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INDEX - IRL Aveyron JOUR 1 (Marais)

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INDEX - IRL Aveyron JOUR 1 (Marais)

Message par Leïa Tortoise le Mer 1 Aoû - 20:51

Ici, c'est l'index, et tous les textes à la suite pour les voir d'un seul coup d'oeil. (pssst! si un admin pouvait mettre ça en post-it, ce serait parfait! merci! - Nau' : Option à cocher à la création du post. Et modifiable par la suite. De plus, la Théière Magique est utilisable par tout modo. Wink )
Mais pour commenter un texte, ça sera sur son topic à lui Smile

Les consignes convenues étaient:

Caser les mots : marais, tire-bouchon, rien, glandu, lunettes, parfois, nu
Interdit d'utiliser le mot : grenouille

Participants:

Popoyo - texte
Elenna - texte
Nelson - texte
Hestianne - texte
Luna Pensive - texte
Seamus - texte
Anilori - texte
Leia - texte


Dernière édition par Leïa Tortoise le Mer 1 Aoû - 21:40, édité 6 fois
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Re: INDEX - IRL Aveyron JOUR 1 (Marais)

Message par Leïa Tortoise le Mer 1 Aoû - 20:51

Popoyo :

Et ainsi commença la quête du « Tire-Bouchon ».
Jean-François-Xavier de Lantu ne savait pas quoi faire. Il était deux heures du matin, et il s’était sacrifié pour chercher un artefact permettant d’ouvrir la bouteille d’alcool qu’il avait amené plus tôt dans la soirée. Ses hôtes n’étaient malheureusement pas pourvus d’ustensiles adéquats…
Le voici donc, écumant les rues du Marais à la recherche de cet accessoire indispensable.
ll ajusta ses lunettes pour distinguer l’énergumène hirsute. Cela ne lui disait rien. Il décida de faire demi-tour pour éviter toute déconvenue.
- Eh ! Glandu ! entendit-il du bout de la rue. L’homme ivre avait dû le repérer et titubait dans sa direction.
JFX aurait bien voulu avoir un moyen de contourner la menace. Hélas, il était désarmé. La batterie de son portable l’avait lâché, comme cela lui arrivait parfois. Il se sentait nu sans ce contact avec le monde extérieur. Il pesta en privé contre les fabricants de téléphone tout en accélérant le pas pour échapper à son poursuivant aviné.
Se retournant vers son agresseur qui accélérait aussi le pas en vociférant, il ne vit pas le poteau lui foncer dessus.
- Glandu ? entendit-il comme dans un rêve. Dlantu ? ouït-il maintenant alors que ses sens revenaient. Le visage perché sur lui le fit sursauter.
- Ben alors, ça fait une heure que je te cherche, de Lantu, lui annonça Bertrand, un de ses hôtes. On a trouvé ce qu’il faut pendant ton absence, allez, viens !
Confus et un peu désorienté, il accompagna son ami pour finir agréablement cette soirée.
Que de peur pour rien.
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Re: INDEX - IRL Aveyron JOUR 1 (Marais)

Message par Leïa Tortoise le Mer 1 Aoû - 20:55

Elenna :


- Coa ?
- As-tu vu un glandu, turlututu chapeau pointu ?
- Hein ?
Lunette regarda autour de lui.
Rien.
Enfin, rien de plus que l’ordinaire marais. Les crocodiles baillaient aux crapelles dans leur marigot, les plantes pourrissaient tranquillement et les moustiques bzzztaient avidement. Bref, le marais marécageait habituellement.
Concluant à une illusion d’optique, à une abracadabomination, il reprit son occupation habituelle : attendre que des diamants tombent du ciel.
- Idée stupide, lui avaient dit ses parents quand il leur en avait parlé.
- Pas du tout, avait-il répliqué. Tout arrive quelque part dans le monde : du liquide dans vos poches, une semaine des quatre jeudis, et un soleil qui ne se trompe jamais de trajectoire (sauf flirt express avec la lune). Rien n’est impossible, tout est improbable et finit donc un jour forcément par arriver. Tenez, je suis sûr que des tiroirs bloquaient à l’époque romaine alors qu’ils n’avaient que des amphores à disposition. Et peut-être même pas de meubles à tiroir !
- Tu veux partir dans ces marais pour une chose pareille ? Autant partir à la chasse au dahu !
- Ah, ça, ce sera la prochaine fois.
- Et pourquoi dans ce marais ?
- Ce n’est encore jamais arrivé, donc ça finira bien par tomber un jour.
Bref, Lunette attendait, sûr de lui. La seule inquiétude qui le taraudait parfois était de savoir s’il avait prévu un sac assez grand pour prendre tout ce qui tomberait du ciel.
Et personne, personne, ne lui avait jamais parlé depuis tout ce temps. Enfin, hors les rainettes, mais discuter avec un truc qui ne sait dire que « quoi ? » offre des perspectives de conversation limitées.
- Nom d’un petit sconse, et ta réponse ?
Lunette se figea. Non, il y avait vraiment quelqu’un.
- Qui est là ? Montrez-vous !
Sous ses yeux ébahis apparut un croissant de lune allongé. Puis des dents se formèrent et des yeux, des moustaches, des oreilles…
Lunette ne paniqua pas. Jamais aucun chat rayé et au sourire crispé ne lui était apparu avant. L’évènement était donc improbable, donc normal.
Le félin mauve et rose embraya :
- Je suis le chat du Cheshire, mon brave messire. Et vous, poil aux genoux ?
- Lunette.
- Lunette ? C’est fou, et même flou, ce prénom sur cette tête.
Le garçon ne répondit pas. La coutume dans son village était de nommer les enfants nouveau-nés d’après la première chose qui tombait sous les yeux des parents. Le nombre de Lentille et de Lunette au village… les appels en classe étaient du genre :
- Lentille ?
- Présent.
- Lentille ?
- Présent.
- Lunette ?
- Je suis là.
- Lunette ?
- …
- Encore absent ? Je vais devoir appeler Lorgnon, son père.
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Re: INDEX - IRL Aveyron JOUR 1 (Marais)

Message par Leïa Tortoise le Mer 1 Aoû - 21:28

Nelson :


Rien à perte de vue. En tous cas, rien d’humain n’apparaissait dans le décor glauque, humide et sombre qui se présentait face à nous. Le sol se dérobait sous nos pieds, comme s’il voulait nous dévorer. Parfois, des sons stridents, qui voulaient se répondre en échos, déchiraient la brume environnante. Il était impossible de déterminer avec exactitude d’où provenaient ces sons. Même si je savais bien à quel genre de petit animal inoffensif ils appartenaient, je ne pouvais pas me retenir d’imaginer quelque féroce animal légendaire tapi au fin fond de ces maudits marais que nous parcourions depuis des heures maintenant.
Mes jambes nues s’enfonçaient dans le sol poisseux jusqu’aux genoux et me faisaient regretter les après-midi passés chez l’esthéticienne à râler à propos des onguents froids, âpres et malodorants.
- J’en ai assez, faisons une pause !
Sans attendre de réponse, j’avisai une large souche d’arbre et allai m’asseoir dessus. Mon ami, qui avait quelques mètres d’avance, ne réagit pas immédiatement. Cependant, mes soupirs las et mes sanglots l’arrêtèrent dans son élan. Il revint sur ses pas, s’assit près de moi tout en déposant son sac à dos au sol et entreprit de fouiller dedans. Mon état d’épuisement avant lui évita mes moqueries quand j’aperçus par-dessus son épaule le contenu de son sac : une paire de lunettes de soleil, qui aurait pu être utile s’il ne s’étaient pas trompés quant à la route à emprunter ; une bouteille de vin qu’il extirpa pour les poser devant lui. S’il ne perdait pas le nord, son sens des priorités me paraissait totalement éloigné du contexte actuel. Au contraire, son couteau suisse était bien adapté à la situation ; et le tire-bouchon intégré, sans doute encore plus.
- C’est l’histoire de deux glandus, tombés en panne au bord d’une route déserte et qui cherchaient désespérément un raccourci qu’ils ne trouvèrent jamais.
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Re: INDEX - IRL Aveyron JOUR 1 (Marais)

Message par Leïa Tortoise le Mer 1 Aoû - 21:30

Hestianne :

Un jour, peut-être, si ça se trouve, on ne sait jamais… Tous ces possibles et ces impossibles évènements que l’on évoque à tout bout de champs. Certains le font ironiquement : « Quand les poules auront des dents ! ». D’autres se posent des questions : « Est-ce que les animaux ont honte d’être nus ? ». Certains espèrent : « Tu as vu mes lunettes ? Si tu les trouves, donne-les moi, je voudrais bien regarder la TV. » Certains enfants demandent : « Est-ce que "glandu" ça pourrait être un prénom ? ». Quand on évoque les possibles, on a parfois une réponse, mais pas toujours très positive. « Non, je n’ai pas vu tes lunettes ». Et quand on pose dans la conversation un rien de fantaisie en évoquant les impossibles, on ne récolte généralement que des « Non » ou des « Je t’en pose des questions, moi ? ». Alors on se rabat sur de mornes discussions, sur le cours de la bourse, la politique, la délimitation des frontières, ou encore ces utopiques écologistes, qui font encore du boucan juste parce qu’on veut raser un marais où une espèce protégée a élu domicile. Seuls les enfants continuent de se poser des questions impossible : « Pourquoi est-ce que j’ai pas de queue en tire-bouchon, comme le cochon de Papi ? », « Si les fées venaient me voir, je leur dirais quoi ? ». Mais après tout, même s’ils ne le font pas à faute voix, les adultes se posent encore des questions sur l’impossible : «Pourquoi j’ai choisi ce métier-là ? Je voudrais revenir dans le temps et devenir une rockstar… ». Mais étonnamment, aucun d’entre eux ne les pose à voix haute… Peut-être ont-ils peur de ne pas avoir de réponse…
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Re: INDEX - IRL Aveyron JOUR 1 (Marais)

Message par Leïa Tortoise le Mer 1 Aoû - 21:31

Luna:


« Ça fait des heures qu’on patauge dans ce marais, on est perdus, voilà tout, s’exclama Ron en écrasant sur sa joue le centième moustique de la matinée. Même les bestioles résistent à la magie, ici. On ne va pas en sortir. »
Il était particulièrement hargneux ce matin là, après la nuit agitée qu’ils avaient tous passé. Harry avait été la proie de son cauchemar récurrent, deux fois ils l’avaient trouvé gémissant et recroquevillé dans le coin de la salle en ruine, les bras tendus devant lui, murmurant de plus en plus faiblement « Aguaretro, Aguaretro ». La troisième fois, Hermione s’était réveillée juste à temps pour voir Harry, nu, prêt à plonger dans le courant sous la grande roue du moulin.
Au matin, alors qu’il était plongé dans le rêve familier des Weasley attablés devant le pot au feu spécial de Molly, Ron avait été brutalement rappelé aux réalités marécageuses par une voix aigue dans son oreille : « Ron, arrête de faire la marmotte, il faut qu’on parte, vite. » Il avait péniblement ouvert les yeux sur le dos d’une Hermione occupée à remballer leurs affaires dans les sacs à dos, juste avant qu’un bol de porridge à l’eau froide particulièrement blafard lui soit fourré sous le nez par Harry.
« Quoi, encore, avait-il grommelé.
-Il faut qu’on traverse le marais aujourd’hui, avait lancé Hermione.
-Mais on avait décidé qu’on le contournait ! Puisque la magie n’y agit pas et qu’on n’arrive à rien sans.
-J’ai vu la porte avait dit Harry laconiquement, en roulant la couverture. Pousses-toi de là.
-Et c’est en plein milieu de ce marécage, comme par hasard ! Alors que ça fait des jours qu’on essaie de traverser et qu’on se retrouve au bord de cette maudite rivière, à chaque fois.
-Cette fois Harry a rêvé d’un signe qui va…
-Ah oui, encore, et cette fois c’est quoi, après les feux follets rampants de l’autre jours ? de petits animaux verts qui sautent ? Parfois je me dis que toutes ces visions, c’est du pur délire et qu’on est assez bêtes pour y croire et -
-Stop, Ron, tu ne vas pas remettre ça, avait coupé sèchement Hermione en lui lançant son sac déjà bouclé. Les rêves d’Harry, c’est tout ce qu’on a et il y a une vie en jeu. Si toi tu t’en fiches, pas nous. »
Elle les avait planté là pour disparaitre derrière le pan de mur où s’étaient entendus des éclaboussements rageurs.
Ron s’était décidé à manger- toujours mieux que rien. Harry nettoyait méticuleusement ses lunettes, le regard perdu vers l’étendue morne du marais.
-Et c’est quoi, ce fameux signe ? avait fini par demander Ron.
-Les attrape-glandus, avait répondu Harry.
-Très drôle. Quel humour. Merci, j’avais besoin de ça ce matin.
-Idiot, avait jeté Hermione qui revenait en s’essuyant le visage. Si tu avais été un peu plus attentif en Botanique, tu saurais que c’est cette plante en forme de tire-bouchon qui permet de guérir la râlose monomaniaque chronique – tu vois la maladie dont je parle ?
(ajout Luna le mercredi en recopiant, pour finir son chapitre de fic : )
Ron avait atteint un tel point d’accablement devant toute leur entreprise qu’il ne releva pas. Harry s’était mis en route sans regarder derrière lui, Hermione descendait l’escalier écroulé. Il avait fini par attraper son sac, y fourrant le bol raclé, avançant à grands pas sur l’étroit sentier encore sec –pas pour longtemps- bien décidé à ne plus dire un mot de la journée. Il n’y avait rien à espérer d’Hermione ces temps-ci, quoi qu’il en soit.

Et depuis, la routine du marais. Des heures avec des chaussettes trempées et des pieds meurtris par les racines tordues, l’esprit saturé par la succession de touffes de joncs, herbes trompeuses, ruisselets s’élargissant en mares, mares s’évasant en étangs, bosquets d’arbres maigrelets mais bouchant la vue, cachant des herbes trompeuses et des touffes de joncs. Tout ça sans la queue d’un tire-bouchon, que plante ou blague, il s’était mis à guetter au cas où et histoire de s’occuper l’esprit. Mais là c’en était trop. A la vue des trois terriers de ragondins parfaitement alignés devant la berge du large étang, qui venait lui-même d’apparaitre derrière le saule au tronc orné de trois excroissances aussi hideuses que symétriques, Ron fut certain d’avoir déjà vécu ce moment ce matin même. Trois heures de mauvaise humeur rentrée là-dessus, et son vœu de silence rétorsif venait de voler en éclats.
« Alors, cette porte, au milieu du lac, je suppose, lança t-il pour finir sa tirade. C’est sûrement ça que le dernier rêve d’Harry voulait dire, ha, ha, ha. Et, au maximum de sa colère, par-dessus tout désireux que cet épisode se termine, il se campa sur la rive et déclama :
« Aguaretro, Aguaretro, Aguaretro. »
L’étang se vida dans un bruit de succion. Trente secondes plus tard, une large dalle de pierre et un chemin de cailloux plats légèrement humides s’étalaient devant eux.
Ron sentit qu’il lui fallait garder l’initiative.
-Et maintenant, demanda-t-il en posant résolument le pied sur le premier caillou, la formule pour ouvrir, quelqu’un a une idée ?
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Re: INDEX - IRL Aveyron JOUR 1 (Marais)

Message par Leïa Tortoise le Mer 1 Aoû - 21:32

Seamus:


Dans un marais, un cochon à la queue en tire-bouchon se baigne avec son maître nu. Il n’a rien sur lui, même pas ses lunettes, ce qui le rend glandu comme son animal. Il lui arrive parfois de « parler cochon ». Leur discours :
- Pourquoi te roules-tu toujours dans la boue ?
- Je suis un cochon, tu le sais. Les cochons se roulent dans la boue pour jouer, s’amuser. Et toi, pourquoi es-tu loin de moi, dans l’eau ?
- Nous, les hommes, aimons se mouiller et jouer dans l’eau. Et toi, aimes tu le vin ?
- Quelle question ! répondit le cochon. Allons en boire un verre ! »
Ils allèrent alors s’asseoir, pendant que le maître ouvrait le vin avec un tire-bouchon. Le cochon resta glandu. Il l’aida à ouvrir la bouteille : rien ! Alors il la jeta dans les marais environnants.

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Re: INDEX - IRL Aveyron JOUR 1 (Marais)

Message par Leïa Tortoise le Mer 1 Aoû - 21:33

Anilori:


Emile resserra la lanière de son sac, rajusta ses lunettes et enfonça son chapeau sur sa tête ; dans le miroir poussiéreux du refuge, il jugea qu’il faisait une figure d’aventurier fort convenable, ma foi. !les plus grands explorateurs du continent ne l’auraient pas renié au sein de leur cénacle.

« Alors, prêt à aller patauger, le touriste ? »
Victoire l’avait rejoint dans la salle, elle aussi équipée de pied en cap, arborant une veste imperméable, des bottines cirées et un air mal luné.
« Le pataugeage devrait être réduit au minimum, assura Emile, quoiqu’un peu blessé dans sa dignité. Le vendeur m’a assuré que cette carte des marais était tout ce qu’il y a de plus précise.
- Ben mon vieux, si tu avales ce que te racontent tous les glandus du coin, on est pas sortis de la soupe. Enfin, j’peux pas te laisser aller te paumer tout seul dans ce marécage. Allons-y. »

Le chemin serpentait parmi un paysage de collines nues et rocailleuses, descendant petit à petit tandis que les parois de part et d’autre se faisaient de plus en plus hautes et escarpées. Parfois, des lueurs indistinctes brillaient sur les hauteurs – habitation isolée, promeneur ou fantôme, Emile n’aurait pu le dire. Le ciel, loin au-dessus, était sombre et muet.
Au bout d’une heure de marche environ, les petits rivulets qui couraient le long du sentier commencèrent à se rejoindre, à se faire plus épais, tandis que des plantes vert sombre et brun commençaient à les encadrer. Puis Victoire mit les pieds dans l’eau avec un "Merde !" retentissant.
Le marais s’étendait à perte de vue dans toute sa glauquitude. La lumière de la lampe qu’Emile portait devant lui se transmettait de vaguelette en frémissement d’herbes jusqu’à se perdre dans l’obscurité, dévoilant seulement les silhouettes noires d’une ou deux îles. Aucun son, pas même le cri d’un batracien, n’interrompait le bruissement de l’eau.
« A présent, la carte devrait nous guider, déclara Emile, dépliant le papier d’une main tout en faisant de son mieux pour tenir la lanterne de l’autre. Mal lui en prit – à ce moment précis, une rafale aux relents vaguement intestinaux la lui arracha des mains.
« Je redirais bien "merde", mais là ça va sans s’dire, fit Victoire.
- C’est vous qui disiez que la carte ne servirait à rien, non ? protesta Emile.
- Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait, monsieur l’explorateur ? Chais pas pour toi, mais ça m’réjouit qu’à moitié de me refarcir la montée jusqu’au refuge, surtout en te traînant derrière moi avec ta foulée de zombie asthmatique.
- On continue, décida Emile. Il me reste ma boussole. Toutes les sources s’accordent à dire que la grotte se situe droit au nord.
- Tu continues, ouais, si tu veux. Moi j’ai un rencard demain soir et les cheveux encore à peu près propres. Si tu trouves ta grotte, repasse me chercher. »
Elle s’assit sur un rocher qui dépassait de l’eau boueuse et tira de sa sacoche pain, fromage, bouteille de vin et tire-bouchon. Emile poussa un gros soupir, tira sa boussole de son sac et s’enfonça, seul, déterminé et grommelant, dans les ténèbres.

Il voyagea. Il connut les moustiques, le trou d’eau inattendu qui vous précipite tête la première dans la vase, les lianes. Il égara sa boussole dans un buisson et ses lunettes dans un alligator. Il se nourrit d’insectes, de boue et d’espérances trompées.
Au bout de deux jours et demi, une Victoire un peu pompette et ravie de son rendez-vous de la veille vit revenir l’épouvantail gluant et titubant à la porte de son refuge.
« Alors, t’l’as trouvé, ton trésor ? »
Pour toute réponse, la créature glouglouta un son informe et s’effondra sur le parquet. Des années plus tard, dans ses mémoires, il écrirait qu’il avait répondu : « L’expérience et la sagesse sont le plus précieux des trésors. »
Il ne jugea pas sage de préciser que Victoire avait riposté que l’expérience ne payait pas le dortoir, et lui avait fait faire la plonge pendant une semaine. Les jeunes explorateurs sont une précieuse ressource, et si on les décourageait d’avance de se lancer à l’aventure, de qui pourrait-on se payer la tête ensuite ?

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Re: INDEX - IRL Aveyron JOUR 1 (Marais)

Message par Leïa Tortoise le Mer 1 Aoû - 21:35

Leia:

Au cœur d’un vaste royaume vivait un ogre, confortablement installé dans des marais putrides. Il se nourrissait de mouches qu’il trouvait ici en grande abondance, passait des heures à se rouler nu dans la boue en compagnie de ses amis les sangliers, et se divertissait le reste du temps avec les quelques aventuriers ratés qui se fourvoyaient dans ces marécages trompeurs.
C’était son régal de les apostropher amicalement d’un « Eh, glandu, tu t’es sacrément gouré ! » avant de les secouer un peu sous prétexte de les aider à essorer leurs frusques miteuses.
Parfois il en profitait pour essayer leurs bibelots ridicules et inutiles, généralement assis sur eux pour avoir les mains libres.
Il chaussa des lunettes 3D qui le firent loucher encore longtemps après. Il planta un tire-bouchon dans un crabe fangeux, dans un tas de roseaux moisis, dans une fourmilière, dans son nez, dans le postérieur de son propriétaire. Il faillit s’étouffer en croquant dans un chapeau de paille. Il observa les jolis mouvements des pages d’un vieux grimoire, une fois celui-ci plongé dans une vase agitée de petits remous par une anguille mal embouchée. Il aspira à grandes goulées un pot d’herbes médicinales qui le firent tousser à perdre son souffle (qu’il avait pourtant d’une amplitude à toute épreuve).
Bref, tout ça ne servait à rien, quoi. Mais c’était rigolo.
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