu'à commenter. Prochain poste dans une semaine.


Dernière édition par Elaia Gurialde le Mer 28 Sep - 14:29, édité 1 fois
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Syrinx le Mar 27 Sep - 21:32

oh ! comment j'ai pu passer à coté de ta fic sur la pensine ?

J'aime beaucoup le style, j'adore ton vocabulaire précis. Le texte est concis mais intense.

Bon après le programme a l'air intéressant même si on en sait pas encore beaucoup... cela dit un Voldemort marionette a tout pour me plaire...

A la semaine prochaine et merci pour la séance de rattrapage.

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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Suzywa le Mar 27 Sep - 22:24

Une autre facette de l'histoire de JKR ? J'adore déjà l'idée ! De savoir Voldemort manipulé alors qu'il se croit Maître du monde vivant attise ma curiosité !
Connais-tu déjà la fin de la fic ?

J'aime le phrasé grandiloquant de ces êtres hors du temps, la mise en scène théâtrale de cette entrée.

J'attends la suite...
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Elaia Gurialde le Mer 28 Sep - 14:26

Merci. Bon, je crois que j'aurais du précisé avant tout chose (je vais édité) : Ce n'est pas la même fic ! Clin doeil
En vrai, celle-là est plus récente et mieux écrite (il s'est passé 3 ans entre les deux quand même, j'ai appris à un peu mieux écrire ^^). L'ancienne, je ne pense pas la reposter (même si elle est presque fini), pour une très simple raison : j'ai inventé au cours de son écriture pas mal de chose qui me serve désormais pour des histoires à moi.

Bref....

@popoyo

J'aime beaucoup le style, j'adore ton vocabulaire précis. Le texte est concis mais intense.

Merci Content C'est gentil. J'essaye de m'appliquer pour la première page. Après... bah euh, des fois c'est bien, des fois c'est un peu plus à l'arrache.

Bon après le programme a l'air intéressant même si on en sait pas encore beaucoup... cela dit un Voldemort marionette a tout pour me plaire...
Je ne vais quand même pas tout dire dès la première pas Wink Mais bon, à la base, cette fic est née de la réflection "ok, en général, Voldemort capture les gens, il les torture, tente de les ralliés à sa cause... et si c'était lui qui était capturé ?" Bon, depuis, ça a pas mal changé, mais Voldy va quand même bien morflé.

Mais Voldemort-marionnette → Ça résume très bien la situation ^^

@Suzywa
De savoir Voldemort manipulé alors qu'il se croit Maître du monde vivant attise ma curiosité !
Yark yark... j'adore quand Voldemort fait face à plus méchant que lui. J'espère que tu ne seras pas dessus par la suite.

Connais-tu déjà la fin de la fic ?

Bien sûr ! En fait, contrairement au fouilli sans nom du Talisman Atlante, j'ai une idée très précise de l'histoire et j'essaye d'éviter de m'éparpiller dans tous les sens.

J'aime le phrasé grandiloquant de ces êtres hors du temps, la mise en scène théâtrale de cette entrée.
Content Alors j'espère que tu vas aimer la suite et surtout les passages avec Nosferuptor.
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Syrinx le Mer 28 Sep - 15:42

@popoyo
ah non... moi c'est Syrinx
C'est gentil. J'essaye de m'appliquer pour la première page. Après... bah euh, des fois c'est bien, des fois c'est un peu plus à l'arrache.
ah oui, je connais... pour pratiquer
j'adore quand Voldemort fait face à plus méchant que lui.
ça doit donner effectivement... *tente d'imaginer...*
Pour peu on aura presque pitié de lui ? (en fait je ne cherche pas vraiment la réponse, c'est juste que ça appelle un écho (j'écris une fic à l'époque de Jedusor à Poudlard... et d'après ce que tu dis j'ai l'impression qu'on a eu la même envie : faire descendre Voldy de son pied d'estal. Toi en créant plus méchant que lui (d'ailleurs tu as vraiment fait plus méchant que lui ?) pour ce que je comprends pour le moment et moi en créant un perso surper fortiche)
Bref tout ça pour dire que la marionette Voldemort me plait beaucoup comme concept

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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Elaia Gurialde le Ven 30 Sep - 10:53

ah non... moi c'est Syrinx
La bourde.... cherchez dehors
Euh... j'étais pas réveillée... Désolée.

Bref, en fait, t'as raison. C'est pas tellement plus méchant, dans le sens où Voldemort est déjà un sacré psychopathe, mais plutôt plus puissant. Ouais, je crois que c'est ça, plus puissant et qui veut s'en prendre à Voldy.
Quoique... dans l'histoire, y a bien plus méchant que lui, si tant est que "méchant" peut les qualifier.

Ta fic à l'air intéressante. C'est bien l'Ambre et le Jais ? M'en vais faire des sauvegardes pour pouvoir lire hors connection.
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Syrinx le Ven 30 Sep - 23:47

C'est pas tellement plus méchant, dans le sens où Voldemort est déjà un sacré psychopathe, mais plutôt plus puissant. Ouais, je crois que c'est ça, plus puissant et qui veut s'en prendre à Voldy.
le concept voldy victime est un concept qui me plait aussi et tout à fait inédit pour moi... ça change pour une fois du rôle du méchant (à non ça, ça change pas), bon ben ça change du rôle de l'agresseur compulsif, et meurtrier psychopathe... je sens que je vais me régaler

pour la fic t'as trouvé la réponse toute seule (heureusement parce qu'en voyant ta réponse ici que ce soir, j'ai pas été d'une grande utilité)

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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Elaia Gurialde le Mar 4 Oct - 11:46

bon ben ça change du rôle de l'agresseur compulsif, et meurtrier psychopathe... je sens que je vais me régaler
J'espère que tu ne sera pas déçue...

Sinon, il paraît que l'on est mardi... donc voici la suite, le premier chapitre....

!!!!!! RATING M (ok, je me suis un peu lâchée sur le début... mais après, je reviens dans le K+/T

Chapitre 1 : Discussion avec un vieux fou (1/3)

L'attaque ne semblait avoir laisser aucun survivant.
En contrebas, une maison flambait. Le bois crépitait. L'air fleurait la chair carbonisée. En haut, la Marque des Ténèbres flottait. Devant la porte que les flammes achevaient de noircir, se trouvait un homme que l'on avait crucifié nu, la tête en bas. Les responsables de l'attaque avait poussé la barbarie jusqu'à lui couper les organes génitaux pour les lui enfourner dans la bouche. L'homme agonisait, toujours conscient, dans une certaine mesure. Pour quelques minutes encore. Ou quelques secondes.
Voldemort se tourna vers Timothée MacFiegan, une toute jeune recrue qui peinait à contenir ses haut-le-cœur.
- Tue le moldu.
Le Seigneur des Ténèbres fut obéi sans attendre, un éclair vert mit fin au supplice.
Au pied de la croix inversée se trouvait une femme, un adolescent d'une quinzaine d'années et une adolescente un peu plus jeune. Tous avaient été brûlés. Il semblait, au regard des flaques de sangs qui séchaient, qu'ils avaient été égorgé auparavant.
Le Mage Noir demeura immobile, contemplant encore un peu la scène du carnage, les narines dilatées humant les relents de magie à le recherche d’une trace, d’un indice. Comme à chaque fois, il n'y en avait aucun.
Son regard retourna au moldu. Voldemort aurait fini par le tuer, un jour ou l'autre. Avant d'être cloué la tête en bas puis émasculé, ce sous-homme avait épousé une sorcière avec qui il avait conçu des enfants. La sorcière en question militait pour la protection des moldus. Voldemort aurait attaqué. Mais pas comme ça. Pas en se laissant aller à une telle sauvagerie tout juste bonne pour les moldus. Comment prétendre que le sorcier était supérieur au moldu sinon ? Non, décidément Voldemort désapprouvait ces méthodes. Bien trop moldues.
Ce qui le mettait surtout hors de lui, c'était que les fous perpétrant ces crimes osaient les signer de la Marque des Ténèbres ! De sa Marque ! C'était infamant. Et Voldemort ne pouvait pas faire un communiqué de presse pour réfuter la responsabilité de ces meurtres. Il devait donc arrêter lui-même les coupables.
Ce n'était pas la première fois que des Mages Noirs venaient tenter leur chance en Angleterre. Les deux premiers s'étaient rapidement fait reconduire à la frontière par Voldemort. Ils étaient partis la queue entre les jambes, sans demander leur reste. Le Seigneur des Ténèbres avait fait du troisième un exemple. Après l'avoir capturé, il avait convoqué plusieurs Mages Noirs particulièrement ambitieux. Voldemort avait exécuté son prisonnier à grand renfort de Magie Noire. Depuis, son territoire n'avait pas eu à souffrir de l'intrusion de nouveaux concurrents. Jusqu'à ce jour. Et celui-là semblait particulièrement suicidaire. On n'empruntait pas sa Marque !
Un bruit suspect attira soudain son attention. Un buisson, là, à quelques mètres à l'est de la maison. Ce buisson avait frémi. Un sourire carnassier étira les fines lèvres du Mage Noir.
- Incendio !
Le buisson prit feu. Deux petites formes terrorisées en jaillirent.
- Impidementa.
Les fuyards furent pétrifiés. D'un geste de la baguette, Voldemort les ramena dans le cercle de lumière crée par le brasier qui dévorait la maison avec un appétit d'ogre, craquant sur le bois, croquant sur les poutres, mordant sur les murs. Les fuyards n'étaient que des enfants, un garçonnet qui ne devait pas avoir plus de huit ans et une jeune adolescente. Ils étaient frère et sœur, leurs mêmes mèches fauves un peu recroquevillé par les flammes, leurs mêmes yeux noirs reflétant la panique, leur même traits doux tordus par la terreur ne laissaient aucun doute sur la question.
Le Mage Noir les dévisagea tour à tour. Les enfants se resserrèrent l'un contre l'autre. Pathétique. Pourtant, leur regard d'obsidienne l'interpellait, sans qu'il put en déterminer la cause.
- Maître, que faisons-nous de ces sang-de-bourbes ? S'impatienta Bellatrix.
Elle s'imaginait déjà les torturant. Voldemort, lui, avait d'autres projets.
- Savez-vous qui a attaqué ?
Comme ils ne répondaient pas, le Mage Noir fit un pas vers eux, sortant sa baguette, menaçant. La gamine réagit aussitôt. Sans crier gare, elle bondit devant son petit frère, baguette au poing. Distrayant. Les enfants avaient toujours plus de mal que les adultes à estimer le danger. Les Gryffondors étaient de grands et éternels enfants.
- Laissez mon frère partir. Il n'a rien vu. C'est moi qui ai tout vu, Lord Voldemort !
Voilà qui était inhabituel. Des murmures agitèrent les rangs des Mangemorts. Bellatrix frémissait de rage.
- Ainsi, tu oses prononcer mon nom, nota Voldemort de son ton le plus glacial.
L'adolescente cilla. Elle suintait de l'odeur pestilentielle de la peur.
- Elle, elle le prononçait bien, répliqua-t-elle rassemblant son courage typiquement Gryffondor.
Les yeux du Mage Noir se resserrèrent à deux fentes.
- Elle ?
- Oui, elle. C'était une femme qui menait l'attaque.
Une étincelle traversa le regard de la gamine. Elle détourna sa baguette de Voldemort pour la tourner vers son propre cou.
- Mais si vous ne laissez pas partir mon frère, c'est tout ce que vous saurez.
Stupides Gryffondors ! Il fallait toujours qu'ils jouent les héros pour sauver autrui. D'un subtil informulé, Voldemort fit voler la baguette de l'enfant jusque dans sa main. L'adolescente regarda avec horreur les longs doigts d'albâtres se refermer sur sa baguette. Les Mangemorts en rirent.
- C'est moi qui fixe les conditions, répliqua le Mage Noir.
La gamine était blême.
- Endolorissss !
Elle s'effondra de douleur et n'eut pas la fierté stupide de se retenir de crier. Ou peut-être qu'elle voulait blesser les oreilles de ses agresseurs, car sa voix était particulièrement aiguë. Son frère se précipita vers elle. Il se heurta à une barrière invisible.
Voldemort leva le maléfice. Il se tourna de nouveau vers MacFiegan.
- Emmène le garçon vers la maison d'un Auror.
Le jeune Mangemort s'exécuta sans attendre, alors que la surprise agitait des murmures parmi les rangs. Timothée prit le bras de l'enfant qui s'agrippait à sa sœur. Cette dernière, malgré l'affaiblissement du doloris, le repoussa.
- Gabrielle... je veux pas te laisser, pleurait-il.
La scène était pathétique, Voldemort faillit perdre patience. Heureusement pour le garçonnet, sa sœur le gifla et lui ordonna sèchement la lâcher. Surpris, l'enfant se pétrifia et Timothée put l'arracher des bras de sa sœur.
Il transplana.
L'adolescente redevint le centre d'attention des Mangemorts.
- Eh bien Gabrielle, reprit Voldemort d'un ton toujours aussi glacial. Maintenant que ton frère est en sécurité, accepterais-tu de parler ?
L'adolescente soutint son regard sans ciller, vibrante de détermination. Voldemort sourit intérieurement : elle avait un certain potentiel.
- Oui, je parlerai. Je dirai tout ce que j'ai vu et même tout ce que je sais des activités de ma mère avec l'Ordre du Phénix.
Puis, plus bas, presque pour elle-même.
- Eux ne sont pas intervenus.
Le Mage Noir ne prit pas la peine de répondre à la jeune sang-mêlée.
- Bellatrix, emmène-la au manoir Malefoy. Et tu n'y touches pas.
- Oui Maître, dit la Mangemort presque à regret.
Les Mangemorts transplanèrent bientôt, sur ordre de leur maître. Maître qui resta un instant seul auprès de la maison qui continuait de brûler avec force, avant de transplaner.
Il devait poser des questions à un vieux fou.


De mémoire de Mage Noir, Nosferuptor avait toujours été vieux. Même lorsque Grindelwald n'était qu'un tout jeune Mage Noir, Nosferuptor était déjà un vieillard édenté. Il n'en demeurait pas moins le plus redouté de tous. Peut-être était-ce son entêtement à repousser sans cesse la Grande Faucheuse. Ou plus simplement le sort des jeunes impudents qui avaient osé, dans une insolence puérile, lui manquaient de respect.
Nosferuptor était le dernier recours du Mage Noir. On ne se rendait dans sa cabane branlante que lorsque l'on était au bord du gouffre, que tous les Aurors du monde avait décidé de vous mettre derrière les barreaux, qu'un plus méchant que vous avait décidé de vous faire la peau, que la quête d'immortalité ou de pouvoir n'avançait plus, que l'on perdait l'aveugle confiance en soi si caractéristique des Mages Noirs, ou que l'on avait à faire à un ennemi totalement inconnu. Il était même courant que de jeunes et inexpérimentés Mages Noirs au bord du gouffre préféraient faire un pas plutôt que de demander conseil à Nosferuptor. Pourtant ces derniers étaient gratuits. Cela était suspect dans le monde des Mages Noirs.
Voldemort, lui, ne le craignait pas. Peut-être aurait-il dû.
Sa silhouette longiligne s'avançait sans un bruit vers la pauvre masure construite sous l'ombre menaçante de hauts épicéas. Déjà des effluves rances, chargés de fumés suspectes, vinrent agresser les narines reptilienes du Seigneur des Ténèbres. Ces relents acres irritaient les voies respiratoires comme une huile laissée bien trop longtemps sur le feu. Cela ne le freina pas pour autant.
La porte s'ouvrit d'elle-même. Voldemort entra sans hésiter dans la petite pièce aux murs couvertes de peau de bêtes, aux plafonds accueillants milles plantes séchant, aux odeurs de décomposition et de vieillesse. Sur une paillasse grossière, un petit vieillard tout frêle l'observait d'un air amusée, pipe fichée dans la fente grotesque lui servant de bouche. Sa peau craquelé ressemblait bien plus à de l'écorce qu'à un simple épiderme, ses cheveux fillasses formaient une toile d'araignée au dessus de sa tête. Un bandeau noir lui barrait le visage, cachant un œil. L'autre œil, totalement blanc, fixait Voldemort.
- Tom, je t'attendais.
Une caricature de sourire fendit son visage parcheminé, révélant de rares dents devenus noires. Ce rictus carnassier avait déjà provoqué la fuite de plusieurs jeunes Mages Noirs. Pas Voldemort.
- Cela fait longtemps que tu n'es pas venu me rendre visite. Depuis que tu as retrouvé ton corps...
Son ton suintant de danger était à même de creuser un profond mal aise chez les Mages Noirs les plus confirmés. Même dans son âge le plus tendre cependant, Voldemort n'avait jamais redouté les réactions de Nosferuptor.
- Ne m'oublie pas comme on oublie un petit vieux devenu inutile par l'âge, Tom. J'en serais fortement désappointé.
N'importe quel Mage Noir se serait confondu d'excuse. Pas Voldemort qui lui rendit son sourire.
- Au regard de la population actuelle de Mage Noir, tu dois rarement être seul.
Mais Voldemort avait conscience depuis le début, depuis toutes ces décennies, qu'il occupait une place à part dans l'estime de Nosferuptor.
- Ceux-là...
Une place d'exception.
- Tous des pleutres qui tremblent sitôt qu'ils passent ma porte, quand ils la passent. Et puis de nos jours, les Mages Noirs veulent tout, tout de suite et sans effort. Quelle impatience ! Nous sommes dans une société où la vitesse est adorée comme une déesse! Mais toi, toi, tu es différent. Certes, tu es encore bien jeune, mais tu sais prendre ton temps et regarde la différence ! Eux seront oublié d'ici un siècle tout au plus alors que toi tu resteras immortel... dans l'histoire au moins. Parce que l'immortalité...
Il lança un cracha noirâtre de tabac au sol.
- Une belle bêtise que cette quête... combien de sorcier prometteur ai-je vu disparaître dans cette quête sans espoir ?
Voldemort écouta patiemment le radotage habituel. La Mort, l'immortalité... Il lui semblait que pas un de leurs entretiens ne s'étaient déroulés sans qu'au moins un de ses thème ne fût évoqué.
- C'est ainsi, une passe que n'importe quel Mage Noir doit traverser. Mais tu n'es pas n'importe quel Mage Noir, Tom. Nous le savons tous les deux. En fait, tu me rappelles ce que j'étais lorsque j'étais plus jeune, en plus impatient. Mais l'impatience est dans l'air du temps. On voit à court terme alors que c'est le long terme qui importe.
Nosferuptor se tut, tirant sur sa pipe pendant de longues secondes avant que sa bouche ne souffle quelques nuages de fumées âcres.
- Dans une vision à long terme, comme à court terme, tu dois te préoccuper de ton nouvel ennemi, Tom. Très sérieusement. Et surtout ne pas le sous-estimé. Les Mages Noirs n'ont pas eu de tel adversaire depuis...
Son œil blanc se perdit dans le vide, alors que son esprit s'égarait dans les méandres du temps. Il souffla pensivement un nuage vaporeux, avant de reprendre :
- Très longtemps. Tom, si tu ne parviens pas à l'arrêter rapidement, je t'imposerai la collaboration d'autres Mages Noirs. Nous ne pouvons nous permettre de le laisser agir.
Voldemort fronça des sourcils - à supposer qu'il eût des sourcils. L'idée de devoir composer avec d'autres Mages ne lui plaisait guère.
- Cet ennemi est-il si dangereux ?
- Je le crains.
- Dans ce cas, pourquoi se cache-t-il ?
- Parce qu'il joue, Tom. Il joue avec toi pour l'instant. Il te jauge. Prends bien garde.
Jamais Voldemort n'avait vu Nosferuptor aussi grave, aussi sérieux. En général, il se contentait de jouer la comédie du vieux fou aux phrases fumeuses et au rire agaçant.
- Que sais-tu de lui ?
- Je n'en suis qu'à des suppositions pour l'instant, soupira le patriarche. Il utilise des puissantes protections pour se protéger de moi.
- Comme Grindelwald ?
- Comme Grindelwald.
- Donc il ne craint vraiment rien, conclut sombrement Voldemort.
Grindelwald, pour avoir oser défier Nosferuptor, pour son pouvoir grandissant devenant hégémonique, avait provoqué une coalition de Mages Noirs contre lui. Mais Grindelwald, si redoutable en duel, poussa les Mages Noirs au bord du gouffre. Il avait fallu se résoudre à demander de l'aide à Dumbledore ou plus exactement le forcer à agir car ce dernier était lui-même terrorisé. Voldemort se rappelait bien cette époque-là, ceux qui avaient participé aux évènements, le rôle déterminant qu'il avait joué.
En utilisant les mêmes procédés que Grindelwald, le nouvel ennemi risquait de créer rapidement une coalition contre lui.
- Ou plutôt elle. Je crois que c'est une femme, ajouta le Mage Noir. Sur le dernier lieu d'attaque, elle avait laissé -probablement volontairement- deux survivants. J'ai envoyé le plus jeune des deux, un garçon de huit ans, auprès des Aurors. Si cette fois encore, ils l'accusent d'être Mangemort...
- Cela signifiera que le Ministère est ou infiltré ou totalement incompétent.
- Il peut même être les deux à la fois.
- Et la fillette ? Qu'as-tu l'intention d'en faire ?
Bien entendu, Nosferuptor connaissait déjà les survivants, avant même que Voldemort ne les lui présentât.
- L'interroger sur ce qu'elle a vu.
- Et ? Insista le vieillard avec un petit sourire moqueur.
Voldemort se retint de montrer son agacement.
- Pour l'instant je ne sais pas. Peut-être qu'elle n'a aucun intérêt. Bellatrix sera ravie de m'en débarrasser.
- Mais...
Nosferuptor prenait un malin plaisir à le forcer à dire tout haut ce que Voldemort n'osait s'avouer penser tout bas.
- Je crois qu'elle est puissante.
- Elle t'intrigue.
- Elle a osé prononcé mon nom.
- Ton nom de guerre tu veux dire, corrigea le vieillard d'un air malicieux. Lord Voldemort. Car ton véritable est et sera toujours Tom Jedusor.
Tout être vivant, autre que Nosferuptor, aurait encourut la colère de Voldemort pour cette dernière phrase. À part peut-être Nagini.
- Oui, celui-là, claqua le Mage Noir.
- Elle a osé te défier.
- Oui, en stupide Gryffondor. Elle voulait sauver son frère.
Le vieillard lâcha un petit rire semblable à celui d'une hyène.
- Pourquoi crois-tu que tous ceux qui s'opposent à toi sont Gryffondor ?
- Parce que jusqu'à présent, c'est le cas. Donc, pour en revenir sur l'enfant, que penses-tu que je dois faire ? Car il me semble qu'elle t'intéresse plus que moi.
Nosferuptor gratta son menton mal rasé, pensif. Voldemort attendit. Finalement un sourire révéla les gencives édentés du vieil homme.
- Que tu prennes le temps d'étudier cette enfant. J'ai le sentiment qu'elle pourra nous être utile dans la suite.
- C'est une Sang-Mêlée, fille d'une sorcière traître à son sang.
Le patriarche claqua de la langue, agacé.
- Et toi Tom, qu'es-tu ?
Voldemort garda le silence. Nosferuptor savait à quel point il pouvait jouer avec les nerfs du jeune Mage Noir. Il y prenait un malin plaisir.
- Puis-je partir ? Demanda Voldemort d'un ton un peu sec.
- Oui, oui, tu peux, accorda le vieil homme satisfait de son petit effet.
Alors que Voldemort avait déjà quitté la mansarde, Nosferuptor ajouta à voix basse, pour lui-même :
- Et prend bien garde à tes Horcruxes.
Voldemort marcha d'un pas vif hors de la zone anti-transplanage, et transplana au Manoir Malefoy. Le jour s'était levé depuis une heure ou deux déjà. Cela ne signifiait pas pour autant que les Mangemorts habitant les lieux avaient daigné pointer le nez hors des couvertures. En vérité, la paresse des Mangemorts leur fut salvatrice. Voldemort n'était pas dans sa meilleure humeur.
Le Mage Noir intercepta la Gazette du Sorcier déposée par un hiboux qui s'était empressé de repartir. Il parcourut rapidement l'article faisant la une et en conclut que Rita Skeeter n'avait plus envie de vivre.
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Syrinx le Mar 4 Oct - 18:09

:DDD Voldemort a trouvé un maitre : Nosferuptor
:DDD (enfin non pale ) il a aussi trouvé plus sadique que lui (tremblez, humains mortels)

Me plait déjà le Nosferuptor, un horrible bonhomme mais finalement moins mortel (pour le moment) que d'autres... vivant juste sur sa réputation... Et il aurait donc comploté et manipulé Dumby pour lui faire trucider Grindelwald ? Dumbledore, qu'on connait pourtant pour être manipulateur maintenant, est un petit joueur à coté de lui, n'est-ce pas ?

J'aime aussi :
Et puis de nos jours, les Mages Noirs veulent tout, tout de suite et sans effort. Quelle impatience ! Nous sommes dans une société où la vitesse est adorée comme une déesse!
fait exprès ou pas ça me rappelle furieusement quelque chose de très actuel. Faut que je relise demain mais je me demande si en remplaçant "mages noirs" par "cadres", je retombe pas sur une phrase d'un article affiché dans le bureau de mes collègues (oui ils aiment beaucoup la hiérarchie....)

Sinon c'est très plaisant de voir Voldemort titillé et rembarré sans qu'il ne riposte.
Et l'humour noir est un régal, surtout à la fin : ainsi les mangemorts font des grasses-mat ? et Skeeter, tu vas la trucider ? (non vraiment j'ai jamais pu me la blairer, elle)

Bref c'est noir et pourtant plaisant à lire (bon moins le début un peu dégeu, quand même, ça m'a rappelé un SAS je devais être bien désoeuvrée ce jour là.... ). Quelques pouffements de rire, heureusement que j'ai attendu d'être rentrée chez moi pour lire le chapitre....

Vivement mardi prochain !

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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Elaia Gurialde le Jeu 6 Oct - 18:49

:DDD Voldemort a trouvé un maitre : Nosferuptor
:DDD (enfin non pale ) il a aussi trouvé plus sadique que lui (tremblez, humains mortels)
Yark Yark... Nosferuptor, il est terrible !
En fait, j'ai réalisé que c'était mon personnage le plus vieux. Je veux dire le plus ancien. Bref, le tout premier que j'ai inventé, en lisant HP2 je crois, lorsque Dumbledore dit que Voldemort a rencontré toute sorte d'énergumène peu fréquentable. C'était il y a plus de 10 ans ! (nostalgie)

il aurait donc comploté et manipulé Dumby pour lui faire trucider Grindelwald ?
J'ai écrit ce chapitre voilà 2 ans et quand je l'ai relu, ben je l'ai plutôt interprété : "les mages noirs poussent un Dumbledore terrifié au combat parce que eux-mêmes n'ont pas envie d'y aller" (*imagine la scène*)
Après... hum... Dumbledore est humain.

ait exprès ou pas ça me rappelle furieusement quelque chose de très actuel. Faut que je relise demain mais je me demande si en remplaçant "mages noirs" par "cadres", je retombe pas sur une phrase d'un article affiché dans le bureau de mes collègues (oui ils aiment beaucoup la hiérarchie....)
Oulà... tu n'as pas idée ^^ C'est vraiment marrant que tu l'ai vu parce que je l'ai à peine suggéré ici. Je veux dire, pas le culte de la vitesse, mais le parallèle mage noir-cadre.
Mais dans mes histoires originales ben... c'est fréquent qu'un mage noir se reconvertisse en cadre ^^

Sinon c'est très plaisant de voir Voldemort titillé et rembarré sans qu'il ne riposte.
Yep, plus de pied d'estal ^^

moins le début un peu dégeu, quand même, ça m'a rappelé un SAS
Jamais lu de SAS mais faudrait un jour... question de curiosité...
Après, ouai, je voulais que ça soit un peu moins policé, un peu moins auto-censuré que le TA... de plus en plus, j'essaye de me lâcher (ok, j'ai commencé fort sifflote )

Après, contente que ça te plaise ^^
Par contre, j'ai bien peur que Skeeter face encore des siennes non mais

Bref...

Tu postes quand le chapitre 18 de ta fic ?
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Suzywa le Sam 8 Oct - 19:56

Laughing C'est vrai que le décor est assez hard en début de chapitre !
Je ne sais pas si tu te vengeais mentalement d'un personnage bien particulier de ton entourage pour imaginer telle cruauté ! J'ai souri parce que même Voldemort trouvait cela trop bestial !

Alors, je récolte les infos ! Il y a pas mal de personnages à prendre en considération si on relit ton "Avant l'histoire" mais je suppose que tu nous tisseras les liens au fur et à mesure !

Voldemort et Nosferuptor ? Ce dernier me fait immanquablement penser à Nosferatu et à Terminator ? Un mutant des deux personnages ?
Il m'a fait sourire aussi avec son humour à froid et son sourire aux dents gâtées me le rend plutôt sympathique .... pour le moment, bien sûr !

En lisant ce chapitre, j'ai donc éprouvé dégoût et amusement... C'est assez perturbant comme impression !

A mardi prochain !
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Elaia Gurialde le Lun 10 Oct - 0:35

Suzywa a écrit: Laughing C'est vrai que le décor est assez hard en début de chapitre !
Je ne sais pas si tu te vengeais mentalement d'un personnage bien particulier de ton entourage pour imaginer telle cruauté !
Euh... à priori de personne... je voulais juste me sortir des carquants de mon auto-censure je crois (comme aujourd'hui... sifflote ). Et puis c'était en septembre et j'avais pas envie de retourner à l'école aussi.

J'ai souri parce que même Voldemort trouvait cela trop bestial !
Pour moi, Voldemort méprise cette part animale qui vit en chacun de nous. Il préfère tuer de manière plus raffiner. Et puis, comme le dis Dumbledore, il ne tue lui-même que les personnes qu'il juge digne de son attention (genre, c'est pas lui qui a achevé le moldu). Parce que c'est un privilège d'être tué par sa Seigneurerie ! cherchez dehors

Alors, je récolte les infos ! Il y a pas mal de personnages à prendre en considération si on relit ton "Avant l'histoire" mais je suppose que tu nous tisseras les liens au fur et à mesure !
Yep, j'ai essayé de me limiter. À priori ça devrait le faire, le gros des persos étant déjà sorti et réaparaîtront avec plus ou moins de régularité.

Voldemort et Nosferuptor ? Ce dernier me fait immanquablement penser à Nosferatu et à Terminator ? Un mutant des deux personnages ?
Il m'a fait sourire aussi avec son humour à froid et son sourire aux dents gâtées me le rend plutôt sympathique .... pour le moment, bien sûr !
mouarf un mutant... bon en vrai, nosferatu m'a inspiré pour le nom. Ensuite, c'est aussi la constatation que beaucoup de Mages Noirs et autres méchants ont un nom en "or" : Voldemort, Dark Vador, terminator, predator, Lex Luthor, Thor... euh...

Ah Nosferuptor ? Gentil (dans une certaine mesure), plutôt méchant ou carrément méchant ? Telle est la question. En tout cas, on va encore entendre parler de lui sifflote

En lisant ce chapitre, j'ai donc éprouvé dégoût et amusement... C'est assez perturbant comme impression !
Mais c'est un commentaire que j'apprécie ^^

Bref, à mardi prochain !

PS : Syrinx, si tu lis ce message, sache que je suis en manque de ta fichue fic !
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Syrinx le Lun 10 Oct - 9:55

Voldemort, Dark Vador, terminator, predator, Lex Luthor, Thor... euh...
j'avais jamais fait gaffe à ça, mais c'est totalement vrai (du coup m'en vais faire le tour des noms de mes connaissances pour voir si y en a pas un qui finirait en "or")

Ah Nosferuptor ? Gentil (dans une certaine mesure), plutôt méchant ou carrément méchant ? Telle est la question.
tout dépend du point de vue...

PS : Syrinx, si tu lis ce message, sache que je suis en manque de ta fichue fic !
Hein ? mais tu connais quasiment la fin !
Mais je m'y remets ce soir (après avoir lu le coeur cousu quand même parce que j'ai même pas réussi à me poser ce weekend pour voir de quoi il retournait)
Mais bon si tu es vraiment en manque tu peux toujours continuer ta version du chapitre Nurmengard... parce que là c'est moi qui reste sur ma faim sifflote (et en plus t'as vu comment tu me mets l'eau à la bouche avec tes histoire, là ? et tes persos ? Razz )

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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Elaia Gurialde le Mar 11 Oct - 15:06

Bon ben... on est mardi.

j'avais jamais fait gaffe à ça, mais c'est totalement vrai (du coup m'en vais faire le tour des noms de mes connaissances pour voir si y en a pas un qui finirait en "or")
C'est mon frère un jour qui m'avait fait la remarque... Depuis, je souris à chaque fois qu'un nouveau méchant a un nom en -or (pas bête l'idée de faire le tour des connaissances...)

Mais bon si tu es vraiment en manque tu peux toujours continuer ta version du chapitre Nurmengard... parce que là c'est moi qui reste sur ma faim sifflote (et en plus t'as vu comment tu me mets l'eau à la bouche avec tes histoire, là ? et tes persos ? Razz )
[

Mais euh... c'est pas la même chose de savoir ce qui va se passer et de lire comment ça va se passer.
Bon, et euh... pour Nurmengard, j'hésite, voilà... sifflote J'attend de lire la suite pour me décider.
Bon, blague à part, ça va me passer, hein.

Bref, la suite. Chapitre et court (même si je viens de lui rajouter une demi-page) et euh, je sais pas. Je vous laisse juger.

µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ

Chapitre 2 : un lundi noir aux chocogrenouilles

« Encore un lundi noir : les protecteurs des moldus perdent un membre de valeur
Pour le quatrième lundi consécutif, la nation sorcière d'Angleterre se réveille endeuillée. Une aube sanglante se levait à peine lorsque les Aurors ont une fois de plus découvert un spectacle de cauchemars : maison brûlée, corps crucifié la tête en bas après avoir été atrocement mutilés, victimes égorgées, carbonisées par les flammes. La Marque des Ténèbres flottant au dessus de la maison ne laissait aucun doute sur les coupables de cet abominable crime.
Encore une fois, nous ne pouvons que constater que la barbarie de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom n'a aucune limite.
Cette nuit, le drame s'est déroulé dans le foyer de la très appréciée Helena Rosier. Membre énergique, passionnée, du service de protection des moldus, militante enragée de l'égalité des chances entre sang pur et nés-de-moldu, sa disparition frappe durement ses amis et collègues (pour lire une biographie plus détaillée, rendez-vous page 5). En sa mémoire, le Ministère fera une minute de silence, demain midi. Nous vous encourageant à la suivre aussi, pour montrer à Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom combien la nation sorcière est liguée contre lui.
Un autre fait inquiétant nous préoccupe également car il touche directement nos petites têtes blondes. À l'instar des trois autres lundis noirs, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, certainement pétri de certitude quant à sa supériorité, a sacrifié un Mangemort pour prévenir les Aurors. Voilà un Mangemort de moins pourrions-nous nous dire, pour nous rassurer. Effort bien vain. Le Mangemort en question n'est autre que le fils dernier né de Helena Rosier : Barthelemy Rosier, tout juste âgé de huit ans.
Comment croire que celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ait pu pousser le vice jusqu'à enrôler des enfants dans ses rangs, faisant d'eux de dangereux psychopathe ne répondant plus qu'au pulsion primitive de violence, qui feraient passer Bellatrix Lestrange pour un ange de douceur ? Pourtant le comportement du pauvre garçon ne laisse aucun doute.
L'enfant est effrayant, il agit comme un possédé, bien que les experts Médicomages n'aient décelé aucune trace de maléfice. Le Médicomage Gregory Home, spécialiste des pathologies psychiques chez les jeunes enfants, déclare "avoir été horrifié par la violence des réactions de l'enfant. On se croirait dans un film d'épouvante pour moldu !"... »

- Il ne recule vraiment devant rien, commenta Ron en terminant d'avaler une tranche de hareng fumé.
Ce matin, la volée de hiboux apportait une nouvelle fois de mauvaises nouvelles. La dernière attaque de Lord Voldemort faisait encore une fois la une. Cela devenait coutumier.
- Un gamin de huit ans... bientôt il va chercher chez les cigognes ses Mangemorts ?
- Ron, sais-tu au moins comment on fait les enfants ? Claqua Hermione agacée.
Le jeune Weasley prit une jolie teinte cramoisie.
- Je trouve cela suspect, ajouta la jeune fille. Et ce mode opératoire... il n'avait jamais fait cela avant.
- Ça veut pas dire qu'il ne le fait pas maintenant, répliqua Ron. T'en pense quoi Harry ?
- Hum ?
Harry n'avait pas vraiment écouté, repensant à son dernier entretien avec Dumbledore qui lui avait montré la maison des Gaunts.
- Que penses-tu de la nouvelle attaque ?
- Qu'il serait bon que l'Ordre mette la main sur le gamin et lui pose quelques questions.
Il avait écouté l'article d'une oreille discrète.
- Mais tu penses que c'est Tu-Sais-Qui ?
Harry haussa des épaules.
- Qui d'autre ? Je le vois mal tolérer qu'un autre Mage Noir chasse sur son territoire. Dois-je te rappeler le cas Eisenherz en 1972 ?
Devant lutter contre Voldemort et sur les conseils de Hermione, Harry s'était attaqué à la lecture des archives du journalisme portant sur les événements de la première guerre. De là, il avait entreprit de lire, avec l'autorisation de Dumbledore, le célèbre ouvrage sulfureux « Les Arts Sombres à travers les âges : Présentation des plus grands Mages Noirs », de Onyx et al., édition 1995. Voldemort y avait gagné son entrée pour l'édition 1975, probablement grâce à sa victoire sur Eisenherz.
Eisenherz était une mage noire grecque, contrairement à ce que son nom de guerre laissé présager. Elle avait conquis une bonne partie du bassin méditerranéen lorsque, pour une raison inconnue, elle décida de s'attaquer à l'Angleterre. Ce fut une erreur stratégique qui donna lieu à l'un des plus spectaculaires combats de Magie Noire. Nul ne sut ce qu'il advint de Eisenhertz par la suite, mais nul doute que son sort fut plus enviable que celui de Dragonor.
- Le cas Eisenherz a fait débat, répliqua Hermione. Et s'il n'y a avait pas eu Dragonor, il y aurait certainement eu une enquête ouverte pour délit d'entente.
Ce Mage Noir avec plus de muscles que de cervelle fut exécuté par Voldemort devant une assemblée de pratiquants des Arts Sombres afin de bien leur signifier que l'Angleterre était son territoire et qu'il ne tolérerait aucune intrusion. Ce fut là une action d'une redoutable efficacité si bien qu'il y gagna le titre que toute personne de cette profession espère un jour conquérir : celui du plus terrible Mage Noir de tous les temps. Il appartenait jusqu'alors à Eisenherz qui l'avait elle-même volé à Massacrator, éphémère tenant du titre à qui l'on avait accordé ce privilège dans la fin des années 50, alors que les secteurs des Arts Sombres connaissaient une crise des vocations, suite à la défaite de l'Alchimiste des Ombres, ancien plus grand Mage Noir de tous les temps et successeur au titre de Grindelwald. Pour le premier comme pour le second, certaines rumeurs accusaient Voldemort d'avoir travaillé à leur perte. Mais chez les Mages Noirs, défaire un collègue était une pratique courante et bien mieux accepté que celle de la coopération. À fortiori celle de la coopération avec des Mages autres que Noirs, ce dont Voldemort était également accusé à demi-mots par des détracteurs préférant garder l'anonymat. Dans ce contexte, le scandale potentiel du cas Eisenherz prenait tout son sens. Voldemort avait-il usurpé son titre ? Mais peut-on parler d'usurpation alors que la triche était fortement encouragée chez les Mages Noirs ? Voilà qui ouvrait un nouveau débat sur la non-éthique des Arts Sombres et alimentait les publications des presses spécialistes, tel l'essai polémique « Peut-on accuser Voldemort de concurrence déloyale ? » par Alec Tron, paru dans le numéro de septembre 1976 de Dark Art Today. Alec Tron qui disparut dans de mystérieuses conditions.
- Peut-être qu'un nouveau Mage Noir audacieux veut conquérir sa place, avança-t-elle. Tu-Sais-Qui est en passe de détenir un nouveau record : si tu ne l'as pas défait d'ici juin, il sera le plus long tenant du titre. Mais, dans tous les cas, je ne crois pas que ça soit Tu-Sais-Qui.
Hermione désigna Malefoy et Nott qui conversaient, l'air préoccupé, le journal en main.
- Peut-être. Je n'en sais rien. Je poserai la question à Dumbledore.
La jeune fille opina.
- Et tu lui feras part de mon avis.
- Oui Hermione, soupira Harry avant de se lever.
- On y va ? Rogue serait trop content de nous enlever des points pour être arrivés à son cours.
Ils arrivèrent à temps, ce qui ne les empêcha pas de perdre des points. Rogue était d'une humeur massacrante au point que même les Serpentards en faisaient les frais. Pour une fois, Malefoy se teint côi, préférant ne pas titiller la patience de l'irascible professeur. Ce n'était pas Théodore Nott qui s'en plaindrait.
Depuis quelques temps, Théodore trouvait le jeune aristocrate un peu trop... collant à son goût. Impossible de s'en dépatouiller. Sous prétexte qu'il avait en commun d'avoir leur père à Azkaban, Malefoy avait eu la bienveillance de l'autoriser (ou de le contraindre selon les points de vue) à entrer dans le cercle très privé de sa cour. Fantastique. Naturellement Théodore, en fils de Mangemort, avait droit à une place de choix.
Le cours de Rogue s'acheva et Théodore fila discrètement avant que les deux gorilles de Drago n'eussent le temps de réagir. Le Maître des Potions observa la scène puis sortit de la salle d'enseignement qu'il referma derrière lui. On ne laisse pas une salle de préparation des potions ouvertes à tout vas, c'est une question de bon sens et de sécurité. D'un pas vif, il se rendit jusqu'au bureau de Dumbledore, espérant que le vieux directeur était revenu de son escapade nocturne.
Son vœu fut exaucé. Dumbledore ouvrait une chocogrenouille avec une sérénité apparente, comme si tout allait pour le mieux en ce bas-monde. Seule une personne le connaissant parfaitement décélérait dans cet acte bénin le symptôme d'une nervosité profonde. C'était toujours mauvais signe, les chocogrenouilles.
- Ah, tiens c'est encore moi, constata Dumbledore devant sa carte.
Rogue pouvait se targuer de faire partie de ses rares privilégiés à comprendre la signification cachée de cette scène aussi navrante que puérile. Aussi ne s'en alla-t-il pas en faisant tourner ses robes noirs d'exaspération. Il se racla juste la gorge pour rappeler sa présence. Dumbledore lui jeta un regard par dessus ses lunettes en demi-lune.
- Severus, mon ami, asseyez-vous.
Il lui tendit la boîte.
- Servez-vous, je vous en pris. Je vous promets de n'en parler à personne.
Priant Salazar pour que Minerva ne fît pas une entrée impromptue, Rogue se servit.
- Alors qu'est-ce qui vous amène ?
- Ismaël Merindol.
Dumbledore regarda Rogue sans comprendre, avant de découvrir la carte. Ismaël Mérindol, alchimiste de renom, que la légende prétendait d'origine vélane.
- Fantastique ! Saviez-vous qu'elle est très rare ?
Rogue la lui donna aussitôt, se demandant, par Merlin, pourquoi il avait cédé à ces gamineries insipides.
- L'attaque de cette nuit...
Dumbledore s'assombrit.
- J'ai vu le garçon ce matin. Je crains que pour une fois, Skeeter ait à peine exagéré les faits. L'enfant est vraiment tel que le décrit l'article. Diggles en est encore choqué.
- Maléfice ?
- Aucune trace.
Une chape de plomb sembla s'abattre sur les épaules du vieux directeur.
- Et encore une fois, nous sommes arrivés trop tard pour les sauver. Comment deviner lesquels seront les suivants ?
- Nous avons jusqu'à dimanche soir pour répondre à cette question, Albus.
- Je sais. Qui est le ou plutôt devrais-je dire la responsable ? Et pourquoi fait-elle cela ?
- Je l'ignore. Peut-être serez-vous rassurer de savoir que le Seigneur des Ténèbres se pose la même question ?
Dumbledore soupira.
- La dernière fois que nos esprits se sont rejoints, c'était en 1953. Autant dire que cela n'a rien de réjouissant.
- Et pour Gabrielle Rosier ?
- Vit-elle encore ? Demanda Dumbledore d'un ton las.
- Je ne l'abandonnerai pas tant que je n'aurai pas la certitude qu'elle est perdue, répliqua Rogue d'un ton piquant.
Le vieux directeur laissa échapper un nouveau soupir.
- Vos pensées vous honorent, mais j'ignore si nous avons le moyen de la sauver.
- Ce n'est qu'une enfant ! s'emporta Rogue. Une enfant qui s'est toujours montrée sage, sérieuse, timide, presque craintive. Et vous voudriez abandonnez cette fillette innocente entre les mains des Mangemorts ?
Les épaules de Dumbledore se voûtèrent un peu.
- Il y a beaucoup de victime innocente que nous ne pouvons nous permettre de sauver. Je ne peux risquer la vie des membres de l'Ordre dans une attaque suicidaire. Vous qui êtes Serpentard, vous devriez le comprendre.
- Serpentard... Le fait est que Gabrielle soit dans ma maison n'obscurcit pas votre jugement ?
- Je pourrais vous renvoyer la question, Severus, répondit Dumbledore d'un ton n'acceptant aucune contestation.
Le Maître des Potions envoya au directeur de Poudlard un regard noir qui aurait fait s'évanouir Londubat, puis il se détourna et sortit, sans autre bruit que celui des étoffes ténébreuses voletant derrière lui.
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Syrinx le Mer 12 Oct - 9:07

oh, ça fait tout bizarre de revoir le trio. Vraiment bizarre aussi d'apprendre que Harry lit (certes conseillé par Hermione)
Après on en apprend un peu plus sur la grande famille (très grande famille, j'aurais pas cru, enfin si, j'avais eu un apperçu, mais bon... ) des mages noirs et leur univers impitoyable.

Par contre c'est qui ceux là ? Dragonor (bon si tu le présentes et je crois bien que ça me rappelle qqch), Massacrator (mdr, le nom ! ) et l'Alchimiste des Ombres ?? (ah si peut-être que je peux savoir son nom à lui... nan ?)

Et Alec Tron a survécu à la coupure, cette fois on dirait... il aura p't'tre droit à son quart d'heure de gloire... un jour.

En tout cas, ça fait beaucoup de persos... ils serviront tous ? rapidement ? (juste pour savoir si tu es du genre à nous ressortir un perso dont on parle durant 2 lignes 20 chapitres après.... pour prendre des notes éventuellement)

Sinon... qu'est-ce que c'est que ça ?
Peut-être serez-vous rassurer de savoir que le Seigneur des Ténèbres se pose la même question ?
Dumbledore soupira.
- La dernière fois que nos esprits se sont rejoints, c'était en 1953. Autant dire que cela n'a rien de réjouissant.
que faut-il comprendre ? Voldemort et Dumbledore (tiens ça finit en "or") sont juste arrivés à la même conclusion un jour ou ils ont colaboré ? Et il s'est passé quoi en 53 ? (par curiosité et pour ma frise chronologique)

et puis je veux des chocogrenouilles ! (pas déjeuné encore... d'ailleurs si j'y allais?)


Dernière édition par Syrinx le Mer 12 Oct - 13:07, édité 1 fois (Raison : question supprimée, j'ai trouvé la réponse toute seule)

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L'ambre et le jais



chapitre 21
 
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Elaia Gurialde le Jeu 13 Oct - 16:25

Procrastination, quand tu nous tiens (faut que je retravaille des fichiers excel... la flemme monumentale)

donc syrinx (vue que tu es la seule à avoir laisser une review, snif...)

oh, ça fait tout bizarre de revoir le trio. Vraiment bizarre aussi d'apprendre que Harry lit (certes conseillé par Hermione)
ça ma aussi fait bizarre lorsque j'ai relu, 2 ans après l'avoir écris et que j'ai réalisé que c'était que du Poudlard. Après que Harry lise... tu comprendras pas la suite que ce n'est pas si bizarre que ça... sifflote

Et Alec Tron a survécu à la coupure, cette fois on dirait... il aura p't'tre droit à son quart d'heure de gloire... un jour.
Il se pourrait que ta Mimi Geignarde m'ait donnée des idées ^^

En tout cas, ça fait beaucoup de persos... ils serviront tous ? rapidement ? (juste pour savoir si tu es du genre à nous ressortir un perso dont on parle durant 2 lignes 20 chapitres après.... pour prendre des notes éventuellement)
Beaucoup sont là pour meubler l'univers impitoyable des mages noirs (yark yark... ).
La seule information à retenir, c'est que Voldemort a défait Eisenherz en 1972 dans des conditions suspectes (d'un point de vue de Mage Noir). Et encore, c'est pas d'un intérêt capital.

Voldemort et Dumbledore (tiens ça finit en "or")
Y a aussi Gryffondor, Patrick Poivre-d'Arvort cherchez dehors

Aller... vive excel !
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Suzywa le Mar 18 Oct - 20:13

Non, non ! Il n'y a pas que Syrinx qui te suive ! couteau et fourchett

scratch J'ai dû relire deux fois car de nouveaux personnages arrivent en masse.
Alors, j'ai été interpelée par la nouvelle manie d'enrôler des enfants pour les rendre Mangemorts !
En fait, les Mangemorts ont soulagé la douleur d'Helena Rosier en la tuant ! La douleur d'une mère d'avoir des monstres pour enfant est une torture beaucoup plus douloureuse que celle de la mort !

La saga des Mages Noirs aussi m'a intéressée.

Alors plus anodin... J'ai imaginé Harry manger des harengs en tranches ! Faut être costaud... Y a les arêtes... On les mange plutôt en filets, non ?

Ce chapitre est donc pour moi, la troisième pièce d'un puzzle, la troisième strate d'un Monde sorcier bien plus grand qu'on ne le pensait en lisant Harry Potter.

Cette idée me plait bien car j'avais envisagé cette éventualité aussi dans
"Contes et Histoires de fléreur", la seule fic qui est sortie de mon cerveau.

Alors, c'est pour aujourd'hui, le chapitre 4 ? cheers
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Elaia Gurialde le Mer 19 Oct - 11:37

Petit souci de TP hier, je ne peux poster que aujourd'hui.

@Suzywa
J'ai dû relire deux fois car de nouveaux personnages arrivent en masse.
Désoléééééé j'essaye de me contrôler, vraiment. Mais bon, ce chapitre a été écrit il y a deux ans et je n'avais pas encore trop réfléchi à la manière d'insérer les persos sans perdre le lecteur sous la masse (mais j'y travaille, j'y travaille)

Alors, j'ai été interpelée par la nouvelle manie d'enrôler des enfants pour les rendre Mangemorts !
Attention ! ça c'est ce que Skeeter a écrit

En fait, les Mangemorts ont soulagé la douleur d'Helena Rosier en la tuant ! La douleur d'une mère d'avoir des monstres pour enfant est une torture beaucoup plus douloureuse que celle de la mort !
Euh... Les Mangemorts (Thimothée MarcFiegan pour être précise) ont achevé le père Rosier mais lorsqu'ils sont arrivé, l'attaque avait déjà eut lieu... D'où la question, qui attaque et signe de la Marque des Ténèbres ?
Quant à la mère... en fait, c'est pas faux.

La saga des Mages Noirs aussi m'a intéressée.
Elle est assez anecdotique pour le DML, mais elle m'amuse bien. (c'est surtout pour le fun que je l'écris)

Alors plus anodin... J'ai imaginé Harry manger des harengs en tranches ! Faut être costaud... Y a les arêtes... On les mange plutôt en filets, non ?
Euh... moi je voyais une tranche de hareng fumé... me suis mal exprimée Embarassed (à la base, dans je sais plus quel tome, à un petit dej', Ron mange du hareng fumé et je sais que ça m'avait choquée parce que j'avais essayé peu de temps avant et c'était pas bon)(sont fons ces anglais)

Ce chapitre est donc pour moi, la troisième pièce d'un puzzle, la troisième strate d'un Monde sorcier bien plus grand qu'on ne le pensait en lisant Harry Potter.
Roh, des strates ! paléolithique moyen ? Ce silex est-il de tradition acheléenne ? L'homme de néandertal s'est-il hybridé avec l'homme anatomiquement moderne ? (dsl... cherchez dehors )

Cette idée me plait bien car j'avais envisagé cette éventualité aussi dans
"Contes et Histoires de fléreur", la seule fic qui est sortie de mon cerveau.
Ca me dit quelque chose... on peut la lire quelque part ? (c'est bientôt les vacances, va falloir que je m'occupe)

Alors, c'est pour aujourd'hui, le chapitre 4 ?
Nan, c'est demain... la faute aux TP qui n'en finissent pas et à un estomac mort de faim.

Bref, c'est tout de suite. Il n'y a aucun personnage nouve.... yerk, j'ai rien dit. Ok, y a deux personnages nouveaux, mais on s'en fiiiiiiiche. Faut pas se prendre la tête pour tous les retenir, de toute façon, je répète et re-répèterai les identités, lorsque les personnages deviennent récurrents. Donc en gros, pas grave si on zappe.

(Faut que je relise les HP... JKR est vraiment très forte pour introduire les persos...)

Bref, voilà la suite... très majoritairement écrit il y a deux ans. J'ai hésité à enlever Nagini, mais je me suis dis que ça présence me faisait un indice de datation de l'écriture. De même que certains dialogues que avec le recul... bof.

µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ

Chapitre 3 : Petite réunion entre Mangemorts

Nagini sur les épaules, Voldemort se dirigeait vers la cellule dans laquelle Bellatrix avait enfermé l'adolescente découverte la nuit dernière.
Gabrielle sursauta lorsque la porte s'ouvrit. Elle se recroquevilla sur elle-même en découvrant Voldemort dans l'entrée. D'une pâleur à concurrencer le Mage Noir, de grosses cernes mangeant ses yeux apeurés, des sillons laissés par les larmes sur les joues noircies de cendre, il ne faisait aucun doute que l'enfant avait plus pleuré que dormi.
La voix glaciale du Seigneur des Ténèbres résonna dans la petite cellule humide.
- Bonjour Gabrielle. Es-tu disposée à répondre à quelques questions ?
Son ton était ironique. L'adolescente opina faiblement.
- $Comme si cela pouvait changer quelque choses$, sifflota Nagini.
Voldemort l'ignora.
- Pourquoi n'étais-tu pas à Poudlard ?
- Ma mère ne voulait pas.
Sa voix était à peine audible tant la présence de Voldemort l'écrasait.
- Elle disait que c'était trop dangereux avec...
Gabrielle hésita.
- Avec ? Insista Voldemort d'un ton menaçant.
- Votre retour.
- $C'est vrai que nul n'est plus en danger qu'à Poudlard$, commenta Nagini d'un air moqueur.
Gabrielle cilla légèrement.
- Je lui ai pourtant dit que c'était idiot. Mais elle voulait pas me laisser partir.
- Quelle maison à Poudlard ? Coupa Voldemort.
Gabrielle hésita une nouvelle fois. Le Mage Noir sortit sa baguette.
- Serdaigle, j'ai été à Serdaigle, s'empressa-t-elle de répondre.
- Endoloris.
Il ne maintint le maléfice qu'une dizaine de seconde. C'était suffisant pour un avertissement visant à dissuader l'enfant de recommencer.
- Ne me ment pas... je déteste cela, siffla-t-il d'une voix doucereuse. Est-ce clair ?
Gabrielle se releva avec difficulté et acquiesça.
- Serpentard. J'étais en troisième année à Serpentard.
L'espace d'une seconde, Voldemort ne parvint pas à dissimuler sa surprise. Il maudit mentalement Nosferuptor d'avoir eu raison. Encore une fois.
- Serpentard, vraiment ? Pourtant tu n'avais pas tout à fait le comportement d'un Serpentard cette nuit ?
- Il n'a jamais été dit qu'on allait à Serpentard parce qu'on était lâche, se défendit Gabrielle avant de réaliser que répondre à Voldemort n'était peut-être pas la chose la plus intelligente à faire.
D'autant plus lorsque Nagini en rajoute une couche.
- $Elle n'a pas tort$.
Gabrielle blêmit, entendant déjà le mot « Endoloris ». Il ne vint pas.
- Un Serpentard ne parle pas s'en réfléchir comme le ferait un stupide Gryffondor, répliqua sèchement Voldemort.
L'enfant baissa les yeux, tout son corps tendu attendant le maléfice. Maléfice qui restait en suspens.
- Pourquoi m'as-tu défié la nuit dernière ?
- Parce que je me suis dit que n'avais rien à perdre et qu'il n'y avait qu'ainsi que je pourrais sauver mon frère.
- Vraiment, et pourquoi cela ?
- Vous avez plus l'habitude qu'on vous supplie que l'on ne vous défie. J'ai pensé que ce serais plus efficace.
- $Il y a de l'idée, reconnut Nagini. Et ça a marché$.
Le Mage Noir lança un regard peu amène au serpent.
- $J'avais l'intention de laisser partir le garçon de toute façon, répliqua Voldemort.$
Puis, changeant de sujet :
- Que s'est-il passé le soir de l'attaque ?
- Au début, je dormais. Puis y a une une violente secousse et une boule de feu a explosé. J'ai pas eu le temps de me lever que ma mère entrait déjà avec mon petit frère et ma petite sœur. Elle voulait transplaner, mais celle qui nous a attaqués -je crois qu'elle se fait appeler Lady Valombra- avait jeté une protection antitransplanage. Alors ma mère nous a dit de fuir, qu'elle les retiendrait avec mon père et mon grand frère.
« Dehors, il y avait six sorciers avec des capes noires et un masque de mort. On croyait que c'était les Mangemorts. Mais y avait aussi une femme qui ne portait pas de masque, très grande, des cheveux blonds très clairs et une peau presque transparente, Lady Valombra. Je le sais parce qu'elle l'a dit quand elle a commencé à parler. Elle a dit que c'était pas les Mangemorts et qu'il fallait pas espérer survivre. Ça n'avait rien de personnel, elle voulait juste attirer votre attention. Elle a prononcé votre nom. Enfin...
Gabrielle sembla hésiter puis jugea qu'il vaudrait mieux parler.
- Vos noms. Celui de maintenant. Et celui d'avant.
L'adolescente se tut, attendant craintivement une réaction, un quelconque maléfice. Elle poursuivit donc, d'une voix toujours ténue.
- Elle a aussi dit qu'elle se demandait au bout de combien de temps vous aurez compris la logique des attaques. Puis elle a ordonné à ses hommes de mettre le feu à la maison et de tuer tous ceux qu'ils rencontraient. Mon frère et moi, on est parvenus à se cacher dans une petite cave secrète que l'on avait construit aux cas où... Autour de la maison c'était dégagé, il ne servait à rien d'en sortir, on aurait été repérés. D'un autre côté, je croyais pas que Lady Valombra allait fouiller les lieux avec beaucoup de rigueur parce que les deux dernières fois aussi, elle avait laissé des survivants. Elle s'en fiche que tout le monde soit mort, elle veut juste que vous fassiez attention à elle je crois. Donc on s'est caché et on a attendu en faisant le moins de bruit possible. Ma sœur, elle n'a pas voulu se cacher, elle voulait aider les autres. C'était une Gryffondor.
« Lorsqu'il n'y a eu plus de bruit depuis plusieurs minutes, on est sortis parce qu'on avait peur que la maison s'effondre sur nous. J'ai jeté un gèle-flamme, puis on a couru. On a juste eu le temps de se cacher derrière un buisson quand vous êtes arrivé. »
Voldemort la dévisagea de son regard le plus perçant. Gabrielle cilla. Le Mage Noir n'insista pas. Il avait son temps.
- Et sur l'Ordre, que sais-tu ?
- Pas grand chose. Quelques noms et où se trouve leur QG. L'ancienne maison des Black. Dumbledore en est le gardien du secret. Les noms sont Schackelbolt, Lupin et …
Elle murmura le nom, les yeux baissés.
- Rogue.
Mais il n'y eut pas la colère escomptée.
- Et... Tonks ! J'ai failli les oubliés. Les Tonks. Ma mère connaissait très bien Andromeda Tonks.
Elle se tut, guettant avec angoisse la réaction de Voldemort. Celui-ci avait un sourire assez ironique aux lèvres.
- C'est tout ?
Gabrielle opina timidement.
- La prochaine fois que tu me racontes une histoire essaye de la rendre crédible, cingla Voldemort.
Gabrielle, blême, voulut se défendre. Un mouvement de baguette l'en dissuada.
- Je n'aime pas les petites menteuses Gabrielle, tu le sais déjà il me semble. Alors pourquoi continues-tu ?
Elle garda le silence.
- Tu n'es pas idiote pourtant. Tu sais bien ce que tu risques.
Gabrielle conserva les lèvres closes. Il n'y avait aucun défi. Juste de la détermination. Elle refusait d'en dire plus. Pour l'instant. Voldemort savait être patient.
- Réfléchis-y bien.
Il se détourna et sortit. Une fois la porte refermée :
- $En effet, elle cache quelque chose. Comment pourrait-elle avoir de tels renseignements sur l'Ordre ?$ Remarqua Nagini.
- $Je ne sais pas et ce n'est pas que je trouve le plus étonnant. Un sort très puissant m'empêche de lire ses pensées. Qui d'autres auraient pu le lancer à part...$
- $Cette Lady Valombra$
- $Lady Valombra qui a voulu qu'on trouve l'enfant. Pourquoi ? Je ne sais pas, mais la prochaine fois que je vois cette gamine, je …$
Le Mage Noir soupira.
- $Au moins, les enfants de cet âge sont très influençables. Compte tenu des circonstances... elle ne tardera pas à être en mon pouvoir. As-tu senti sa puissance ?$
- $Pas pire que Grindelwald. À ce sujet, il me semble me souvenir que Grindelwald utilisait ce genre de procédés, des enfants protégés de la legilimenci. Cela fait le deuxième point commun. Il serait peut-être bon de lui rendre visite, non ?$
Voldemort ne répondit pas. L'idée de parler avec le Mage déchu ne lui plaisait guère. De toutes façons, ce n'était pas son unique préoccupation. Le fait qu'une certaine Lady Valombra le titillât un peu ne devait pas le détourner de ses projets. Parmi eux : devenir immortel, tuer Dumbledore, tuer Potter, prendre le pouvoir en Angleterre. Et libérer les Mangemorts qui avaient eu la stupidité de se retrouver à Askaban.
Ce dernier projet, bien moins intéressant mais néanmoins utile à réalisation des autres, était le plus abouti. Ce soir encore, il y aurait une réunion pour planifier cela.
Voldemort, assis derrière son bureau, réexaminait une nouvelle fois son plan infaillible, lorsqu'un mouvement attira son attention. Il jeta un coup d'œil par la fenêtre et découvrit Rodolfus Lestrange marchant d'un pas vif, l'air coupable. Une sorcière le suivait, visiblement furieuse. Bellatrix.
- Rodolfus, espèce de sale traître ! Rugit la Mangemort en colère. Reviens ici.
Dépité, le pauvre homme se retourna.
- Mais, Bella... je vais juste me promener un peu...
- À d'autres ! J'ai pas oublié que c'était ton tour !
De derrière la fenêtre, Nagini aussi observait la scène.
- $Tour de quoi ?$
- $De vaisselle, je crois$, répondit Voldemort.
- $Il serait peut-être temps d'acquérir un elfe de maison, non ?$
- $Pourquoi faire ? Ça les occupe$.
Rodolfus n'était ni le plus intelligent, ni le plus puissant des Mangemorts. Pourtant, il avait une capacité qui le rendait irremplaçable aux yeux du Mage Noir : celle de supportait Bellatrix Lestrange. Et de faire diversion.
Arriva enfin la réunion, alors que la lune était déjà haute dans le ciel. Voldemort appréciait les réunions. Elle lui permettait de contempler l'étendue du dévouement, de la crainte que ses Mangemorts éprouvaient envers lui, de s'amuser des réactions de Bellatrix, de raffermir un peu plus son pouvoir sur ces esprits malléables. Lors d'une réunion, on parlait, on débattait, mais seul lui, Lord Voldemort, décidait. Il était le maître absolu, sensation fort agréable.
Néanmoins, depuis le fiasco du Ministère, il manquait quelques Mangemorts. Cela lui déplaisait. Notamment Malefoy qu'il aurait bien dolorisé (et placé sous les ordres de Bellatrix, ce qui était encore pire), Rookwood qui était moins idiot que les autres, McNair et son entrain lorsque l'on préparait une attaque, Dolohov qui n'avait pas son pareil pour énoncer l'évidence (Nagini soupçonnait un lien de parenté avec le sieur Lapalisse), et surtout Nott à qui il pouvait se fier. Une fois encore, Voldemort se demanda ce qui lui avait pris d'envoyer le vieux Nott au Ministère. Une impulsion malheureuse l'avait poussé à prendre cette décision. L'espace de quelques instants, elle lui avait paru rationnelle : Nott sur place, les Mangemorts auraient plus de chance de réussir leur mission. Puis les faits en avaient décidé autrement.
Et il manquait Rogue. La faute à Dumbledore, qui avait eu la merveilleuse idée de placer une réunion pédagogique en même temps que la réunion des Mangemorts et d'exiger la présence du Maître des Potions qui aurait bien utilisé sa qualité d'agent double pour se soustraire à ses obligations professorales.
La réunion commença, bien qu'il manquât encore Yaxley. À l'ordre du jour : la libération des Mangemorts à Azkaban, l'infiltration du Ministère, par les Mangemorts mais aussi par Lady Valombra, les attaques de Lady Valombra.
Les derniers détails de la libération qui devrait se produire dans la nuit de vendredi à samedi, venait à peine d'être peaufiner que Yaxley poussa timidement la porte.
- Encore en retard, siffla Voldemort d'un ton qui ne signifiait rien de bon. J'espère que cette fois-ci tu as une raison valable.
- Ombrage m'a retenu. Elle tenait à avoir mon avis sur l'attaque de cette nuit et le garçon. C'est elle qui l'a interrogé.
Voldemort jugea cela comme une excuse acceptable. Ombrage avait très rapidement, trop rapidement, réintégrer le Ministère. Voldemort la soupçonnait de faire partie des Gardiens de la Vie, une société secrète visant à l'extermination des ixilik dont de nombreux membres du gouvernement faisait partie (1). Ainsi, c'était elle qui avait mené l'interrogatoire... Intéressant.
- Vraiment ? Et que lui as-tu dis ?
Sentant le doloris s'éloigner, le Mangemort se détendit.
- Rien d'autre que ce qui n'était déjà écrit dans l'article de Skeeter. Une attaque horrible. Tout ce qui ont des liens avec les moldus sont en danger. J'ai mis un léger bémol sur l'enfant : je lui ai demandé comment pouvait-elle être convaincue qu'un garçon aussi jeune puisse être Mangemort ? Elle m'a répondu qu'elle connaissait bien les menteurs et celui-là en était un particulièrement précoce. Il n'y avait qu'à voir son air fourbe et féroce pour comprendre, je cite « combien ce pauvre enfant avait déjà l'esprit corrompu par la terrible doctrine du Seigneur des Ténèbres ». Puis, elle a ajouté que si j'avais vraiment des doutes, elle me le montrerait demain.
- Incompétente ou infiltrée ? Ne put s'empêcher de questionner Selwyn, s'attirant le regard du Mage Noir.
Selwyn regretta immédiatement son intervention.
- Selwyn, puisque tu sembles te porter volontaire, commença Voldemort de sa voix glaciale.
La robe noire du Mangemort mettait en relief sa pâleur. Voldemort laissa sa phrase en suspend pendant quelques instants pour l'effet angoissant que cela provoquait.
- Tu auras pour mission de récolter les informations provenant de tous les Mangemorts sur les employés du Ministère et de faire la liste des incompétents et infiltrés, par allégeance et solidité de l'information. En d'autres termes, pour un infiltré, tu devras dire de quel camp et si c'est certain, vraisemblable ou à l'état de piste. Est-ce clair ?
- O.. Oui Maître.
- Je ne tolérerai pas d'erreur.
Puis, se tournant vers Yaxley.
- Demain, tu iras voir l'enfant, naturellement. Tu essaieras de te faire accompagner par MacFiegan. Vous travaillez dans le même service, il te suffira de prétexter que Timothée MacFiegan est un garçon un peu sensible et qu'il ne parvient pas à croire qu'un enfant puisse être un cruel Mangemort.
Un rire un peu moqueur se propagea parmi les Mangemorts. Le jeune homme avait acquis la réputation d'être la douceur incarnée, ce qui attirait l'attention. Voldemort pourtant, ne s'y trompait pas : ce jeune écossais de sang pur avait le potentiel pour devenir un Mangemort redoutable.
- Tu es celui qui connaît le plus l'enfant. Questionne-le sans alerter Ombrage. Regarde s'il n'y a pas de changement.
Voldemort s'adressa ensuite à deux Mangemorts français, fraîchement recrutés. La Médicomage Belladone Lapaille et le Physicomage Thomas Lagrange.
- Cherchez si, en France aussi, Lady Valombra agit.
Les Mangemorts acquiescèrent. Lagrange prit la parole.
- J'ai un frère journaliste qui a un bon réseau de connaissance parmi les ixilik (1). Je peux aussi lui demander s'il n'a pas remarqué des activités suspectes.
- Oui, c'est une bonne idée, reconnut Voldemort.
Il y eut un bref regard échangé entre Thorfin Rowle et Thomas Lagrange. Ils se détestaient.
- Lady Valombra, reprit le Seigneur des Ténèbres, est un ennemi que nous ne devons pas sous-estimer. Il se peut même qu'elle soit de la taille de ce vieux citronné de Dumbledore.
Voldemort laissa quelques secondes aux Mangemorts pour échanger leurs commentaires étonnés, puis reprit :
- Oui, je pense que nous devons autant nous méfier d'elle que nous devons anéantir notre directeur givré et son ordre de l'oiseau déplumé. Car seul un être fou et possédant une puissance considérable oserait ainsi s'opposer à moi en utilisant la Marque des Ténèbres. Elle ne cherche pas à camoufler ses activités, comme le ferait n'importe quel sorcier doué de raison, bien au contraire : elle cherche à attirer notre attention et elle y est parvenue. Toutefois, nous ne devons en aucun cas lui montrer que nous nous préoccupons d'elle. Aussi, vous devrez enquêtez autour de vous le plus discrètement possible et m'informer sitôt que vous aurez découvert quelques choses à son sujet. Je ne tolère que les très bonnes initiatives. Sachant que les vôtres sont rarement brillantes, je vous déconseille donc de prendre ce risque. Si une initiative tournait mal, j'en serais extrêmement désappointé.
C'était le genre de situation que tout bon Mangemort évitait.
La réunion s'acheva un quart d'heure plus tard. Les serviteurs des Ténèbres furent libres de partir, à l'exception de Timothée MacFiegan. Le jeune homme tout juste sorti de l'adolescence -il avait dix-neuf ans- attendit avec inquiétude. Il était désormais seul avec Voldemort et Nagini qui lui tournait autour des pieds en sifflotant.
- Auprès de qui as-tu emmené le garçon, la nuit dernière ?
- Dedalus Diggle.
- N'y avait-il pas plus intelligent, comme membre de l'ordre du Phénix ? Nota Voldemort avec dérision.
- Je préférais ne pas m'aventurer dans le jardin de Fol-Oeil. Schacklebolt est en Allemagne actuellement et j'ignore où habite Tonks.
- C'était un bon choix, le rassura Voldemort.
Procédé classique de manipulation : flattée les nouvelles recrues, les mettre en confiance pour mieux les piéger. Le fait étant que MacFiegan avait réellement fait un bon choix selon Voldemort : au passage, il testait un membre de l'Ordre. Voldemort n'aurait plus qu'à demander à Rogue si Diggle avait prévenu Dumbledore de la venue du garçon et comment le vieux drogué des sucreries avait réagi.
- Comment l'as-tu déposé ?
- Je l'ai laissé sur le palier en lui disant de frapper à la porte puis je me suis caché à l'abri des arbres et j'ai attendu que Diggle arrive. Puis l'Auror est apparu à la porte et le garçon est entré dans sa maison.
- C'est ce qu'il fallait faire. Demain, tu demanderas à Ombrage qui a trouvé l'enfant et en quelles circonstances.
Il fallait retrouver toutes les personnes ayant été en contact avec l’enfant pour identifier le maillon infiltré. Ainsi, Voldemort avait ordonné à MacFiegan de déposé l’enfant –encore sain d’esprit bien que effrayé- devant la porte d’un Auror. MacFiegan avait choisi Diggles. De Diggles, Barthelemy Rosier était tombé entre les griffes de Ombrage. Quels étaient les intermédiaires ? Quel était l’état actuel de l’enfant ? Etait-il tel que les Mangemorts l’avaient laissé, c’est à dire comme un enfant normal de cet âge, ou bien était-il tel que le décrivait Skeeter ? Qui pouvait-on soupçonner de travailler pour Valombra et donc, qui pouvait-on interroger pour obtenir plus de renseignement au sujet de cette magicienne ?
Voldemort manquait désespérément d’informations et Nosferuptor, ce vieux fou qui se complaisait à ricaner dans sa cabane crasseuse perdue au fin fond d’une immense forêt, n’acceptait de lui en livrer qu’à dose homéopathique. Devait-il se résigner à entrer en contact avec Dumbledore ? Pas encore. Il fallait d’abord évaluer le danger et jugeait de la criticité de la situation, déterminer si oui ou non il y avait nécessité à aboutir à un tel extrême. Extrême qui n'avait pas eu lieu depuis 1953. Cependant, dès à présent, il pouvait solliciter une ixil qui avait un large réseau d’espions au travers du monde magique.
Voldemort marqua un temps de réflexion durant lequel il darda le jeune sorcier d'un regard inquisiteur.
- Tu demanderas également à Kaldi (2) si elle possède des renseignements sur Valombra. Mais ne l’interroge que de visu et seul à seul… Il se peut que les ixilik soient également infiltrés.
Et Voldemort préférait de pas ébruiter le fait qu’il échangeât des informations avec cette ixil. Il congédia MacFiegan.
- $Au fait, qui as-tu chargé de nourrir la petite Rosier ?$ Questionna Nagini alors que Voldemort se rendait vers les cachots.
- …
- $Ne me dis pas que tu as oublié ce détail ?$
- $Narcissa le fera$, s'empressa de répondre le Mage Noir.
En parlant de Narcissa Malefoy, elle montait les escaliers, un plateau dans les bras avec les restes d'un repas. Elle s'effaça sur le côté, pas tout à fait à l'aise et bien blanche. Il ne fallait pas être Nosferuptor pour comprendre ce qu'elle venait de faire.
- $Elle est bien comme Mangemort. Elle exécute tes ordres avant même que tu ne les aies donnés$ Commenta Nagini.
- Ma.. Maître, bredouilla Narcissa. Je... Je viens de donner à … manger à la prisonnière.
- J'espère bien que tu t'occupes de tes hôtes, répliqua Voldemort d'un ton cinglant.
Narcissa hocha de la tête et fila sans demander son reste.
Lorsque Voldemort arriva dans la cellule de Gabrielle, l'adolescente dormait déjà profondément. Le Mage Noir en profita pour lancer quelques sorts de diagnostiques. Aucune trace de sort-pièges. À priori, l'enfant n'était pas piégé. Cela paraissait logique. Lady Valombra ne voudrait certainement pas tuer ni même affaiblir Lord Voldemort par un intermédiaire. Elle désirait le faire en personne. Peut-être voulait-elle l’affronter dans un duel mémorable, pour le défaire et se saisir du titre de Plus Grand Mage Noir de Tous les Temps. Du moins était-ce ce que pensait le Mage Noir.
Le titre était bien la dernière préoccupation de Lady Valombra.


(1) Ne pas paniquer ! Je vais prendre le temps d'insérer les ixilik. Pour l'instant, il suffit de savoir que ce sont des magiciens pratiquant la magie sans baguette alors que les sorciers sont des magiciens pratiquant la magie avec baguette. Les ixilik ont leur propre culture. Mais j'en reparlerai progressivement. Les Gardiens de la Vie ne sont que cités, ils ne seront pas actifs dans le DML.

(2) No panic. Pareil, Mende Kaldi est une ixil. J'en reparlerai en temps voulu, il ne sert à rien de chercher à les retenir dès maintenant. En fait, c’est juste une phrase que j’ai rajouté maintenant pour plus de cohérence (j’ai peut-être eu tort, je sais pas… Elaia en pleine réflexion sur comment introduire les personnages).


Dernière édition par Elaia Gurialde le Jeu 20 Oct - 10:50, édité 1 fois
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Syrinx le Mer 19 Oct - 13:20

Bon la super méchante a un nom, Lady Valombra. Qu'est-ce qu'ils ont tous les méchant à vouloir des titres ? LORD Voldemort, LADY Valombra.... bon ça correspond bien à leur soif du pouvoir mais vraiment, y a d'autre façon de ce faire mousser qu'un titre de noblesse... pas futé les méchants, je vous jure.

Encore des personnages... mais on les retiendra pas, hein, puisque c'est pas nécessaire, surtout les français, ils servent à rien.

Gabrielle... que cache-t-elle au final ?

le tour de vaisselle chez les mangemorts... mdr ! je suis étonnée quand même qu'aucun elfe de maison soit là pour ça? Certes ça occupe les mangemorts, mais je les aurais cru aussez intelligents pour pas zigouiller tous les elfes quand même (parce qu'à eux tous, je suppose qu'il devaient avoir une véritable armée d'elfes)

après Kaldi... ça me fait penser à Kali la déesse hindoue (nan comme ça, parce que je dois bien dire qqch sur elle)

Et l'arrivée des Ixilik (ou ixilis ?)... ça y est les méninges vont chauffer.

Et puis aussi :
titre de PGMN2T
moi je comprends, mais faudrait peut-être expliquer un peu... (ou arrêter les sigles (j'en vois assez toute la journée)) : allez je tente de m'y coller : Plus Grand Mage Noir de(2) la Terre.
Z'ai bon ?

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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Elaia Gurialde le Jeu 20 Oct - 10:50

Vais-je avoir le temps de poster mon message avant la fermeture de la BU ? Suspens, suspens.

Bon la super méchante a un nom, Lady Valombra. Qu'est-ce qu'ils ont tous les méchant à vouloir des titres ? LORD Voldemort, LADY Valombra.... bon ça correspond bien à leur soif du pouvoir mais vraiment, y a d'autre façon de ce faire mousser qu'un titre de noblesse... pas futé les méchants, je vous jure.
J'avoue qu'elle manquait sérieusement d'imagination sur ce coup-là... en plus ça fait LV - LV.... sifflote
Déjà qu'elle signait avec la même marque des Ténèbres...
Après, y en a bien qui s'appelle COMTE Dracula.

Naaaaaaaan, ça ferme la BU.

Encore des personnages... mais on les retiendra pas, hein, puisque c'est pas nécessaire, surtout les français, ils servent à rien.
Tout à fait ! C'est comme Selwyn dans HP7. Il est juste nommé pour meubler, mais il sert à rien.


Gabrielle... que cache-t-elle au final ?
Et pourquoi le cache-t-elle ? Pourquoi tenir tête à Voldy ?

le tour de vaisselle chez les mangemorts... mdr ! je suis étonnée quand même qu'aucun elfe de maison soit là pour ça? Certes ça occupe les mangemorts, mais je les aurais cru aussez intelligents pour pas zigouiller tous les elfes quand même (parce qu'à eux tous, je suppose qu'il devaient avoir une véritable armée d'elfes)
Je sais pas ... apparament, dans HP 7, il n'y avait que Dobby au Manoir.
Bon, de toute façon, j'en reparle un peu plus loin (j'avoue que c'est du détail pour le fun)

après Kaldi... ça me fait penser à Kali la déesse hindoue (nan comme ça, parce que je dois bien dire qqch sur elle)
Dans Sanctuary, Kali a le pouvoir de contrôler les plaques tectoniques et...ok, aucun rapport.
Mais oui, ça m'a en parti décidé pour le nom.
Sinon, ça vient du basque, "mendekaldi", la vengeance.

Et l'arrivée des Ixilik (ou ixilis ?)... ça y est les méninges vont chauffer.
Un ixil, des ixilik. Pas de féminin. Ixilis est l'adjectif/génitif (en gros "des ixilik"). Là vous avez la version light.
J'ai vraiment essayé de les introduire progressivement. Mais je peux pas finir l'histoire sans eux.

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Désolée, je vais éditer.
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Syrinx le Jeu 20 Oct - 17:09

Gabrielle... que cache-t-elle au final ?
Et pourquoi le cache-t-elle ? Pourquoi tenir tête à Voldy ?
Pour l'énerver. Et pourquoi l'énerver ? parce qu'en fait elle est possédée par Valombra qui s'amuse comme une folle à faire enrager Voldemort sans souffrir (craquage de fin de journée au boulot, le jeudi, annonciateur du weekend)


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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Elaia Gurialde le Lun 24 Oct - 11:27

Pour l'énerver. Et pourquoi l'énerver ? parce qu'en fait elle est possédée par Valombra qui s'amuse comme une folle à faire enrager Voldemort sans souffrir (craquage de fin de journée au boulot, le jeudi, annonciateur du weekend)
Y a de l'idée... (je connais les craquages du vendredi ^^)

Sinon, petit indice sur le chapitre de demain... son titre. "Ergot de Seigle ?"

Voilou à demain, si ma connection internet le veut bien
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Elaia Gurialde le Mar 25 Oct - 16:04

Voici le chapitre 4.
Bon, une fois n'est pas coutume, je vous dis ceci : oui, il faut retenir le personnage de Timothée MacFiegan (il est déjà intervenu au chapitre 1 et 3) et oui, il faut retenir le personnage de Reinecker (en fait, le but de ce chapitre est principalement de présenter ces deux personnages)
Je parle un peu plus des ixilik...
Après j'avouerai que je trouve pas la qualité littéraire de ce chapitre bien fameuse mais bon... je l'ai écris il y a deux ans.

Chapitre 4 : Ergot de Seigle ?

Recroquevillée, le dos appuyé contre le mur humide, l'enfant tremblait. Une larme parcourait parfois, sa joue blafarde.
Un étau glacial comprimait son cœur dans sa poitrine. Le souffle froid lui meurtrissait douloureusement les poumons. Tout n'était plus que glace et peine. Un monde où la joie était bannie, la tristesse régnant en maîtresse. Il y avait aussi les souvenirs les plus douloureux qui remontaient, chassant à jamais semblait-il, les rares moments heureux que l'enfant avait connus.
Et puis le froid. Toujours le froid. L'incompréhension aussi, comme si un fou s'était amusé à distordre le monde pour le transformer en un chaos effrayant de sensation.
La porte de la geôle s'ouvrit. Était-ce le fin rayon de lumière qui se faufilait dans la cellule, ou bien la présence humaine qui se tenait dans l'entrée ? Gabrielle n'aurait su le dire. Pourtant, elle ressentait bien cette douce chaleur qui l'envahissait à présent. Elle reconnut Narcissa. Elle murmura :
« Mon frère va très mal. »
Narcissa s'approcha de l'enfant et s'accroupit. Gabrielle s'était endormie. Enfin.

µµµ
Un désagréable frisson électrique parcourut son échine alors que Dolorès Ombrage le dévisageait, petit sourire aux coins des lèvres.
- Ainsi, voici Timothée MacFiegan, commenta-t-elle. Je ne me souviens pas vous avoir vu à Poudlard.
- Je venais d'être diplômé lorsque vous êtes arrivée, répondit-il le plus poliment possible.
- Ceci explique cela. J'ai entendu parler de vous en bien. On me dit que vous êtes efficace et méticuleux. De quelle maison étiez-vous ?
- Poufsouffle.
Ombrage lui jeta un peu regard condescendant, semblant signifier « pauvre garçon, tu es bien gentil mais tu n'as que ça pour toi ». Timothée ne releva pas.
- Si vous y mettez du votre, avec Yohannes Yaxley pour vous parrainer, je suis sûre que vous pourrez quand même parvenir à faire quelque chose de votre vie.
- En attendant, intervint le dit Yaxley qui se tenait aux côtés de Timothée, il a quelques problèmes de naïveté. Il ne parvient pas à croire qu'un enfant puisse agir de manière aussi monstrueuse.
- L'innocence de la jeunesse, soupira Ombrage.
Elle offrit un sourire sucré au jeune homme.
- À ton âge, j'étais comme toi. Je croyais que le monde était gentil, les enfants innocents. Mais crois-moi, l'expérience m'a vite appris le contraire. Tu n'as pas idée du nombre de menteurs qui nous entourent.
Puis, à voix plus basse, presque sur le ton de la confidence.
- Je déteste les menteurs.
Timothée opina, un peu raide. Elle réarrangea son cardigan rose bonbon et leva ses yeux globuleux vers Yaxley.
- Allons-y. Je suis curieuse de connaître votre avis sur ce cas. Je n'en avais jamais vu de tel et il est particulièrement intéressant.
Ainsi, traversèrent-ils le couloir, pénétrèrent-ils dans une antichambre gardée par deux détraqueurs. Yaxley jeta une regard critique vers le jeune Mangemort qui perdait ses couleurs à vue d'œil. Un chat argenté sortit de la baguette d'Ombrage. Puis la porte de la cellule s'ouvrit. Les relents nauséabonds saisirent les deux Mangemorts à la gorge, acres, acides, un peu soufrés. Odeurs caractéristiques du vomi et des déjections.
Le garçonnet, assis dans un recoin de la cellule, couvert d'immondices, la face crasseuse, les regardait fixement. Son regard n'avait plus rien d'humain. Have, ses yeux bougeaient dans les orbites sans cohérence, sous la volonté peut-être, d'un marionnettiste devenu fou. Pourtant l'enfant semblait les dévisager, comme un animal sauvage, un peu curieux, observerait une créature inconnue. Sa bouche marmonnait des paroles incompréhensibles. Un filet de bave teinté de rouge gouttait de son menton.
Un frisson parcourut l'échine de Timothée. Un monstre de glace paraissait hanter les lieux, soufflant son haleine chaotique sur les sorciers. Des volutes incohérents de magie balayaient la pièce, Timothée en titubait presque. Ni Yaxley, ni Ombrage ne semblaient en être affectés.
Le jeune homme s'avança prudemment vers l'enfant.
- Vous ne devriez pas... nota Ombrage.
Mais Timothée n'écoutait pas, trop concentré sur cette étincelle de chaleur qu'il venait de trouver en lui, une sorte de miel apaisant, réconfortant. Il se laissa imprégner, traverser, jusqu'à irradier. Timothée n'aurait su expliquer ni pourquoi, ni comment, mais cette paix invisible dont il était désormais le vecteur, s'écoulait vers l'enfant. Le garçonnet le regardait. Il semblait apaisé.
Timothée s'accroupit à la hauteur de Barthelemy. Il planta son regard dans celui l'enfant. Ce dernier s'était calmé, les globes oculaires avaient cessé de valser dans leur orbite. Comme s'ils étaient captés par Timothée, par cette chaleur qui émanait de lui. L'esprit du jeune Mangemort effleura celui de l'enfant, alors que sa vue s'abîmer dans l'étendue sombre des yeux de jais. Il y découvrit une grande détresse, beaucoup de peur.
Et puis soudain une ombre.
Timothée eut un mouvement de recul. Il porta les mains à son crâne, sur le point d'exploser, frappé par une force invisible. Sous la douleur, il vacilla. Barthelemy leva une main terminée par des doigts boursouflés, un peu violacés, légèrement noirâtre. Une étreinte glacé s'abattit sur le jeune Mangemort, le faisant suffoquer, emprisonnant ses poumons dans une chape de givre. Le tout n'avait duré qu'un battement de cil.
Yaxley amorça un mouvement vers son collègue, mais Ombrage fut plus rapide.
- Endoloris !
La petite main ne pointait plus vers Timothée. Barthelemy se tordait désormais de douleur, poussant des cris qui n'avaient plus rien d'humain, si suraigus, si sauvages. Yaxley se précipita pour soutenir Timothée, pâle, à deux doigts de s'effondrer. Le jeune homme se ressaisit et vit Ombrage, sa baguette, l'enfant torturé.
- Arrêtez !
Sa voix montait dangereusement dans les aigus. Surprise, Ombrage se tourna vers lui.
- Il ne me fait plus mal, articula Timothée.
La sorcière le dévisagea un instant, puis sa face de crapaud se fendit d'un sourire.
- Yohannes m'avait prévenue que vous étiez un peu sensible, mon garçon.
Elle se fit compatissante.
- Une telle innocence est belle à voir dans notre monde pourri par l'hypocrisie. Toutefois, elle est bien vaine. Nous ne pouvons lutter avec des fleurs et des papillons contre des sauvages. Il faut être ferme avec de tels enfants qui osent s'en prendre à l'autorité des adultes. De plus, nous parlons là d'un enfant qui semble présenter des caractéristiques ixilis. Ixilis ! C'est une chance que vous m'ayez permis de déceler cette engeance immonde en lui. J'aurais naïvement fait preuve de trop de clémence sinon.
Elle soupira, avant de reprendre, l'air désolé :
- Et puis, que croyez-vous ? Que les Mangemorts traitent mieux nos enfants ?
- Non, et les moldus sont encore pires, répondit le jeune Mangemort avec une certaine aigreur.
Avalé par une bouffée de réminiscence, Timothée se tut quelques instants.
Yaxley intervint.
- Je crois que Timothée est très éprouvé par ce qui vient de se passer. Je le ramène chez lui, si tu n'y vois aucun inconvénient...
Ombrage opina.
Ils traversèrent les couloirs dans le silence le plus complet. Yaxley n'avait pas besoin de mot pour faire sentir sa désapprobation. Son inquiétude en revanche, il la camouflait, profondément enterrée sous sa carapace de Mangemort. Timothée n'avait pas envie de parler. Il voulait juste trouver un trou, s'y cacher, y rester. Peut-être qu'ainsi il parviendrait à fuir les deux yeux noirs qui le hantait. Il n'y avait guère d'autres pensées dans son esprit. Il en était mieux ainsi. Il entendit vaguement Yaxley étouffant un juron et leva les yeux.
Trois sorciers arrivaient vers eux. Un grand homme semblait les mener, si blond qu'il paraissait avoir des cheveux blancs, aux lippes si purpurines qu'elles en paraissaient presque indécentes, aux yeux d'un bleu si profond qu'il en devenait vertigineux.
Un long frisson parcourut l'échine de Timothée.
- Eh bien, Yaxley. Tu traumatises les petits nouveaux ?
Le Mangemort conserva son calme.
- Que veux-tu, Reinecker? C'est le métier qui rentre.
- Le métier, renifla le dit Reinecker. Duquel parles-tu ? De celui que tu effectues au près du Ministère, ou de celui que tu effectues auprès du grand blafard défendeur des dégénérés ? Le petit est-il doué au doloris ? À voir son air pâle, je dirai qu'il est trop mauviette pour être Mangemort.
- Pense ce que tu veux, répliqua Yaxley sans perdre son sang froid.
Il commença à avancer mais les trois sorciers semblaient peu disposés à les laisser passer. Cette section du Ministère était déserte à cette heure de la journée.
- Je ne m'en prive pas, Yaxley.
- Alors continues de cogiter et laisse-nous passer.
Reinecker l'ignora. Il avait reporté son attention sur Timothée. Le jeune homme tenait déjà sur ses jambes avec de grandes difficultés, il n'avait aucune envie de faire face à Reinecker. La bouche pâteuse, la tête enfarinée, il désirait par dessus tout disparaître dans un trou.
- Alors voilà à quoi ressemblent les nouvelles recrues du pseudo-terreur des ténèbres. Il doit être bien désespéré pour en arriver là, avec des petits tendres... D'un autre côté... vu comment il a transformé l'autre gamin. Peut-être qu'il adviendra la même chose de toi...
Les jointures de Timothée blanchirent.
- Que diraient tes parents s'ils te voyaient ? Tes pauvres parents qui aimaient tant les moldus.
Le jeune Mangemort se mordit la langue pour ne pas répondre. Il ne devait pas.
- Et toi, rétorqua Yaxley, que dirait tes parents ? Ou plutôt ta mère, car nous savons tous les deux qu'il est impossible de connaître l'identité de ton père.
Yaxley gagna immédiatement l'attention de Reinecker, au regard meurtrier. Il ne s'en émut pas. Voldemort ou même Rogue étaient bien plus effrayants.
- Fais attention Yaxley ! Malefoy n'est plus là.
- La mère Rosier non plus, nota Yaxley. Mais au fond, je suis sûr que ça t'arrange. Elle désapprouvait ton comportement et tu la craignais. Elle est morte maintenant. Un coup des Mangemorts paraît-il.
Reinecker ne dit rien dans un premier temps, frémissant, les narines se dilatant au rythme de sa respiration. Finalement, il se fendit d'un sourire peu avenant.
- Des menaces ?
Yaxley ne répondit pas. Une tierce personne arrivait. Enfin.
- Ah, Yaxley ! Je te retrouve enfin ! Lança Gildwen Selwyn d'un ton enjoué. Ça fait plus d'un quart d'heure que je te cherche.
Puis, passant devant Reinecker :
- Salut Reinecker. Toujours les mêmes problèmes de dépigmentation ?
N'attendant aucune réponse, il s'adressa de nouveau à Yaxley.
- On y va ?
Après une œillade assassine, Reinecker reprit son chemin. Les trois Mangemorts se mirent eux aussi en route, dans la direction opposée.
- Ce fils de pute se la joue de plus en plus caïd ! Vitupéra Selwyn.
- Gildwen, grommela Yaxley de son habituelle voix rauque, aurais-tu l'amabilité d'user d'un autre langage ?
Le Mangemort haussa des épaules.
- Je fais qu'énoncer des faits. Sa mère était une camée de Berlin Est. Y a pas à tortiller là-dessus. Et puis j'ai pas envie de me faire coffrer pour avoir prononcer l'autre insulte en rapport avec ses origines... moldues.
- Dans ce cas, n'utilise aucune insulte. Ou traite le de blond à la limite.
- Je suis blond, geignit Selwyn.
- Ça se sent.
- Pffff, tu pourrais au moins me remercier.
- De quoi ? S'emporta Yaxley. D'avoir mis autant de temps à venir ? Nous étions à deux doigts de sortir nos baguettes. Et le gamin n'était pas en état de se défendre !
Selwyn jeta alors un regard critique au jeune Mangemort qui peinait à retrouver des couleurs.
- En effet, il a l'air mal au point. Qu'est-ce qui c'est passé ?
- Nous avons vu Barthelemy Rosier. Cet enfant fait vraiment froid dans le dos. Et c'est un ixil, Timothée ne se méfiait pas assez.
Cette dernière phrase était lourde de reproches.
- Un ixil ? Tu es sûr ? C'est étonnant que Skeeter n'en ait pas parler. D'habitude, elle ne rate pas une occasion pour leur jeter la pierre.
- Ombrage l'ignorait jusqu'à ce que notre cher Timothée s'en approche de trop près et découvre ce que c'est qu'un ixil totalement instable.
- Je crois que cette instabilité n'a aucun rapport avec le fait qu'il soit un ixil.
Les ixilik étaient des magiciens, à l'instar des sorciers. Toutefois, les ixilik n'utilisaient pas de baguette magique, leur magie différant sur le plan spectral. Leur art était plus intuitif, plus discret mais avec un potentiel tout autant dévastateur. Du fait qu'ils n'avaient pas besoin de baguette, les ixilik impressionnaient les sorciers. En 1936, leur meneur ixilis Psukékatestion avait rejoint Grindelwald et l'avait accompagné jusqu'au bout de sa folie. Les populations sorcières, profondément choquées par les barbaries perpétrées durant la Seconde Guerre Mondiale, en avaient diabolisé les ixilik. Après un début de guerre civil dans les années 50, le calme était revenu à la déclaration que les ixilik, pour le bien de tous, seraient parqués dans des « réserves ».
Les sorciers étaient les magiciens en plus grand nombre dans l'Europe du Nord et de l'Ouest. L'Europe de l'Est et plus particulièrement la Pologne avait largement critiqué cette mesure. Mais à l'époque, le bloc de l'Est critiqué tout ce qui se passait à l'Ouest.
Actuellement, les ixilik, largement minoritaires en Angleterre, continuaient d'être considérés par de très nombreux sorciers, à commencer par Ombrage, comme des êtres instables et dangereux. Le fait que Voldemort durant la première guerre, avait fait -selon les rumeurs- des tentatives de rapprochement, n'arrangeaient rien.
- Timothée, l'arrêta Yaxley. Cet enfant a vécu un véritable traumatisme. Ajouté au fait qu'il soit un ixil, cela explique son changement.
- Cela pourrait peut-être l'expliquer en partie, répliqua le jeune homme, si ses doigts ne se nécrosaient pas. Je crois que l'enfant a été empoisonné à l'ergot de seigle, un parasite du seigle qui produit une toxine proche du LSD.
Deux paires d'yeux ronds se tournèrent vers lui.
- J'ai fait un devoir sur la folie de Salem, s'expliqua-t-il. Elle aurait été provoquée par ce champignon, dont les effets, outre les dérangements digestifs sont la nécrose des extrémités, la folie et si le sujet continue d'en ingérer, la mort. C'est un simple champignon, tout ce qu'il y a de plus commun, il ne laisse donc aucune trace magique.
Un grand silence accueillit sa tirade. Les Mangemorts poursuivirent leur chemin sans mot dire, jusqu'à atteindre les cheminées. Yaxley ne reprit la parole qu'une fois qu'ils furent tous arrivés dans son salon, une pièce plutôt sobre, dotée de meubles anciens et de qualité.
Une tapisserie verte un peu passée couvrait le haut des murs, le bas étant lambrissé. Yaxley se laissa tomber sur un fauteuil aux accoudoirs un peu élimés, jeta un regard noir à Selwyn qui venait d'étendre ses jambes sur la table basse, enjoignit Timothée à prendre place sur le vieux canapé en velours.
Il frappa dans ses mains et un elfe de maison apparut, vêtu d'une taie d'oreiller un vieux lin, en bon état et propre cependant.
- Maître Yohannes, s'inclina l'elfe qui n'était pas de première jeunesse, que peut Brony pour vous ?
- Lui trouver une Madame Yaxley, plaisanta Selwyn s'attirant un nouveau regard courroucé. Non, mais sérieusement, Yoh, tu as vraiment besoin d'une jolie petite donzelle pour s'occuper de ton intérieur. Ici, ça sent le vieux célibataire qui tourne à l'acariâtre. En plus, quoi ? T'es pas trop moche, bien né, avec une bonne situation. Je suis certain qu'il y a plein de gens qui seraient ravis de te filer leur fille.
- Je n'ai pas besoin d'une petite cruche qui n'en veut qu'à mon sang et à ma position, claqua sèchement Yaxley. Alors cesse de me harceler avec ça, Gildwen Selwyn.
Sur ce, Yaxley se tourna vers Brony qui attendait patiemment. L'elfe était coutumier de ce genre de disputes.
- Tu m'apportes le thé.
Il désigna Timothée.
- Et il lui faut du chocolat.
La petite créature opina et disparut. Yaxley reporta son attention sur ses hôtes, et plus particulièrement sur Timothée, encore bien pâle.
- Tu as besoin de quelques mises en garde, gamin. D'abord, ta remarque sur l'ergot de seigle. Très judicieuse. Ce qui l'est moins en revanche, c'était de la faire dans l'enceinte du Ministère. Là-bas, il faut te rappeler que tu es en terrain ennemi, particulièrement en ce moment où tout le monde est à cran, entre les attaques de Valombra, les directives de Scrimgeour et notre petite escapade de juin qui s'est soldée par l'emprisonnement de plusieurs d'entre nous, dont Malefoy. Lorsque tu es au Ministère, tu ne dis jamais rien contre les moldus, tu ne traites personne de Sang-de-Bourbe, pas même Reinecker. D'ailleurs tu devras te méfier de lui, il est extrêmement dangereux. Il appartient à un groupe anti-Mangemort bien moins pacifiste que l'Ordre, les Aigles Veilleurs, que Rosier menait d'une main de fer jusqu'à dimanche dernier. Si elle répugnait à en venir à la baguette, jugeant un tel acte bon que pour les Mangemorts, il n'en est pas de même pour Reinecker. Lui cherchera à te provoquer, à te faire sortir la baguette pour ensuite te faire accuser d'être un Mangemort ou un anti né-de-moldu. Plusieurs Sang-Pur en ont déjà fait les frais. Tu seras d'autant plus une cible qu'il t'a vu avec moi.
Selwyn renifla avec mépris.
- Où va le Ministère ? Depuis que Malefoy est à Askaban, y a de plus en plus de clampins comme Reinecker qui traînent dans les couloirs. Bientôt les Sang-Pur ne pourront plus être en sécurité. Le comble !
- Pourquoi ne pas lancer des représailles sur Reinecker ? Demanda Timothée.
- Tu veux dire, à part le fait que l'on ignore totalement où il habite, à l'instar de la Rosier jusqu'à dimanche dernier ? On ne peut l'attaquer directement au Ministère ou dans la rue. C'est bien trop risqué.
Timothée opina. Il se saisit avec soulagement de la barre chocolaté que lui rapporta Brony.
- Après, poursuivit Yaxley, il y a les Aurors et les membres de l'Ordre. Avec eux, il suffit de ne pas trop tirer sur la corde, ils se contenteront de te jeter un regard noir. Ce n'est pas leur genre de vouloir mettre un gamin de dix-neuf ans entre les griffes d'un Détraqueur pour avoir dit « Sang de Bourbe ».
- Bon à savoir : Schakelbolt n'aime pas Reinecker. Hestia Jones non plus, glissa Selwyn. Donc, si on est pas là, y aura toujours eux pour le remettre à sa place, s'il devient trop insistant. En plus, je pense pas qu'ils vont te prendre pour un Mangemort. T'as pas le profil.
- À ce sujet... C'est vrai que tu tranches par rapport aux autres Mangemorts, surtout par rapport à des psychopathes comme Bellatrix. Cela risque d'attirer certaines animosités. Donc, méfie-toi et n'hésite pas à nous en parler. Nous aussi nous sommes passés par là. Heureusement il y avait le vieux Nott. C'est bien dommage qu'il soit à Azkaban. Certes, c'était pas un rigolo...
- Euphémisme, toussota Selwyn. Même toi, tu es moins austère. C'est pour dire !
Yaxley ignora l'intervention avec superbe.
- Le vieux Nott est vraiment un sorcier en qui on peut avoir confiance. Il n'est pas comme Malefoy ou Dolohov, à chercher les bonnes grâces du Seigneur des Ténèbres, il ne cherchera pas à te mettre en disgrâce pour sa propre gloire. Il ne cherchera pas non plus à te manipuler, à te rattacher à sa cour. Il est au dessus de ça.
Le ton de Yaxley se teintait d'une note discrète d'admiration.
- C'est vraiment un gars bien, le vieux Nott. Son fils est bien partie.
Il se tut et avala une gorge brûlante de thé.
- Si je tenais celui qui a tué Zivka, siffla Yaxley entre ses lèvres serrées.
Il but une nouvelle gorgée et s'absenta dans ses pensées. Selwyn prit le relais et expliqua la situation.
- Zivanka Nott était la femme du vieux Nott. C'était un peu son opposé : autant il était austère, autant elle débordait de vie. Il y avait une grande différence d'âge entre eux, mais même cela ne les empêcha pas d'éprouver un profond respect mutuel. Zivka -on l'appelait tous Zivka- était vraiment formidable. Elle est morte il y a sept ans. L'enquête officielle a conclu à un suicide. Mais ni Sacharis, ni nous n'y croyons. Malefoy a fait pression pour une réouverture.
- Qui menait l'enquête officielle ?
- Reinecker, lâcha Yaxley comme s'il avait lâché un juron. J'ai mené la contre-enquête, grâce aux appuis conjoints de Malefoy et Ombrage. Il n'y avait rien. Aucune piste. De là à songer que Reinecker et son groupe de Sang de Bourbe soient dans le coup...
Il avala une gorgé de thé noir et reprit.
- Passons. Cette histoire est entre parenthèses depuis des années. Parmi les Mangemorts, tu peux aussi te fier à Rogue.
- Rogue ? Releva le jeune homme aussi étonné que si on lui avait présenté un sinistros en lui garantissant qu'il était inoffensif.
Il y a deux ans à peine, Timothée se trouvait face à Rogue, en tant qu'élève de la maison de Pouffsoufle.
- Ne t'inquiète pas, il n'y a aucune différence entre le Rogue de Poudlard et le Rogue Mangemort, souffla Selwyn. Protecteur envers les siens dont tu fais désormais partie, ignoble avec les autres. Y a aussi les français, Lagrange et Lapaille. Eux m'ont l'air assez réglo. En plus ils aiment pas Rowle, c'est un bon point. Mais on les connaît pas trop, alors méfiance quand même. Beaucoup de Mangemorts sont juste là pour massacrer des gens. Bellatrix pour commencer. Et Greyback. Fait vraiment gaffe à ce loup. Reste jamais seul avec lui p'tit, on sait jamais.
Yaxley opina gravement.
- Greyback est extrêmement dangereux. Notre cause ne l'intéresse pas, c'est juste un prétexte pour mordre. Mais à terme, il veut prendre le pouvoir, lui aussi, et asservir les sorciers si ce n'est le monde. Le goût du pouvoir est assez prononcé chez un Mangemort. Regarde Malefoy par exemple. Il y a aussi Rookwood, mais lui c'est différent. Plus insidieux. Il aime exercer sa supériorité sur autrui. Un conseil, ne le laisse jamais te rendre un service.
Timothée opina. Yaxley soupira.
- Je pense que nous avons fait le tour. À toi à présent. Pourquoi es-tu devenu Mangemort ? Tu es assez atypique. Peu enclin à la violence, aucun goût pour le pouvoir, tu n'aimes pas te mettre en avant, tu étais à Poufsouffle et tes parents aimaient les moldus. Je ne dis pas que tu n'es pas digne d'être Mangemort, loin de là, mais juste que la plupart des personnes dans ton cas, n'ont pas le cran de faire le saut. Alors, qu'est-ce qui te motive ?
- Les moldus.
- Ah... les moldus... nous sommes tous les trois là à cause d'eux, n'est-ce pas Gildwen ?
Le dit Gildwen répondit d'un grognement inarticulé.
- Mais je suis certainement celui qui les a vus de plus près, affirma Timothée.
- Oh, peut-être pas autant que Gildwen, gloussa Yaxley, s'attirant un regard noir de Selwyn.
- J'étais jeune, se défendit-il.
- Et elle était certainement très belle. Mais passons. Timothée ?
Le jeune homme se tendit. Il n'avait aucune envie d'en parler. Yaxley sentit son malaise.
- Tu n'es pas obligé de répondre. Après tout, il s'agit juste de satisfaire notre curiosité.
Le jeune homme se détendit un peu.
- Toutefois, je pense ne pas me tromper en disant que les ixilik ont joué un rôle différent à Sarajevo que ce que la version officielle veut prétendre, n'est-ce pas ?
Timothée opina, un peu raide.
- Et que tu apprécies les ixilik.
- Ils m'ont sauvé la vie.
Yaxley acquiesça, un peu songeur. Puis il considéra Timothée, une pointe de nostalgie étirant ses lèvres dans un soupçon de sourire.
- On prétend qu'être ixil n'est pas qu'une question de caractéristiques magiques, mais qu'il s'agit plus d'un état d'esprit. J'ai aussi entendu dire qu'un sorcier pouvait être accueilli parmi la communauté ixilis, s'il avait une mentalité ixilįś, alors qu'on contraire, un ixil pouvait ne pas être considéré comme tel s'il avait une tournure d'esprit trop « sorcière » ou « moldue ». Est-ce vrai ?
Timothée garda le silence, ce qui n'offusqua pas Yaxley.
Ses lèvres s'étirèrent un peu plus, alors que Selwyn cherchait à comprendre le sens de cet échange tacite. Yohannes Yaxley reprit finalement la parole :
- Alors une dernière mise en garde s'impose. Même parmi les Mangemorts, garde pour toi ta sympathie envers les ixilik. Même si le Seigneur des Ténèbres interdit de s'en prendre à eux, beaucoup d'imbéciles croient en la propagande officielle.
Puis à voix basse, presque sur le ton de la confidence :
- C'est probablement une chance que la version officielle de Sarajevo accuse les ixilik. Personne ne te soupçonnera. Peu connaissent la signification d'ixil et d'être ixilįś *.

* : pratiquant de la religion ixiliś.

µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ

Voilà, c'est fini pour cette semaine. La semaine prochaine le chapitre s'intitulera "Hallucination"
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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Syrinx le Lun 7 Nov - 11:26

Ben alors y a pas eu de parution mardi dernier ?

Bon comme ça je peux commenter tranquillement ce chapitre seul (lu le jour de sa parution je crois, mais sans avoir le temps de reviewer)

Alors les ixilik... des sorciers n'utilisant pas de baguettes... ça me rappelle vraiment quelqu'un... Content sifflote

Après les persos.
Y aura une pause au prochain chapitre dans l'arrivée des nouveaux personnages ? non parce que c'est juste que je commence vraiment à me perdre. Dans les différentes factions aussi... Allez, tentative de "listage" (juste pour voir si j'ai suivi... et ça pourrait être utile plus tard)

- Les mangemorts, dévoués à Voldemort (Yaxley, Mc Fiegan, Selwyn, Lagrange, Lapaille, Greyback, Bellatrix, Rogue, Malefoy, Doholov... et Nott ?)

- L'Ordre du Phoenix, dirigé par Dumbledore (encore vivant, mais plus pour longtemps) Avec Schakelbolt, Jones (?), Rogue (encore), et les autres : Maugrey, Lupin, les Weasley, McGo... + Harry et l'AD En fait c'est Rowling qui a commencé en créant une section junior à l'Ordre...
Jusque là ok tout va bien, on maitrise puisque c'est le point de départ fixé par Rowling (en 7 livres... normal donc qu'on soit paumé avec deux nouveaux groupes en qq chapitres) Après, ça se corse...

- Les Aigles Veilleurs : une branche dure de l'Ordre, comptant Reinecker (et ses deux acolytes du couloir ?). Et d'un il me plait pas, lui, et de deux il me pose des difficultés parce que je me l'imagine comme le blond fou furieux dans le film HP7-2 (passage du ministère... Rockwood, je crois), donc un Mangemort... Ou avec son nom allemand, j'aurais tendance à le rapprocher de Grindelwald (pourquoi d'ailleurs ? il est censé être enfermé et inoffensif depuis longgggtemps). Bref j'aurais tendance à le mettre du coté obscur... Cela dit ça n'a pas l'air d'être un ange... et pourtant, se montrer cassant avec des Mangemorts devrait le rendre sympathique. Sauf qu'on vit ton histoire par les Mangemorts et on aurait tendance à prendre leur parti... (ça va finir en schizophrénie, ça c'est pas moi )

- Et Valombra & co... plus féroce que Voldemort et ses mangemorts...

Sans compter Nosferuptor et les deux du bédut : Ydriss et la déesse qui ne sont certainement pas de la même équipe que Nosfé...

Après où classer Ombrage ? (je crois avoir une réponse en Off, mais faut quand même que je pose la question ici) Et Skeeter, qui m'a l'air un peu trop bien informée... (par Ombrage êut-être ?) ??

Je vois encore deux autres factions et ça commence du coup à me faire un peu peur tous ces groupes... C'est bon au moins ce que j'ai raconté plus haut ?


Sinon il me semble que le frère et la soeur Rosier sont liés par la magie... Gabrielle semble "voir" par les yeux de son frère... Un pouvoir d'Ixilik ? ou sont-ils possédés par Valombra tous les deux et du coup ils se "fondent" en quelque sorte en une entité ?

Sinon on peut avoir double ration demain, pour rattraper mardi dernier ?

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Re: De Mortis Liber [Fic en cours]

Message par Elaia Gurialde le Mar 8 Nov - 14:55

Pffiou... bon, voici un lien vers une des raisons de mon retard à poster (ça, et le fait que j'étais pas mal occupée ces derniers temps) : Ridicule, mon cher Riddle !
Tom Riddle, version janvier 1942 qui n'a même pas encore ouvert la Chambre des Secrets, débarque le 1 septembre 1996. Souci numéro 1 : Les voyages dans le temps d'une telle ampleur sont impossibles. Souci numéro 2 : Tom n'a pas la moindre idée de ce qui a pu se produire, mais il est à peu près certain d'être innocent (pour le cas présent) et soupçonne Grindelwald d'être le responsable. Souci numéro 3 : le Voldemort actuel est toujours bien présent et manifeste son intérêt quant à son double passé. Souci numéro 4 : Grindelwald vient de s'échapper de Nurmengard.

Nott a raison, Tom Riddle n'a pas son égal pour s'attirer des ennuis. A part peut-être Potter. Entre Mages Noirs passés et présents, les Gryffondor ne savent plus où donner de la tête.

Bref, j'en suis assez satisfaite. J'avais pas l'intention d'entamer une nouvelle fic, mais je sais pas, j'ai eu une idée et en 3 jours, j'avais déjà toute la trame de la sixième année et une bonne partie de la septième. Et il n'y a pas de nouveaux personnages à chaque chapitre ! Et je ne prend que le point de vue de Tom.

Sur ce... syrinx
Alors les ixilik... des sorciers n'utilisant pas de baguettes... ça me rappelle vraiment quelqu'un...
N'est-ce pas ?

Y aura une pause au prochain chapitre dans l'arrivée des nouveaux personnages ? non parce que c'est juste que je commence vraiment à me perdre.
Euh... le grand-mère et la grand-père, ça compte pas, je les avais zappé. Donc pas de nouveau perso avec le chapitre euh... 12 je crois. Oui, je sais, c'est merdique comme organisation et c'est trèèèèèès bien de me le dire. Parce que ça m'aide à ne pas reproduire cette erreur.


Jusque là ok tout va bien, on maitrise puisque c'est le point de départ fixé par Rowling (en 7 livres... normal donc qu'on soit paumé avec deux nouveaux groupes en qq chapitres) Après, ça se corse...
Hem hem... c'est noté. En fait, j'avais peur de trop me perdre en longueur (c'était le cas de le Talisman Atlante) et du coup, j'ai trop condensé. Pfiou, désolée. Mais c'est noté.

Les Aigles Veilleurs
Zuuut, je les avait complétement zappé eux... avec le recule, je me dis que j'aurai mieux fait de les supprimé (écris il y a deux ans). Bref, on en reparle par mail, mais la seule chose qu'il y a à savoir ce que se sont des extrémistes anti-Sang Pur. (Même s'il y a des Sang Pur parmi eux), parce que les Né-de-Moldu aussi ont le droit d'être méchants.

Après Reinecker... j'avoue que tu te débrouilles plutôt bien dans tes hypothèses. Mais il va refaire parle de lui, oui.

Et Valombra & co... plus féroce que Voldemort et ses mangemorts...
Plus féroce, je sais pas... pas les mêmes méthodes surtout.

Après où classer Ombrage ? (je crois avoir une réponse en Off, mais faut quand même que je pose la question ici) Et Skeeter, qui m'a l'air un peu trop bien informée... (par Ombrage êut-être ?) ??
Cf réponse Off ^^

Je vois encore deux autres factions et ça commence du coup à me faire un peu peur tous ces groupes... C'est bon au moins ce que j'ai raconté plus haut ?
C'est bon, mais en gros, ce qu'il faut retenir :
- Voldemort &co
- Valombra &co
- l'AD&co
- Reinecker&co
- les ixilik.
- Nosferuptor&co

Et là, j'ai donné tous les camps actifs dans ma fic. Ah... ok, il en manque un dont nous parlons activement en off, mais il apparaît assez tardivement et un chapitre entier lui est dédié, assez long en plus. Quoi, ça fait 7 et alors ? 7 c'est un nombre magique ! cherchez dehors

Sinon il me semble que le frère et la soeur Rosier sont liés par la magie... Gabrielle semble "voir" par les yeux de son frère... Un pouvoir d'Ixilik ? ou sont-ils possédés par Valombra tous les deux et du coup ils se "fondent" en quelque sorte en une entité ?
C'est pas loin, oui.

Sinon on peut avoir double ration demain, pour rattraper mardi dernier ?

Oui.

Chapitre 5 : Hallucinations

Le soleil se levait timidement sur vendredi, le jour de Vénus, anciennement connu sous le nom d'Ishtar ou Innana dans les premiers temps de Sumer. Étoile du matin, elle laissait désormais sa place à Môt, dieu solaire et mortuaire, qui peinait à transpercer la brume anglaise. Les milliers de gouttelettes en suspension dispersaient le fragile éclat, condamnant la campagne et le manoir qu'elle abritait, au frimas matinal.
Pourtant, l'atmosphère glaciale n'était pas la cause des frissons qui parcouraient le corps de la jeune fille étendue à même le sol pierreux et humide.
Amaigrie, dans un état de faiblesse de plus en plus critique, Gabrielle ne sentait même plus le linceul du froid qui l'enveloppait. Elle n'avait plus conscience du monde qui l'entourait. Ni les sons, ni les lumières, ni même les odeurs fongueuses ne lui parvenaient. À peine se souvenait-elle qu'elle était prisonnière de Lord Voldemort, à peine comprenait-elle que son supplice serait bientôt fini. Et qu'elle n'aurait rien dit. Rien dit. Pour sauver son frère. En vain. Son frère était perdu. Elle aurait dû parler.
Un faible gémissement sortit de sa gorge blafarde. Des myriades de petites aiguilles venaient de lui transpercer le corps, milliers de petits harpons s'agrippèrent à sa chair et tirèrent. La douleur fulgurante arracha un cri suraigu à l'enfant. Puis le coton l'enveloppa.
Tout était paisible à présent. Gabrielle avait l'impression de voler, ou plutôt de flotter. Comme dans un rêve. Et puis il y avait cette présence, si douce, si chaleureuse, si familière. Son frère. Il se tenait devant elle, un peu surpris mais souriant. Du moins c'était ce qu'elle saisissait. Tout était si flou. Flou est agréable à la fois, comme du miel, comme un bon chocolat chaud lorsque son frère se glissa dans ses bras. Enfin, ils se retrouvaient. Séparés, ils ne pouvaient vivre.
Il y avait aussi ces lumières, ces fantômes sans cohérence, qui les entouraient, murmurant des paroles inaudibles, sans méchanceté. Gabrielle n'avait pas peur. Son frère dans les bras, tout était bien. Peu importait le reste.
Barthelemy leva un visage serein vers elle, puis ensemble, ils se tournèrent vers une lumière plus puissante que les autres. Deux formes en sortaient. À mesure qu'elles se rapprochaient des enfants, leur contours se dessinaient.
- Grand-mère ! Grand-père ! S'exclama Gabrielle.
Aucun son pourtant, ne semblait être sorti de sa bouche.
Les grands parents offrirent un sourire triste à leurs petits-enfants. Ils tendirent la main.
- Barthelemy, viens avec nous.
Les deux enfants échangèrent un regard surpris, puis Barthelemy se détacha de sa sœur. Gabrielle voulut le suivre.
- Non, pas toi, l'arrêta le vieil homme.
Ces trois mots frappèrent Gabrielle de stupeur.
- Ton temps n'est pas encore venu, poursuivit la vieille femme d'une voix très douce. Il te reste à faire.
- Mais je veux pas ! Je veux venir avec vous !
- La boîte, te rappelles-tu de la boîte ? Tu dois la donner à Tom Jedusor.
- Non ! Non ! Je viens avec vous !
Le regard du vieil homme s'égara dans le vide, accrochant celui de la jeune femme patientant dans l'ombre de la lumière, gardienne discrète de la scène.
- Tu ne peux pas, insista la grand-mère. Ils ont besoin de toi.
- Personne n'a jamais eu besoin de moi. Personne à part Barthelemy !
- Pourtant, tu auras ton rôle à jouer. On aura besoin de toi. Il aura besoin de toi.
- Qui il ?
Mais déjà, les images commençaient à se flouter, les voix devenaient plus lointaines. Le halo de lumière absorbait ceux qu'elle avait aimés.
- La boîte... n'oublie pas... la boîte. Et tout le reste.
Dans un effort de volonté, Gabrielle fit un pas en avant. Aussitôt, des liens encerclèrent ses bras et ses jambes et la tirèrent en arrière. L'enfant se débattit de toutes ses forces, pourtant elle ne pouvait rien contre les serpents sifflants qui resserraient à chaque fois un peu plus leur étreintes implacables pour la ramener inexorablement vers la cellule honnie, vers le froid, l'humidité, la douleur, la fatigue, la faim.
Gabrielle reprit conscience de son corps étendu contre la pierre glaciale. Elle ouvrit les yeux et découvrit Voldemort accroupi devant elle, l'air circonspect. Le Mage Noir effaça aussitôt cette incertitude de son visage pour reprendre son masque impassible.
Ce n'était pas de la peur qu'éprouva alors Gabrielle. C'était de la colère.
- Pourquoi ? Pourquoi ? Explosa-t-elle. Pourquoi vous m'avez retenue ? Pourquoi vous m'avez pas tué ?
Voldemort la darda d'un regard courroucée, les phalanges crispées sur sa baguette magique.
- Tu n'as pas encore gagné ce droit, répliqua-t-il d'un ton glacial.
Sur ce, il se leva et sortit vivement.
µµµ
Vendredi. Journée bénie par les élèves car elle annonce le week-end et maudite par les enseignants car les classes n'ont alors pas leur pareil pour s'agiter. Seule celle de Rogue échappait à cette règle quasi-universelle.
Comme tous les vendredis, Théodore Nott fainéanta un peu plus au lit, s'entraînant ainsi pour les samedis et dimanches. Comme tous les vendredis, une fureur brune l'en tira avec violence.
- Allez Théo, faut se lever ou tu n'auras pas le temps de manger ET d'arriver à l'heure au cours de Rogue.
- Oui, Tracey, j'arrive.
- Experliamus !
Théodore sauta de son lit pour arriver sur celui du voisin, Goyle, qui grogna un peu. Théodore s'excusa rapidement, jeta un regard noir à Tracey Davis et lui ordonna de sortir pour le laisser s'habiller.
La jeune fille s'exécuta avec un grand sourire.
- Tu ne devrais pas te laisser manipuler ainsi par cette sang-mêlé, lança Malefoy désapprobateur.
- En attendant, elle a meilleur caractère que ta Pansy.
- Trouve une fille qui a un pire caractère, ajouta Zabini.
- Bulstrode, répondit Crabbe sans hésiter.
Millicent Bulstrode avait décidé qu'elle était amoureuse du gorille de Malefoy. Depuis, Crabbe rasait les couloirs avec la crainte de la croiser à nouveau.
- J'ai dit une fille, répliqua Zabini.
- C'est vrai que l'on peut se poser la question, reconnut Malefoy.
- Vous êtes méchants, soupira Théodore avant de se lever et sortir du dortoir, sans avoir prononcé d'autre mot.
Ce jour-là, Rogue était égal à lui-même : sombre, inquiétant, parlant des Forces du Mal d'une voix caressante, presque amoureuse. Puis il passa à la partie pratique où les étudiants durent se placer par binôme et lui passait dans les rangs, sa robe noire virevoltant derrière lui. Naturellement, il ne perdit pas une occasion pour reprendre Potter sur une mauvaise attitude, Granger sur un hypothétique mauvais geste et enlever des points à Gryffondor comme il se devait. Rogue devait rattraper les dégâts causés par Slughorn qui distribuait bien trop généreusement les points en potion. Une catastrophe, ce bonhomme-là.
Pendant ce temps, Théodore se battait avec Blaise Zabini ou plutôt faisait de son mieux pour ne pas trop le malmener. Sacharis Nott avait déjà enseigné la technique des informulés à son fils. Théodore s'efforçait de jouer la comédie du sage élève qui apprenait.
Rogue s'était arrêté à la hauteur du binôme de Théodore, appréciant d'un œil connaisseur les progrès des Serpentards.
Quelque chose courut dans le dos de Théodore. C'était poisseux, glacial. Il se figea sur place et fut surpris par le stupefix de Zabini. Le sol creva sous ses pieds. La chose humide s'enroula autour de sa taille et le tira dans les méandres du néant, jusqu'à ce qu'il heurte un mur de lumière. Son champs de vision explosa le temps d'une fraction de seconde, pour se rematérialiser presque aussitôt sous la forme d'une geôle humide où la chaleur et la joie était bannie.
Bientôt une explosion retentit, faisant trembler les sols et s'effriter le torchis des murs. Théodore se leva pour regarder par la fenêtre. Son corps faible le faisait atrocement souffrir. Par-delà les barreaux, il vit une multitude de sorciers vêtus de capes noires volant sur des balais. La Marque des Ténèbres flottait haut dans le ciel.
Soudain la porte s'ouvrit derrière lui. Une femme venait d'entrer. Très grande et très pâle, la folie qui habitait ses yeux fauves n'avait plus rien d'humain. Ses lèvres s'animèrent. Un mot parvint aux oreilles de Théodore.
- Animo
Un éléphant sembla aspirer tout l'image qui se déchira pour laisser la place à Rogue et ses cheveux de chauve-souris, penché avec inquiétude sur Théodore.
Voyant que son élève reprenait ses esprits, Rogue se tourna vers Blaise.
- Monsieur Zabini, emmenez Monsieur Nott à l'infirmerie. Cinq points de moins pour Serpentard.
Blaise, l'air piteux aida Théodore à se relever. Ce dernier tenta de se défendre.
- Je vais bien.
- Non Monsieur Nott, vous n'allez pas bien. Lorsque vous vous effondrez en hurlant à cause d'un stupefix mal lancé et qu'il faut trois animo pour vous réveiller, vous allez à l'infirmerie.
À vrai dire, peu importait son état à présent. La seule chose qui préoccupait Théodore était que son père était en danger. Il en était certain. Il devait prévenir Rogue. Mais comment ?
- Monsieur Nott, vous allez à l'infirmerie ou je retire encore des points.
Il faut que je vous parle ! Pensa Théodore le plus fort possible en espérant que le legilimens l'eût entendu.
- C'est un ordre.
Théodore obtempéra alors que Blaise tirait sur son bras pour le dissuader d'insister.
- Je suis sûr que notre trio favori va passer le reste de sa journée à faire des conjectures sur ton cas, glissa Zabini un fois qu'ils furent dans le couloir.
- Crois-tu ? Moi je pense plutôt qu'ils se fichent pas mal du sort des méchants Serpentards et qu'ils vont opter pour l'hypothèse d'un accident de magie noire.
Le reste de la matinée fut effroyablement longue. D'abord il y eut Pomfresh et ses interminables récriminations sur les enseignants de Défense contre les Force du Mal et leur inconscience. Puis, et ce fut encore pire, il y eut le silence et la solitude laissant tranquillement Théodore ressasser ce qu'il avait vu. Il essayait de se convaincre que ce n'était que les Mangemorts qui venaient de libérer les leurs mais il ne parvenait pas à chasser l'étincelle d'inquiétude qui tourmentait son cœur. Son père était en danger. Sinon, pourquoi aurait-il eu cette vision ? Et qui était cette femme ? En y repensant, un frisson lui parcourut le dos. Elle lui faisait penser à Bellatrix Lestrange.
Enfin Rogue arriva, avec sa morgue coutumière.
- Eh bien, Monsieur Nott. Si vous aviez l'obligeance de m'expliquer tout ce cirque.
Derrière ce ton cinglant, le Serpentard qu'était Théodore savait déceler l'inquiétude de son Directeur de Maison. Rogue était une personne en qui les Serpentards pouvaient avoir confiance.
- J'ai eu une vision.
- Allons, ne me dîtes pas que vous commencez à faire comme Potter. C'est probablement un effet du mauvais stupefix de Monsieur Zabini.
- Non, cela avait commencé avant.
Théodore relata alors la chose gluante qu'il avait ressentie dans son dos qui l'avait conduit à Azkaban. Phénomène qu'il ne pouvait attribuer qu'à son père. Qui d'autre aurait pu le contacter ?
Enfin, il décrivit la femme qui était entrée. Rogue peina à camoufler sa stupeur, puis son inquiétude.
- Vous savez qui est cette femme ? Questionna Théodore d'une petite voix.
- Il vaut mieux pour vous que vous l'ignorez. Ne parlez de cela à personne.
- Et mon père ?
- Demain au plus tard, je vous dirai ce qu'il en est.
Sur ce, l'ancien Maître des Potions se retourna dans un volute de tissus noirs et sortit de l'infirmerie. D'un pas vif, il se dirigea vers le bureau de Dumbledore, claqua un « suçacide », emprunta les escaliers tournant qui le conduisirent devant la porte du vieux directeur. Il frappa. Puis entra.
Il y avait déjà une personne dans le bureau de Dumbledore, un élève que Rogue n'avait pas particulièrement envie de voir : Harry Potter.
- Entrez, entrez Severus. Nous avions fini.
En effet, quelques instants plus tard, Potter était sorti.
- Harry vient d'avoir la sensation que Voldemort était furieux.
Rogue retint un soupir. Potter, Potter, ce vieux dingue n'en avait que pour lui.
- Et moi j'ai eu un élève qui s'est effondré sous l'influence d'une vision.
- Nott ?
Preuve de la non-impartialité de Dumbledore : il disait Nott pour Théodore et Harry pour Potter.
- Oui. Comment le savez-vous ?
- Pompom m'a informé de son entrée à l'infirmerie ce matin. Contrairement à Harry, il n'est pas un habitué des lieux...
Comme Rogue ne goûtait pas la plaisanterie, Dumbledore s'empressa d'ajouter :
- Et qu'a-t-il vu ?
- Il pense qu'il a vu au travers des yeux de son père, précisa Rogue. Azkaban se faisait attaquer, la Marque des Ténèbres flottait.
- Les Mangemorts...
- C'est aussi ce qu'il a cru au début. Puis une femme est entrée, une femme ayant exactement la même description que Lady Valombra. Théodore ignorait encore son existence, il n'a pas pu inventer. Sachant que le Seigneur des Ténèbres voulait attaquer Azkaban ce soir, s'être fait devancer de quelques heures l'a certainement rendu furieux.
- Voilà qui est préoccupant, commenta Dumbledore.
Rogue n'en croyait pas ses oreilles. Fallait-il que le directeur fût siphonné à ce point ?
- Préoccupant ? C'est tout ce que vous trouvé à dire ? Cela fait plus de trois semaines qu'elle mène des attaques, que Vous-Savez-Qui cherche l'identité de son concurrent. Depuis lundi, tous les Mangemorts ont pour mission d'ouvrir grand les yeux, car Lady Valombra inquiète Vous-Savez-Qui.
- Oui, oui, je sais cela, dit Dumbledore calmement. Que sait Voldemort de cette Lady Valombra ?
- Que ce que la gamine lui a dit, c'est à dire pas grand chose.
Le très intelligent directeur de Poudlard se perdit dans ses pensées, suçotant rêveusement un bonbon au citron.
- Et que faisons-nous pour Gabrielle Rosier ? S'impatienta Rogue. Elle est toujours entre les mains de Vous-Savez-Qui.
- Parlez-moi d'elle, car je m'aperçois que je ne la connais pas.
Rogue renifla.
- Elle est à Serpentard. Une enfant de treize ans au tempérament calme, discret. Elle était écrasée par sa mère qui était mécontente qu'elle soit à Serpentard, par son frère et sa sœur jumelle, tous deux à Gryffondor. Ils lui cherchaient régulièrement des noises. Gabrielle avait aussi à souffrir de son nom, « Rosier », hérité de son père moldu mais aux consonances mangemort. Heureusement, elle avait su s'attirer la sympathie de Serpentards que vous trouveriez peu recommandables mais qui la défendaient. Élève appliquée, intelligente, douée en sortilège. Flitwick la comparait même à Granger. Sa mère a eu la stupidité de ne pas la laisser repartir à Poudlard cette année et vous la stupidité de ne pas insister.
Oui, Rogue en voulait à Dumbledore d'avoir délaissé cette élève prometteuse qui aurait pu faire de l'ombre à Granger.
- En d'autres termes vous me parler d'un être fragile, avec un grand potentiel, que Voldemort pourrait facilement corrompre.
- Oui. Je vous parle aussi d'une grande sœur très attachée à son petit frère et qui a été prête à se sacrifier pour le sauver. Cela devrait vous parler, vous qui aimez les Gryffondor.
Le ton était lourd de reproches.
- Son frère... pourtant pour l'avoir vu moi-même... aucune trace de sortilège.
- Lapaille a analysé un échantillon de sang ramené par MacFiegan. Ergot de seigle. Le garçon a été rendu fou par de l'ergot de seigle.
Rogue planta son regard dans les lunettes en demi-lunes de son supérieur.
- Nous devons faire quelque chose pour Gabrielle.
- Je sais et j'y réfléchis Severus. Je cherche un moyen de la sauver. Mais si vous avez une idée avant moi... je vous en prie, dîtes le moi.
Le tout dit avait un ton très aimable. Rogue crut qu'il allait étrangler Dumbledore, au lieu de quoi il prit congé. Le Seigneur des Ténèbres ne serait certainement pas ravi d'apprendre que son plus vieil ennemi encore en vie avait péri entre les mains d'un de ses Mangemorts en colère.
Dumbledore, désormais seul dans son bureau, demeura pensif, suçant paresseusement un bonbon au pamplemousse.
µµµ
Le soir même, Rogue fut sommé d'assister à la réunion du vendredi soir. Voldemort ne lui laissait pas le choix. Peu importait ce que dirait Dumbledore, le vieux avait de toute façon une totale confiance en Rogue. Le maître des potions n'en était pas si sûr, mais on ne contestait pas un ordre de Voldemort. Cette fois-ci, les Mangemorts étaient presque au complet, Nott senior compris. Il ne manquait que Yaxley, en retard comme à son habitude. Rogue se demandait si le Mangemort connaissait la notion de ponctualité.
Voldemort venait juste de résumer la situation : Lady Valombra avait eu l'audace de libérer les Mangemorts prisonniers de Azkaban et les avait laissés rejoindre leur maître sans leur causer d'ennui (seul Sacharis Nott semblait avoir souffert de l'attaque) lorsque Yaxley arriva.
- Motif ?
- Ombrage.
Excuse habituelle, songea Rogue. À croire qu'ils allaient se marier.
- Barthelemy Rosier est mort, ajouta Yaxley.
Ajouter à cela que Lady Valombra avait exécuté devant tous les Mangemorts, à Azkaban, les deux survivants des précédentes attaques. Cela signifiait qu'il ne restait plus qu'un témoin des attaques de Lady Valombra en vie : Gabrielle Rosier. Cela renforça la volonté de Rogue de venir au secours de l'adolescente.
Yaxley vint s'asseoir entre Selwyn et MacFiegan. Ce dernier cachait difficilement que la mort de l'enfant l'affectait, s'attirant un regard noir du Seigneur des Ténèbres.
- Il est vraisemblable que l'ergot ait entraîné la mort, avança Belladone Lapaille. Il était très jeune. Il faudrait une autopsie pour confirmer cela.
- Je peux insister auprès d'Ombrage pour qu'il y en ait une, suggéra Yaxley. Mais le vieux crapaud est convaincue qu'il s'agit d'un Mangemort doublé d'un ixil.
- Fais-toi aider par MacFiegan, ajouta Voldemort. Elle s'était montrée assez coopérative mardi dernier.
- Il y a quelque chose qui m'inquiète, dit Rookwood. Si tous ceux qui l'ont vue sont morts, qu'en est-il de ceux qui étaient à Azkaban ? Nous l'avons tous vue là-bas, lorsqu'elle exécutait les deux sang-de-bourbe.
Remarque intéressante, que Voldemort jugea digne d'intérêt.
- Lapaille, tu les examineras. Cherche des traces de maléfices, mais aussi d'ergot, ou de maladie moldue que Valombra aurait pu utiliser. Visiblement, elle n'éprouve aucune honte à employer des méthodes moldues.
- Et Gabrielle Rosier ? Questionna Rogue.
- Elle a déjà été ausculté. Rien n'a été décelé.
- C'est le dernier témoin vivant, conclut Dolohov. Peut-être que Valombra va essayer de la retrouver pour la tuer.
- Mais elle est entre nos mains, s'étonna Bellatrix. Il faudrait vraiment être fou pour tenter de la tuer.
Certains Mangemorts ne purent s'empêcher d'échanger des regards. Bellatrix traitant quelqu'un de fou...
- Selon tout logique, répondit Yaxley, il s'agit d'une psychopathe qui voudrait que le simple fait de la regarder en face soit mortel.
Comme on le regardait avec de gros yeux, il s'expliqua :
- J'ai eu un cas similaire, il y a cinq ans. Une sorcière qui se prenait pour Méduse. Elle tuait quiconque la regardait dans les yeux. Or, qui l'a réellement regardé droit dans les yeux ici ?
En effet... Les Mangemorts s'entreregardèrent. Lors de l'attaque, elle portait un masque ne laissant voir que sa bouche carmin et ses longs cheveux blonds très pâles.
- Moi, répondit Nott.
Il s'attira ainsi des regards désolés de certains Mangemorts, d'autres prédateurs, de ceux qui guettaient sa place, voir effrayés de ceux qui l'avaient approché de près. Voldemort rassura ces derniers :
- En se basant sur la théorie (il insista sur ce mot) de Yaxley, elle ne voudra tuer que Nott. Elle a pris des précautions pour que nul autre ne la regarde.
- Pourquoi nous a-t-elle libéré ? Demanda Malefoy. Elle n'y avait aucun intérêt.
- Elle voulait une nouvelle fois se moquer de nous, répondit Voldemort. Elle voulait nous montrer à quel point elle ne nous craignait pas et que ce n'était pas quelques Mangemorts de plus -qu'elle était en mesure de libérer- qui changeraient l'équilibre des forces.
- Complètement mégalomane, murmura Bellatrix.
Rogue, pour sa part, s'étonnait de la facilité avec laquelle Voldemort devinait les intentions de Valombra et s'en inquiétait.
- Et Nott ? Demanda Yaxley. Pourquoi lui avoir montré son visage ?
La question méritait d'être posée. Elle interpela même Voldemort qui mit du temps à répondre. Finalement :
- Il est le seul à avoir un passé auprès de Grindelwald.
Il réfléchit puis ajouta :
- Selwyn. Recherche parmi les victimes de Valombra si elles ont un lien avec Grindelwald.
Le Mangemort opina.
- Cela ne devrait pas être trop long puisqu'à chaque fois, seule la femme est réellement sorcière. Le mari est sang-de-bourbe ou moldu.
Il s'aperçut alors de ce qu'il venait de dire et se trouva plutôt intelligent.
- Aussi, on devrait s'attendre à ce que dans la nuit du dimanche au lundi, un foyer où la femme est sorcière et le mari d'origine moldu soit attaqué, comprit Thomas Lagrange. Ce qui réduit considérablement les possibilités.
- Si l'on prend en considération le facteur « Ordre du Phénix », il ne reste plus qu'une possibilité : les Tonks, ajouta Rogue.
Puis, s'expliquant devant l'incompréhension quasi-générale.
- Les premières victimes n'avaient aucun lien avec l'Ordre du Phénix. Les secondes étaient des sympathisants qui les avaient aidés une fois. Ceux de la semaine dernière avaient de menues mais régulières affaires avec l'Ordre aux travers des Aigles Veilleurs. Les prochains devraient donc plus ou moins faire partis de l'Ordre, d'où les Tonks.
- Et alors ? Répliqua Bellatrix. Tu ne veux tout de même pas que nous les secourions ?
Son ton était plein de suspicion.
- Bien sûr que non, rétorqua Rogue. Seulement, savoir où elle attaquera...
- Nous n'interviendrons pas, déclara Voldemort. Elle attaque de manière prévisible, justement pour que nous essayons de l'arrêter. Si elle agit ainsi, c'est qu'elle veut nous attirer dans un piège qui se refermera si nous nous rendons chez les Tonks en début de soirée. Bien entendu, ce piège ne saurait avoir raison de nous, toutefois je serais assez contrarié si je devais perdre quelques Mangemorts.
- Alors, que faisons-nous ? Demanda MacNair qui semblait frémir d'excitation à l'idée du combat proche.
- Pour l'instant, rien.
Certains Mangemorts camouflèrent difficilement leur déception.
- Valombra veut attirer notre attention, c'est évident. Plus nous ferons mine de l'ignorer, plus elle redoublera d'effort au risque de trop se dévoiler. Comme elle ne s'en prend pas aux Mangemorts pour l'instant, ni aux honnêtes Sang Purs, il vaut mieux attendre et observer.
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Elaia Gurialde
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