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L'Ambre et le Jais [fic en cours]

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Syrinx le Sam 30 Mai - 23:32

Jedusor m'attendait quand j'arrivai. Il avait déjà rangé sur le coté, les tables et les chaises pour libérer un espace pour nos exercices. Assis sur le bureau, le visage fermé, il avait l'air dans un mauvais jour, et me salua à peine d'un mouvement de tête.
_ Bonjour aussi, et bonne année, claironnai-je, acide, lui jetant un regard mauvais, qui ne le déstabilisa pas.
D'un informulé, j'activai un feu dans la cheminée, et me débarrassai de ma cape (ma marche rapide dans les couloirs m'avait réchauffée). Mes gestes secs trahissaient mon agacement, et je n'avais pas l'intention de m'en cacher. Cependant, j'étais consciente qu'être désagréable n'arrangerait rien. J'inspirai profondément, pour retrouver un semblant de calme, et me tournai vers lui, pressée de commencer, et de finir.
_ Je suppose que, pendant les vacances, tu as travaillé les sortilèges que nous avions vus. Puis-je voir tes progrès ? demandai-je, comme le préfet opinait du chef pour répondre.
Toujours silencieux, Jedusor s'exécuta, effectuant les sortilèges plus ou moins complexes que nous avions travaillé ensemble. Ses gestes étaient devenus précis, le mouvement de sa baguette parfait. Même sans prononcer l'incantation, ses sorts avaient la performance des miens.
Je ne m'attendais pas à prendre ombrage de sa réussite, et pourtant elle me contrariait. Passée l'étrange et complexe sensation d'avoir un égal parmi les élèves, je m'inquiétais de l'identité de cet égal. Que ferait Jedusor de ce savoir supplémentaire ?
D'ailleurs, que savait-il exactement ? Jeter impeccablement une dizaine de sortilèges inoffensifs ? Ou avait-il saisi ces petites règles, tenant presque de l'intuition, qui régissaient le mouvement des baguettes ? Ces règles qui me permettaient d'appréhender et de lancer parfaitement un sort que je découvrais.
Il fallait que je sache. Aussi demandai-je à Jedusor un charme que nous n'avions jamais étudié ensemble, locomotor mobilis. Je l'observai, intensément ; mes yeux rivés à sa baguette, ne perdant pas une seule de ses plus infimes oscillations. La table visée s'anima, bien sûr, mais elle manquait de vivacité et d'autonomie dans ses déplacements. Les gestes du garçon m'avaient déjà appris cela. Trop approximatifs.
J'étais rassurée, ce n'était pas encore aujourd'hui que j'aurais à craindre un sortilège du Serpentard.
_ Sacrés progrès, commentai-je enfin. Le dernier sort était un peu faible, car le mouvement de ta main n'était pas exact, mais tu ne l'as pas encore travaillé... Tu sais ce qu'il te reste à faire ! finis-je en lançant ma cape sur mes épaules.
_ Une minute.
C'était le premier mot qu'il prononçait depuis mon arrivée. Je haussai un sourcil interrogateur.
_ Peux-tu m'accorder encore une minute ? Et je te laisse partir... Puis-je tenter de te désarmer ?
Son visage était inexpressif, ses yeux noirs impassibles, mais sa seule requête était de nature à raviver mon intérêt. Et cela ne me prendrait guère de temps.
_ Si tu veux, concédai-je, grave.
J'allai me placer devant lui, me demandant si ce n'était pas le moment de lui laisser la victoire pour me libérer de ces abominables séances. Je me méfiais trop de son soudain désir de se confronter à moi pour lui faire confiance, mais j'espérais apprécier suffisamment le maniement des baguettes pour reconnaître le sort, même informulé, qu'il me jetterait. J'espérais aussi ne pas céder à mon instinct de parer.
Le face à face ne dura pas. Jedusor leva sa baguette ; je perçus son mouvement de poignet, imparfait d'ailleurs, et me tendis de tout mon être pour ne pas contrer.
La violence avec laquelle ma baguette me fut arrachée, me fit crier de surprise. Je la regardais d'yeux ronds dans la main de mon adversaire. Jedusor en possession de ma baguette... Un sentiment de panique se versa dans mes veines, me glaçant de l'intérieur. J'étais démunie, désarmée, et le Serpentard arborait un sourire victorieux et inquiétant. Dans quel guêpier m'étais-je fourrée ?
Enfin, la raison me revint. Jedusor ne se risquerait pas à m'agresser ; pas encore. Même s'il pensait avoir pris le dessus en attaque, il ne savait ce que valait sa défense, et je ne serais pas éternellement dépourvue de baguette. Légèrement rassurée, mon cerveau réagit et je tentai au plus vite de retrouver mon précieux instrument.
_ Bravo, dis-je simplement, sans avoir besoin de forcer ma contrariété pour paraître vexée. Tu me la rends ?
Ma voix innocente ne masquait en rien ma tension réelle. Je m'étais rapprochée et tendais une main impérative, les yeux plantés dans ceux du garçon. Son sourire s'épanouit, cruel ; Jedusor s'amusait à me faire attendre, abusait de son pouvoir.
_ Bravo, redis-je, tentant de me faire plus sincère, ce qui parut le faire céder. Je crois que tu n'as plus besoin de moi, à présent.
Ma phrase alluma un doute immédiat dans le regard du Serpentard ; il suspendit son geste, gardant sa main fermée sur ma baguette, juste au dessus de la mienne.
_ Tu ne t'es quand même pas laissée désarmer, pour te débarrasser de moi ? susurra-t-il.
La question suintait la menace.
_ J'aurais bien aimé, tentai-je après une brève hésitation, mais, non, tu as vraim....
Mon léger trouble m'avait trahie, et avant même que je ne le réalise, Jedusor avait agrippé mes poignets et plongé son regard dans le mien et dans ma tête. Le remous qu'avait provoqué sa brutale incursion fit rejaillir des milliers d'images. Pensées, souvenirs, rêves... défilaient dans l'anarchie la plus complète ; je ne parvenais à suivre que parce que j'avais vécu tout cela. Patrick, Sam, ma mère, mon parrain, mes amis, des lettres, Patrick, un journal, une ville en ruine, Patrick en danger, Patrick, touché par un maléfice...
La vision de mon dernier cauchemar me délivra de l'emprise des yeux noirs, comme elle me réveillait en pleine nuit, me laissant essoufflée, au bord de l'hystérie et palpitante.
_ Qui est-ce ? demanda-t-il à voix basse, calme et impérieux.
_ Mon parrain, répondis-je, brisée par la peur et le chagrin que me causait son éloignement.
Mon désarroi ne tarda cependant pas à se transformer en colère. Je me rebellais contre le venin qui empoisonnait mes pensées. Et pour une fois, j'avais un autre coupable que moi à blâmer. Comment Jedusor osait-il me poser des questions après ce qu'il venait de faire ?
_ Ne refais plus jamais ça, grondai-je, entre mes dents serrées, arrachant violemment mes poignets de ses tenailles et retrouvant ma baguette par la même occasion.
Il recula instinctivement, plus devant la dangerosité de mon regard, que devant la menace d'un sort. J'en profitai pour m'enfuir vers la porte. Là, comme mue par une intuition infaillible, je me retournai et contrai un sortilège traîtreusement lancé, d'un ample revers, le renvoyant à Jedusor. Sous le choc, il s'étala au milieu des chaises rangées. Sa baguette avait sauté à l'autre bout de la salle de classe.
_ Ceann, siffla-t-il, fou de rage, tu l'as fait exprès !
Il parlait bien évidemment de mon faux désarmement. Après avoir dévié sa dernière fourberie, il paraissait évident que son précédent sort ne m'avait atteinte que parce que je l'avais bien voulu.
_ Oh, ça va ! Rugis-je, en le foudroyant du regard. Moi aussi j'ai eu ma leçon, aujourd'hui. À la semaine prochaine donc... mais plus de legilimancie !
Cette fois, je m'éclipsai sans un regard en arrière.

Sam dut déployer des trésors de patience, d'habileté et de tendresse pour me calmer et me redonner le sourire ce soir là. J'oscillais entre l'inquiétude la plus irrationnelle (pour mon parrain) et une colère noire à l'encontre de Jedusor. Il fallut aussi son sens de l'observation pour ouvrir mes yeux aveugles :
_ Les flammes sont plus vives dans la cheminée, quand tu es en colère.
De toutes ses paroles apaisantes, celles-ci furent les plus efficaces pour me radoucir, attirant suffisamment mon attention pour m'éviter l'anéantissement total.
La discussion s'orienta alors vers le sujet de mon mémoire, et j'allai me coucher en n’ayant rien d'autre en tête que la dernière manifestation de ma magie intrinsèque.
J'étais donc de très bonne humeur le lendemain, même à la fin du cours de potion après lequel le professeur Slughorn me demanda de rester pour ranger la classe.
_ Après nous être octroyés un bon goûter, bien sûr, avait-il rajouté avec un clin d'œil gourmand.
Je m'étonnai que ce privilège, habituellement réservé aux Serpentard et plus particulièrement à leur préfet, me revint ce jour-là. Le visage mécontent de Jedusor finit de me réjouir, et me rappela que je n'avais encore usé d'une arme que m'avait fournie Sam.
Comme je passais devant lui pour aller dans le bureau du professeur, je lui glissai d'une voix doucereuse :
_ Alors, Voldemort, on tombe en disgrâce ?
Un bref instant, je crus qu'il allait me sauter à la gorge ; sa main était précipitamment sortie de sous sa cape, ouverte et crispée, ses doigts blancs courbés tels les crochets d'une gueule reptilienne. C'était bien la première fois, que je le voyais perdre ainsi son sang froid ; son surnom semblait être un sujet des plus délicats à aborder...
Ignorant son regard meurtrier, je lui décrochai un sourire moqueur, et m'éloignai tandis qu'il resserrait son poing sur du vide, imaginant probablement que ce fût mon cou.



Voilà.
Je vous informe aussi que n'ayant plus un seul chapitre d'avance en ce moment, le rythme risque de se ralentir (ce qui est déjà plus ou moins le cas). Les vacances n'ont pas que du bon pour tout...
Mais j'essaierai de faire au plus vite et au mieux pour publier rapidement le chapître 10 (et les suivants). Promis !


Dernière édition par Syrinx le Jeu 5 Nov - 21:27, édité 1 fois

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Nausicaa le Dim 31 Mai - 9:55

Je vous informe aussi que n'ayant plus un seul chapitre d'avance en ce moment, le rythme risque de se ralentir
Oh... Non... Neutral Il y en aurait eu encore une demi douzaine comme celui-là, là tout de suite, que je les aurais lu d'emblée...

Vraiment, je trouve qu'on se laisse de plus en plus (et de mieux en mieux) porter par ton histoire. La tournure des phrases coule toute seule, c'est agréable (outre l'intrigue, qui, elle, est déjà bien prenante Rolling Eyes ). C'est d'autant plus fort que tu décris des sentiments à la première personne, du point de vue du narrateur et ça, j'aime particulièrement.

applaudis

S'agissant de l'intrigue elle-même, l'arrivée du "concept Voldemort" fait une drôle d'impression, entre le "Ah !" - impatient et le "Ah..." - inquiet.

Donc ça y est, Tom est en train de se révéler dans sa nouvelle peau... Neutral Heureusement que parallèlement à ça, la magie de Jasdrian commence aussi à devenir un personnage de l"histoire à part entière. Mais est-ce que ça sera suffisant ?... Enfin, dans l'hypothèse où tu inscris ta fic dans la véritable trame HP, (d'ailleurs, je ne crois pas que tu l'aies précisé ? scratch ... ) on prévoit bien que No ... Mais de quelle manière tout ça va ou pas arriver ? Ca reste à voir (et à attendre... Pas trop, hein ! Content ).

Merci bien !

Bisou

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Apsara le Dim 31 Mai - 21:12

on se laisse de plus en plus (et de mieux en mieux) porter par ton histoire.
+1 ! Ton style s'améliore et l'histoire devient plus prenante . Entre ce que nous savons et de Stalingrad et de Voldemort, l'attente de la suite va être difficile, en effet !
et mon côté fleur bleue a beaucoup aimé la scène de tendresse et si on extrapole on peut imaginer de si belles choses... mais...chut...

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Syrinx le Dim 31 Mai - 23:15

fic dans la véritable trame HP, (d'ailleurs, je ne crois pas que tu l'aies précisé ?)
Alors oui, la fic s'inscrit dans la véritable trame de HP (à une ou deux entorse(s) près) ... )
on prévoit bien que No ... Mais de quelle manière tout ça va ou pas arriver ? Ca reste à voir (et à attendre... Pas trop, hein !
alors oui effectivement, comme on entend parler (à peine un peu) de Voldemort et pas de Jasdrian dans l'histoire de Rowling m'enfin voila on se doute de la finalité... (cela dit j'aime beaucoup ce dicton de Panoramix : on ne vend pas la peau du sanglier avant de l'avoir tué)
et puis tant mieux, Apsara, si j'ai réussi à contenter ton coté fleur bleue. J'ai bien aimé écrire cette scène
Concernant le retard, je vais tenter de le raccourcir un maximum, les vacances sont de toute façon bientôt terminées, et je vais reprendre mon bon vieux rythme de travail, qui lui me laisse le temps d'écrire, donc j'espère livrer le prochain chapitre bientôt



Bisou

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Leïa Tortoise le Mer 3 Juin - 16:48

on se laisse de plus en plus (et de mieux en mieux) porter par ton histoire.
Je plussoie aussi, ça se lit comme un petit pain, pour reprendre une expression d'une amie que j'aime bien Smile

J'ai beaucoup aimé moi aussi la scène de tendresse, surtout pour la manifestation de magie intrinsèque, mais aussi pour l'affection entre Sam et Jas qui est touchante...

Et Voldemort commence à s'affirmer, ça n'augure rien de bon!

Bon courage pour écrire la suite!
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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Suzywa le Ven 5 Juin - 18:13

Bisou applaudis Très joli chapitre que celui-ci tant dans le fond que dans la forme.

D'abord, ce joli printemps artificiel engendré par l'affection sincère de Jas pour Sam ! Heureux homme !
Nous voici donc fixés sur les penchants réels de notre héroïne !

La relation Jas-Tom s'en retrouve du coup durcie !
J'avoue que l'idée d'Apsara, celle de l'imperium imprimé par Jedusor sur Jasdrian me paraît judicieuse après coup !
Tom ressent-il ce revirement chez sa "professeur" ? Espérait-il qu'elle rejoigne ses rangs ? Avec une adepte aux dons d'ancienne magie à ses côtés, le futur Voldemort aurait été invincible, à mon sens !
D'ailleurs, en sortant de la salle de cours, Jas prend des airs à la Bellatrix !

Pourtant, combien de fois, Voldemort a-t-il affirmé à Dumbledore que la magie basée sur l'Amour était impuissante comparée à celle qu'il avait choisie !

Il est sûr que Jas risque de se retrouver amoindrie à un certain moment face à Voldemort... On commence à sentir ce revirement dans ce chapitre. Les gestes de Tom sont plus assurés après entraînement.

Dommage, que le subterfuge de Jas ait raté, qu'elle se trouve dans l'obligation de poursuivre ses cours, qu'elle devienne l'objet qui rende cet homme si puissant ?

J'attends la suite, bien sûr. J'attends ce qui va nous amener à ce Voldemort si redoutable !
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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Syrinx le Ven 5 Juin - 20:30

Je plussoie aussi, ça se lit comme un petit pain
euh...perso, les petits pains, je les mange... mais je suis ravie de vos remarques à ce sujet là, surtout quand j'ai l'impression que mes chapitres sont minables (enfin limite de chez limite)
Et Voldemort commence à s'affirmer, ça n'augure rien de bon!
rien de mieux qu'une multiplication des prises de bec et affrontements...

Tom ressent-il ce revirement chez sa "professeur" ? Espérait-il qu'elle rejoigne ses rangs ? Avec une adepte aux dons d'ancienne magie à ses côtés, le futur Voldemort aurait été invincible, à mon sens !
Il y a de l'idée dans tout ce que tu dis, Suzy ... à moins que cette adepte ne le mette chaos Content (si je n'étais pas sûre que les prochains chapitre n'étaient pas écrits (oui je m'y mets ce weekend), je te soupçonnerais presque d'avoir piraté mon ordi)
A moins que j'ai juste trop parlé à Bruxelles ? m'enfin voila

D'ailleurs, en sortant de la salle de cours, Jas prend des airs à la Bellatrix !
oulà... tu me fais peur ! Quelle salle de cours ? potion ou l'autre ?

Pourtant, combien de fois, Voldemort a-t-il affirmé à Dumbledore que la magie basée sur l'Amour était impuissante comparée à celle qu'il avait choisie !
a-t-il seulement été témoin de cette variété de magie ? (avant le sacrifice de Lily. De tout façon même là il ne voit rien, car il ne reconnait pas l'amour) Cette magie n'est pas si courante non plus

Il est sûr que Jas risque de se retrouver amoindrie à un certain moment face à Voldemort...
Dumbledore n'a-t-il pourtant pas prouvé que certaines formes de magie, dont celle basée sur l'amour, supplantait la magie noire ? mais comme tu dis, c'est sûr qu'à un moment ou à un autre...

Dommage, que le subterfuge de Jas ait raté, qu'elle se trouve dans l'obligation de poursuivre ses cours, qu'elle devienne l'objet qui rende cet homme si puissant ?
L'objet ? comme un affûtoir ? sifflote

Bisou à toutes

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Suzywa le Sam 6 Juin - 10:02

Coucou !
Tom ressent-il ce revirement chez sa "professeur" ? Espérait-il qu'elle rejoigne ses rangs ? Avec une adepte aux dons d'ancienne magie à ses côtés, le futur Voldemort aurait été invincible, à mon sens !
Il y a de l'idée dans tout ce que tu dis, Suzy ... à moins que cette adepte ne le mette chaos (si je n'étais pas sûre que les prochains chapitre n'étaient pas écrits (oui je m'y mets ce weekend), je te soupçonnerais presque d'avoir piraté mon ordi)
A moins que j'ai juste trop parlé à Bruxelles ?
Embarassed Je ne pense pas ! Cette réflexion vient de la lecture et des liens avec JKR.
Tous les amis de Jas la soupçonnent d'être amoureuse de Tom mais on sait que Jas ne suivra pas Tom. Je ne sais toujours pas l'idée fondamentale de ta fic ! Mais je cherche, biens sûr ! bounce

D'ailleurs, en sortant de la salle de cours, Jas prend des airs à la Bellatrix !
oulà... tu me fais peur ! Quelle salle de cours ? potion ou l'autre ?
Quand elle sort de sa leçon avec Tom. Quand elle se retourne à la porte et qu'elle lui lance un sortilège qui le met à terre. Son regard meurtrier... Elle m'a semblé avoir la fougue de Bellatrix.... D'où l'attirance ultérieure de Voldemort pour ce capitaine en jupon... Un rappel de Jas dans ses moments de colère ? Bellatrix doit être plus excessive que Jas, bien sûr !
Je te confie mes impressions premières bien sûr ! Very Happy

Pourtant, combien de fois, Voldemort a-t-il affirmé à Dumbledore que la magie basée sur l'Amour était impuissante comparée à celle qu'il avait choisie !
a-t-il seulement été témoin de cette variété de magie ? (avant le sacrifice de Lily. De tout façon même là il ne voit rien, car il ne reconnait pas l'amour) Cette magie n'est pas si courante non plus
Shocked J'avais imaginé que Tom avait fait un lien avec l'ancienne magie en voyant Jas réagir face à Mimi fantôme et à Olive. Il doit la connaître malgré tout l'ancienne magie, non ? Tom n'a-t-il pas reconnu des manifestations de cette magie qu'il utilisait à l'orphelinat ? Lui ce n'est pas l'amour qui lui servait de moteur mais plutôt la haine et la rancoeur d'être abandonné. Sentiments tout aussi puissants que l'Amour mais aux pouvoirs destructeurs.
Mais je fais, peut-être, un amalgame de deux forces magiques différentes.

Dommage, que le subterfuge de Jas ait raté, qu'elle se trouve dans l'obligation de poursuivre ses cours, qu'elle devienne l'objet qui rende cet homme si puissant ?
L'objet ? comme un affûtoir ?
applaudis C'est le terme exact que je recherchais ! Bisou
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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Leïa Tortoise le Sam 6 Juin - 11:32

Je plussoie aussi, ça se lit comme un petit pain
euh...perso, les petits pains, je les mange...
Voui vouio, cette amie est une pro du mélange (involontaire) de pinceaux dans les expressions, ça donne toujours des résultats remarquables Content

à moins que cette adepte ne le mette chaos
Euh... *mode pinaillage* c'est "mettre K-O", hin, ça vient de la boxe... (knock out)
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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Syrinx le Sam 6 Juin - 12:03

coucou
Cette réflexion vient de la lecture et des liens avec JKR.
tant mieux c'est que j'ai laissé quand suffisamment de petits trucs, alors... mais comme tu es la première à sortir cette idée, Suzy, je me demandais si j'avais pas trop parlé (ça m'arrive souvent, et j'étais si exitée à Bruxelles pour la review en direct, que bon...)
Je ne sais toujours pas l'idée fondamentale de ta fic ! Mais je cherche, biens sûr ! bounce
t'es sur une piste, c'est sûr... mais cherche encore, des détails seront semés au fil des chapitres
Quand elle sort de sa leçon avec Tom. Quand elle se retourne à la porte et qu'elle lui lance un sortilège qui le met à terre. Son regard meurtrier... Elle m'a semblé avoir la fougue de Bellatrix....
mmm, ce n'est pas vraiment elle qui lui jette un sort, elle ne fait que lui renvoyer le sien. En temps normal, elle l'aurait seulement bloqué, mais, là, elle le renvoie, oui... car elle est en colère. Peut-être une petite impulsion à la Bellatrix, pour argumenter ton idée que j'aime bien :
D'où l'attirance ultérieure de Voldemort pour ce capitaine en jupon... Un rappel de Jas dans ses moments de colère ?
(j'adore les reviews, vous y avez des idées géniales !)
J'avais imaginé que Tom avait fait un lien avec l'ancienne magie en voyant Jas réagir face à Mimi fantôme et à Olive. Il doit la connaître malgré tout l'ancienne magie, non ? Tom n'a-t-il pas reconnu des manifestations de cette magie qu'il utilisait à l'orphelinat ? Lui ce n'est pas l'amour qui lui servait de moteur mais plutôt la haine et la rancoeur d'être abandonné. Sentiments tout aussi puissants que l'Amour mais aux pouvoirs destructeurs.
Mais je fais, peut-être, un amalgame de deux forces magiques différentes.
Jedusor peut avoir fait le lien, comme il peut ne pas l'avoir fait, tout dépend de ce qu'il sait sur l'ancienne magie. Pour ma part, je dirais qu'il n'en connnait pas assez, trop obnibulé par la magie noire pour faire des recherches sur une forme de magie (oui pourtant il reconnait l'acte de Lily comme étant de l'ancienne magie, mais des années plus tard) Il la connait de nom, mais comme tous ses autres camarades, pense qu'elle est ancienne, oubliée et surtout plus utilisée, du tout.
Il est fort possible par contre qu'il ait fait un rapprochement avec ce que lui même faisait à l'orphelinat (mais aussi ce que font tous les jeunes sorciers) sans pour autant mettre le nom d'ancienne magie dessus. Il soupçonne donc autre chose (d'où son observation régulière de Jas pour en apprendre plus), car il y a un fait auquel il n'a pas plus échappé que ses camarades : en grandissant il a perdu la capacité de faire de la magie sans sa baguette, or Jasdrian, elle, semble y parvenir encore.
L'objet ? comme un affûtoir ?

C'est le terme exact que je recherchais !
et c'est là, puisqu'on est d'accord sur le vocabulaire, que je peux poser ma question métaphorique : une lame aiguisée peut-elle briser son affûtoir ?

Euh... *mode pinaillage* c'est "mettre K-O"
ah... c'est donc ça ! honnêtement je l'aurais bien écrit KO, mais après ok, ça me semblait un peu trop facile... merci, pour la leçon de jour Leïa
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Chapitre 10 : Souvenirs

Message par Syrinx le Mer 22 Juil - 17:10

Me revoilà (qui a dit "enfin" ? ah non c'est moi qui le pensais très fort) avec un nouveau chapitre, le 10. Si si, c'est vrai, le voilà.

Petit rappel :
Après une brève hésitation, Jasdrian reconnait finalement Sam comme son âme soeur, plutôt que Jedusor. Leur premier baiser éveille la magie intrinsèque de Jasdrian, alors même qu'il apaise son inquiétude pour son parrain à Stalingrad.
La reprise des cours de perfectionnement avec le Serpentard se passe mal, entre Jadrian essayant de se débarasser de cette corvée en se laissant désarmer et Jedusor abusant de légilimancie... Leur relation devient encore plus tendue mais les cours perdurent néanmoins. Le surnom de Voldemort fait son apparition.

Et maintenant :

Chapitre 10 : Souvenirs


Je dédiai l'essentiel de mon second trimestre à la traduction de la suite de mes parchemins. L'écriture de l'auteur m'était devenue familière, ainsi que ses tournures alambiquées ; je me heurtais moins souvent sur les lettres runiques griffonnées près de onze siècles plus tôt, et m'habituais à l'agencement désordonné des mots. Je m'empêtrais cependant dans la retranscription d'un vocabulaire pointu et vieilli, si bien qu'il me fallut trois bons mois pour traduire mes cinq dernières malheureuses pages !
Comme annoncé au début de cette seconde partie, l'auteur abordait différentes civilisations de par le monde et à travers les siècles, des Étrusques aux Égyptiens, des Harappéens* au Grecs, des Jômons** aux Celtes... Les parchemins étaient un recueil de connaissances sur toutes les civilisations et cultes connus par l'auteur. J'avais ainsi énormément appris sur les coutumes et le déroulement de la vie des hommes selon leur pays et leur époque ; je savais à présent tout des rituels en l'honneur des dieux romains, grecs, égyptiens ou hindous, je connaissais la foi et la dévotion de leurs prêtres, celles des druides envers la Nature, la raison des sacrifices, le modèle de pensée des yogis, la philosophie des lamas, les transes des chamans...
Et tandis que j'apprenais tout ceci, butant encore et encore sur la description de ces cultes, je me fis la réflexion qu’à quelques exceptions près, tous ces sorciers d'antan se faisaient souvent le relai entre les moldus et le spirituel. Peut-être certains furent-ils même pris pour des dieux ; la mythologie grecque, par exemple, regorgeait d'apparitions et d'interventions divines. Leur capacité à réaliser des choses défiant les lois de la nature faisait d'eux des êtres exceptionnels et révérés ; l'Homme ignorant est prompt à rapprocher ce qu'il ne comprend pas du divin.
Aujourd'hui encore, nous ignorons la provenance de nos pouvoirs magiques, de cette différence notable qui fait ce que nous sommes. Cependant la multiplication des explications de phénomènes étranges par les moldus grâce la logique, la science, le rationalisme nous a appris l'humilité. Ce qui semble défier les lois de la nature aujourd'hui sera peut-être expliqué dans un an, cinquante ans, trois siècles, ou un millénaire... Certains sorciers (fort peu, heureusement) se réclament néanmoins encore d'essence divine, ou quasi-divine. Nous mourrons pourtant (bien que nos vies soient plus longues que celles des moldus). Ces êtres sont surtout assoiffés de pouvoir, brutaux, trop heureux d'être de ceux capables de faire la magie pour imaginer qu'ils auraient pu naître dans une autre famille. Grindelwald n'a jamais donné de raisons à ses atrocités, mais à sa volonté d'exterminer les moldus, de disposer d'eux, ne peut-on imaginer qu'il se pensât supérieur ?
J'apprenais donc, plongeant dans le passé, voyageant dans des contrées inconnues, et je ne tardai pas à découvrir la raison de tout ce travail colossal de recherche. D'ailleurs combien de temps avait-il fallu à l'auteur pour recueillir toutes ces informations ? C'était le travail de toute une vie.
J'appréhendai le dernier paragraphe avec cet étrange mélange de sentiments, heureuse d'en finir, mais déjà nostalgique de ne plus avoir à lire cette si fine écriture de chat. Le contenu ne me surprit en rien, mon cerveau observateur et méthodique était parvenu à la même conclusion que mon auteur favori.
Les descriptions détaillées de chaque culte, chaque rituel m'avaient permis de classer les sorciers en deux catégories : ceux qui utilisaient un support et ceux qui n'en utilisaient pas.
Les prêtres, druides et autres guérisseurs, s'appuyaient sur des éléments magiques pour officier. Les druides étaient connus pour avoir de nombreux attributs, certains prélevés sur des plantes ou des créatures fantastiques ; les prêtres portaient fréquemment des bijoux aux gemmes tout aussi précieuses que magiques, quand ils ne sacrifiaient pas un animal doté de pouvoirs ; les prophètes, tel Moïse, et les devins possédaient très souvent un bâton, source de leur magie.... Tous ces hommes étaient des sorciers, de véritables sorciers, mais ils avaient besoin d'objets, de catalyseurs, pour réaliser et maîtriser la magie. L'utilisation de supports n'était sans doute pas toujours consciente, surtout dans des premières civilisations. Mais peu à peu, les magiciens avaient su comprendre et interpréter les effets de leurs sortilèges, et ils avaient commencé à classifier les éléments et à les associer. Les amulettes sont les ancêtres des baguettes, et l'art des potions est né de la même façon, sans doute à la même époque. La Magie moderne est le fruit de toutes ces expérimentations, menées au fil des siècles.
Les véritables utilisateurs de la Magie Intrinsèque n'avaient pas besoin de support matériel, ils parvenaient à contrôler leur pouvoirs d'une autre manière : les lamas et yogis par la méditation, les chamans par la transe ; le but étant d'ouvrir son esprit, pour exprimer son essence, et sa volonté.
_ Il n'existe cependant pas uniquement ces deux méthodes, commenta Albus Dumbledore, alors que je lui faisais, comme chaque mois, un compte rendu de mon avancée. Vous en avez découverte une troisième, Miss.
_ Les sentiments. La spontanéité.
Ma voix était mesurée et grave, j'avais déjà tiré toutes les conclusions des parchemins et de ma traduction.
_ L'auteur n'a pas fait le rapprochement avec la magie innée des enfants sorciers, repris-je, amère, il a accompli un travail titanesque, mais n'a pas vu l'évidence.
_ Ce que vous qualifier d'évidence, Miss, n'en est pas une, quand il ne nous est pas donné la chance d'observer de la magie spontanée chez un adulte. Il est encore communément établi que la magie de l'enfance disparaît avec l'âge. En fait, la seule chose que perdent les sorciers, est leur spontanéité.
_ Sauf moi. Et vous ? demandai-je, comprenant subitement que mon professeur pratiquait l'Ancienne Magie.
_ Vous et moi ne sommes pas si exceptionnels, Miss Ceann, répondit le directeur de Gryffondor avec un sourire, nous avons simplement gardé notre spontanéité au quotidien. Mais dans les cas extrêmes, la plupart des sorciers retrouveront cette spontanéité. Je crois que cela est plus à rapprocher du caractère, certaines personnes sont inatteignables derrières leur carapace, d'autres sont à fleur de peau.
Je méditai un instant ces mots avant de poser la question qui me brûlait les lèvres.
_ Professeur, même en étant à fleur de peau, comment fait-on pour avoir accès en permanence à la Magie Intrinsèque ? Nous ne sommes pas non plus tout le temps en proie aux puissants sentiments capables de la révéler... Je comprends bien que dans ma future carrière d'Auror les occasions ne manqueront pas, mais euh... comment faire pour m'entraîner ?
_ L'accès facile à la Magie Intrinsèque, répéta le professeur Dumbledore, les yeux pétillants de joie. Cette question est effectivement la clé de voûte de votre mémoire. Peut-être avez-vous déjà lu quelque chose capable d'y répondre... ou dans le cas contraire, je pense que vous le découvrirez très prochainement.
Je l'observai un instant, interrogative, me demandant où il voulait en venir. Il s'était recalé dans son fauteuil, me signifiant que ce sujet était clos ; son regard azur et brillant était pourtant complice. Une fois encore, la confiance qu'il avait en mes capacités m'honorait.
_ Une dernière question, professeur, dis-je en me levant avant de prendre congé, sait-on ce qu'est devenu l'auteur des parchemins ? Son mémoire est inachevé, c'est donc qu'il n'a pu le terminer.
_ Nous ne pouvons que supposer ce qu'il est advenu de lui, commença Albus Dumbledore après un haussement de sourcil curieux. D'après le lieu où les parchemins ont été retrouvés, au Turkménistan, il se rendait en Inde ou dans l'Himalaya, probablement pour suivre l'instruction des sorciers yogis, ou lamas. Comme rien n'est écrit à ce sujet dans son travail, il paraît probable qu'il n'ait jamais atteint sa destination.
Sa destination, et le but de ses recherches... un sentiment de gâchis me noua la gorge ; je ne connaissais rien de l'homme en dehors de son travail, même pas son nom, mais apprendre sa mort prématurée me peinait. La vie n'avait pas salué ses efforts. Les sept mois de traduction, m'avaient totalement fait embrasser sa cause, je me devais de poursuivre son œuvre. J'observai un instant de silence avant de quitter le bureau de mon professeur de métamorphose.

Sans être cauchemardesques, les séances de perfectionnement avec Jedusor n'avaient rien d'une partie de plaisir. Pas une fois, nous n'étions revenus sur notre affrontement, ni l'un ni l'autre, conscients qu'un mot là-dessus serait l'étincelle sur la poudrière de notre rancœur. Nous nous contentions du minimum, Jedusor ne parlant que pour poser une question, et moi pour y répondre ou donner les directives. Je m'efforçais d'employer un ton neutre et de rester objective ; de son coté, le Serpentard gardait pour lui ses regards noirs. Plus jamais, nos sortilèges ne furent mis en concurrence directe, même par élément interposé.
En dehors des séances, nous nous évitions autant que possible. Cependant, il arrivait que nous nous croisassions dans les couloirs. Je ne pouvais alors m'empêcher de me raidir, méfiante, prête à répliquer. Lui passait, brasillant de colère. La tension entre nous était telle, qu'un silence craintif s'établissait à chacune de nos rencontres ; même les professeurs nous regardaient avec inquiétude à ces moments là.
J'ignorais ce qui rendait Jedusor le plus furieux, que j'aie tenté d'abandonner les séances ou que je connaisse son pseudonyme ? Je compris cependant avec le temps qu'il avait trop besoin de moi pour assouvir sa colère à mon encontre. Sa pulsion rageuse à son surnom de « Voldemort » m'avait toutefois dissuadée de le titiller à nouveau sur ce sujet. Je craignais sa Légilimancie, je n'étais pas encore capable de l'affronter, et il le savait bien. L'équilibre était précaire, mais il existait, et l'année s'écoulait, entre cours, Quidditch, et rumeurs.
L'une d'elle naquit de ce conflit à demi étouffé, elle était sans doute l'explication la plus simple pour expliquer mon amitié avec le Serpentard et le froid qui avait suivi : l'école considérait Jedusor comme un prétendant éconduit au profit de Sam.
Non désireux de nous éclaircir, ni l'un ni l'autre, sur le sujet de la discorde, nous endossâmes nos rôles respectifs, sans objecter.
_ Vu la vision erronée qu'ils ont de l'histoire, la théorie n'est pas si mal, remarqua un jour David. Les dates correspondent parfaitement.
_ David, grondai-je d'une voix sourde, à l'unisson avec son frère.
_ Quoi ? Demandez aux première année, qui a vu Jedusor avant de leur coller à tous une punition injustifiée, le jour de la rentrée en janvier... vous deux, main dans la main.
_ Bah... Il était seulement furieux de reprendre les cours, tentai-je, avec un regard appuyé pour le faire taire, mais c'était peine perdue avec David.
_ Je ne vois pas pourquoi cette version vous dérange autant... Après tout, même si elle avait un fond de vérité, où serait le problème ? Cela serait gratifiant pour toi, Jas... et pour toi Sam, puisque Jas t'aurait préféré. J'ai bon ?
Sa dernière question désamorça totalement l'agacement de Sam qui partit d'un grand éclat de rire.
Je laissai moi aussi tomber les réprimandes, soucieuse sur un point que la démonstration de David n'avait pas soulevé : si la rumeur était fondée, alors je pouvais craindre des représailles sur Sam ; des esprits moins tordus que celui du Serpentard se seraient attaqués à lui. Heureusement Jedusor ne lui lançait pas de mauvais regards. Enfin... pas plus qu'avant.

*: Harappéens : premiers habitants de l'Indus. Leur civilisation s'est épanouie vers 2400 av JC.
**: Jômon : période de la préhistoire du Japon allant de -10 000 à -300 ans. Civilisation de cette époque.


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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Syrinx le Mer 22 Juil - 17:11

Il n'y avait que les cours de Défense Contre les Forces du Mal, pour nous réunir Jedusor et moi à la même table. Toujours assis l'un à coté de l'autre, nous n'étions pourtant plus binômes ; dans son immense sagesse, M Têtenjoy avait redéfini tous les groupes de façon à ce que que les meilleurs aident les plus faibles. Action préventive à peine voilée pour éviter une bagarre pendant son cours...
_ Bonjour, jeunes gens, salua le professeur en entrant dans la salle de cours, comment allez-vous, par ce premier jour de printemps ?
Visiblement, lui était d'excellente humeur, et sa joie était communicative, à moins que ce ne soit ces doux rayons de soleil qui réchauffaient mes épaules à travers la vitre.
_ Puisque tout le monde est à présent à niveau, nous allons pouvoir passer à autre chose : le Patronus. Le Patronus est une force magique bénéfique, constituée de joie et de bonheur. Il est la seule protection contre les Détraqueurs, agissant comme un bouclier contre leur désespoir. Les plus puissants peuvent même les chasser. Il est aussi possible d'utiliser les Patronus pour transmettre des messages.
Le professeur marqua une pause pour nous laisser le temps de prendre des notes.
_ Le sortilège du Patronus est extrêmement difficile ; d'excellents sorciers restent incapables de le lancer avec efficacité. La formule est pourtant simple, la gestuelle aussi. La difficulté réside dans la capacité à se focaliser sur un événement heureux, en présence d'un Détraqueur suintant le désespoir.
M Têtenjoy nous fit alors une démonstration. Un sourire béat aux lèvres, il prononça distinctement « Spero Patronum ». Une fumée argentée sortit de sa baguette, et prit la forme d'un renard des neiges.
_ Comme vous le constatez, mon Patronus a pris la forme d'un animal, d'un renard. Les vôtres auront une apparence différente, quand vous serez au point. Les premiers risquent d'être informes, de simples vapeurs... néanmoins efficaces contre un Détraqueur... La forme et la puissance de vos Patronus s'amélioreront comme le choix de votre sentiment heureux, sélectionné pour jeter ce sortilège.
Un éclair de compréhension traversa ma tête, presque douloureux. Les mots de mon professeur de Défense avaient entrouvert une porte, et ses paroles suivantes étaient une invitation à la franchir :
_ L'idéal serait d'être heureux pour jeter le sortilège du Patronus, chose totalement impossible en présence d'un Détraqueur. Mais heureusement pour nous, il existe la mémoire. Un simple souvenir, pourvu que vous vous y accrochiez suffisamment fort, vous permettra de produire un Patronus, de sauver votre âme de leur baiser. Alors choisissez bien.
Je n'entendis pas les conseils du professeur pour choisir correctement son heureux souvenir, trop émerveillée du concept : les souvenirs étaient capables de remplacer les sentiments, ou plutôt de les rappeler, de les faire revivre. Simple, génial et pourtant véridique. Ne souriait-on pas en se remémorant un événement heureux ? N'avait-on pas de pincement au cœur en repensant à une triste situation ?
Ma solution était là, Dumbledore savait que son collègue Têtenjoy aborderait les Patronus, savait que je verrais la réponse à ma propre question...
Posée devant moi, sur la table, ma baguette se mit crépiter, lâchant des étincelles multicolores, pareilles à un feu d'artifice. J'abattis précipitamment mes mains dessus et tentai de la calmer, mais à mon contact, les lumières redoublèrent. Malgré moi, et malgré mon souhait de discrétion, la fierté de déclencher un tel phénomène s'ajouta à ma joie d'avoir résolu la problématique de mon mémoire, et les baguettes de mes voisins les plus proches se mirent elles aussi à pétarader. Leurs cris effarés m'amusèrent follement dans mon euphorie, et au milieu de l'incompréhension que je lisais dans leurs yeux, le visage médusé de Jedusor eut une saveur particulièrement douce... il était temps d'utiliser ce trop-plein de magie... Mon regard croisa la formule inscrite au tableau, et instinctivement, je la lus en silence. Le sort naquit au bout de ma baguette, formant d'épaisses volutes de fumées argentées. Sous mes yeux grands ouverts, un aigle déploya ses ailes immenses. Il s'envola, gracieux dégradé de gris scintillant, et plana silencieusement dans la salle de cours. D'un soupir nostalgique, je reconnus un pygargue.
_ Magnifique oiseau, Miss Ceann, complimenta M Têtenjoy, enthousiaste. Vous êtes visiblement épanouie pour créer un Patronus si aisément... Sa forme ne m'étonne guère, par contre... logique pour une authentique Serdaigle, comme vous.
Il contempla un instant encore le rapace, détournant le regard des élèves de mes joues rosies d'orgueil. Seul Jedusor n'avait pas levé la tête, il me scrutait de ses yeux noirs interrogateurs, les sourcils froncés par une intense réflexion. Une lueur d'agacement brillait encore au fond de ses prunelles, mais sa perplexité semblait avoir effacé sa colère. À sa façon de rouler nerveusement sa baguette magique dans ses mains, je compris la question qui le taraudait : pourquoi avait-elle réagi à ma joie ?
Ce fut pourtant une autre question qu'il me posa quand le professeur eut remis tout le monde au travail :
_ Qu'est-ce qui te rend si heureuse, Ceann ?
Ses lèvres étaient moqueuses, mais sa voix réellement curieuse. Je le considérai longuement avant de répondre, me demandant quelle logique suivait son esprit tortueux pour poser une question aussi indirecte.
_ La perspective de ne pas avoir à te supporter pendant les vacances, dis-je finalement, d'une voix chantante, autant pour ne pas répondre la vérité que pour lui rappeler que nous étions en froid.
D'ailleurs je ne mentais pas vraiment, les vacances me libèreraient de ma méfiance quotidienne envers lui. Jedusor prit à peine ombrage de ma réplique, mais retourna à son sombre silence avec un regard noir.

En comparaison aux vacances de Noël, celles de Pâques furent excellentes. J'avais reçu des nouvelles de Patrick, qui sans être totalement rassurantes, m'avaient ôté un poids : la bataille de Stalingrad était finie. Les Allemands avaient finalement capitulé et l'Armée Rouge était en marche, exaltée par sa victoire. Mon parrain traquait toujours les mages de Grinderwald, mais au moins ne le faisait-il plus dans une ville à feu et à sang, où chaque recoin était un guet-apens... savoir qu'il était à présent dans des espaces ouverts me soulageait, irrationnellement.
L'esprit quelque peu apaisé, je me concentrais entièrement à pratique de la Magie Intrinsèque. Dans la ferme familiale, en compagnie de mes grands-parents moldus et de ma mère auprès desquels j'avais grandi, tout était objet à souvenir ; ils me revenaient nombreux, et puissants. Je me les remémorais tous, et les analysais un à un. Il me semblait, intuitivement, que penser à un souvenir pertinent améliorerait la performance du sort que je souhaitais lancer.
L'expérimentation me donna raison, pour les charmes que je parvenais à jeter. Certains, notamment ceux de métamorphose, m'étaient inaccessibles, alors même que j'y étais parvenue quelques mois plus tôt, mais sans aucun contrôle... Je n'étais cependant pas mécontente de mes progrès, car mes sorts de défense, d'attaque et de neutralisation, appris en cours avec M Têtenjoy, étaient très corrects.
De même, à force de volonté et de pratique, je parvins à maîtriser le flot de magie. Elle s'échappait encore bien vite mais j'avais trouvé comment l'arrêter avant de m'effondrer. C'était sans doute le mieux que je pouvais espérer avant de retourner à Poudlard et sa fosse aux serpents.


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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Apsara le Jeu 23 Juil - 13:04

J'ai beaucoup aimé l'extrapolation du leitmotive de Dumbledore : tout est possible avec l'amour . C'est grâce aux sentiments positifs que les Patronus se forment et que la magie intrinsèque s'exécute.
Extrapolons encore : lors de l'Univers'été ne pourrions-nous tenter quelque actes magiques ? drunken
Un régal aussi : ton utilisation de l'imparfait du subjonctif !

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Nausicaa le Jeu 23 Juil - 14:14

Hey !? cheers Bonne surprise, ce nouveau chapitre ! (J'l'avais même pô vu, hier... Embarassed ). Bon, je le lis dès que je peux et je repasse !

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Leïa Tortoise le Jeu 23 Juil - 14:52

chouette gâterie avant le départ à la Rencontre! Par contre avec ma migraine du jour (foutus orages nocturnes) je vais peut-être attendre demain pour le lire...

EDIT: bon finalement, j'ai un peu de temps maintenant, alors j'ai lu... Même si j'ai un peu pataugé dans les analyses des études de Jas (religion, moldu/sorcier etc) mais c'est surement dû à ma migraine, et j'ai saisi le plus gros malgré tout.
J'ai beaucoup aimé les réactions des baguettes lors de la révélation du Patronus... Et il me semble que le pygargue est une espèce emblématique de l'Irlande, me trompe-je? (espèce en voie de disparition, si je ne m'abuse)

Par contre, Têtenjoy est une femme, dont le prénom est Galatea, comme on l'apprend dans le tome 7 (et elle n'était pas plutôt prof d'études des moldus? hmm, j'ai l'imppession de louper un truc, là)
Et la fonction messagère des Patronus, il me semble de JKR avait dit (sur son site officiel ou dans une itw) que c'est une exclusivité de l'Ordre du Phénix et pas quelque chose de courant et connu de tous...

Pour finir avec le pinaillage:
Cependant, il arrivait que nous nous croisassions dans les couloirs.
Bon je suis une totale quiche en grammaire, mais est-ce que "croisâmes" ne serait pas aussi correct et passerait mieux?

Voilà, et comme d'habitude l'envie d'attendre la suite!
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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Apsara le Jeu 23 Juil - 17:44

est-ce que "croisâmes" ne serait pas aussi correct
Nan ! Cest le passé simple qui indique une action ( bien certaine ) brève.
"Nous nous croisâmes, tels deux courants d'air ."
Maintenant pour subjonctif or not subjonctif : kékidit, M. Bescherelle ? Ben, si j'ai bien compris ,ici "arriver" laisse place au doute donc ce serait plutôt l'indicatif, vu que la phrase est affirmative
"Il arrivait que nous nous croisions"
Mais ce serait au subjonctif à la forme négative
"Il n'arrivait point que nous nous croisassions." ( mais moi j'aime "croisassions" NA!)
Y a-t-il un littéraire dans le Forum pour nous dire son opinion ?

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Leïa Tortoise le Jeu 23 Juil - 18:50

ah oui, d'accord. (littéraire, toi-même! j'en suis une et ça m'empêche pas d'être nulle en grammaire, la preuve...)
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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Nausicaa le Ven 24 Juil - 7:54

Houla, pour la conjugaison, je passe mon tour, moi... sifflote (Encore que, à l'oreille...).
Enfin bref.
Qui qu'il en soit, ça fait du bien de retrouver Jasdrian et Tom (pis les autres, aussi).
Très bonne idée - très logique - cette corrélation magie-amouuuur. Pinaise, va falloir qu'il fouille dans ses souvenirs, le Jedusor, s'il veut pouvoir l'expérimenter ! sifflote (Nan, s'pas drôle, en fait...). Ou alors... il va tenter la solution "inverse", le sentiment négatif ? scratch (Il devrait avoir le choix, là...).

Sinon, comme l'a fait remarquer Apsara par rapport au personnage de Slughorn, pour ma fic, j'ai intégré l'image du nouveau Tom ado du film 6, dans ma ptite tête, et ça le fait bien quand je te lis ! Rolling Eyes

Merci pour cette lecture matinale ! thé et théière
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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Apsara le Ven 24 Juil - 8:53

l'image du nouveau Tom ado du film 6
Après mon marathon-DVD, me semble que ce n'est pas le même acteur dans Le Prince que celui de La Chambre des Secrets ( le 1° était beaucoup plus séduisant, conformément au personnage). pale j'dois commencer à stresser pour être râleuse comme ça aujourd'hui...

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Leïa Tortoise le Ven 24 Juil - 9:40

Après mon marathon-DVD, me semble que ce n'est pas le même acteur dans Le Prince que celui de La Chambre des Secrets ( le 1° était beaucoup plus séduisant, conformément au personnage).
En même temps, dans le tome 3, il n'a pas le même âge!

Euh, désolées de dévier du sujet de ta fic, Syrinx ^^
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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Nausicaa le Ven 24 Juil - 10:52

Leïa Tortoise a écrit:
Après mon marathon-DVD, me semble que ce n'est pas le même acteur dans Le Prince que celui de La Chambre des Secrets ( le 1° était beaucoup plus séduisant, conformément au personnage).
En même temps, dans le tome 3, il n'a pas le même âge!
Euh, désolées de dévier du sujet de ta fic, Syrinx ^^
(Oui désolée Embarassed )
C'est vrai, il y a 2 acteurs différents pour tenir le rôle de Jedusor ado. L'excuse est effectivement que la personnage n'a pas exactement le même âge selon les scènes (et que l'acteur du film 3 était surtout trop âgé pour figurer dans le film 6). Mais, ça va, je trouve qu'ils ne s'en sont pas trop mal sorti, au casting, il y a quand même une certaine ressemblance.

j'dois commencer à stresser pour être râleuse comme ça aujourd'hui...
lol! Moi j'ai une des ces patates en ce moment ! J'espère que ça va durer au moins jusqu'à la semaine prochaine ! Content
(Psst, t'en es où dans ton marathon ? De notre côté, on 2 jours de retard Razz . Il faudrait qu'on réussisse à voir les deux restants (4 et 5) avant lundi... Hmm, c'est encore jouable.)

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Syrinx le Ven 24 Juil - 11:11

alors pour l'imparfait du subjonctif imparfait, j'avoue avoir un peu hésité. "Croisâmes" me paraissait plus léger, mais me genait à l'oreille, ainsi que "croisions" (subj présent) (et dans le chapitre 12 je vous raconte pas comme je patauge avec un verbe encore plus zarb que "croiser" au subjonctif). "Croisassions" n'a pas fait tiquer ma correctrice-prof-de-français alors je suppose que c'est bon grammaticalement (après la sonorité du subjonctif trouble toujours...)
Même si j'ai un peu pataugé dans les analyses des études de Jas (religion, moldu/sorcier etc) mais c'est surement dû à ma migraine, et j'ai saisi le plus gros malgré tout.
C'était ce que je craignais... être trop compliquée... mais comme ma relctrice ne m'ayant pas reprise là dessus, il m'a semblée que ça devait être bon..
Et il me semble que le pygargue est une espèce emblématique de l'Irlande, me trompe-je? (espèce en voie de disparition, si je ne m'abuse)
oui et non. En fait, c'était ainsi que je le voyais, mais apparemment c'est pas officiel. (et oui c'est un espèce en voie de disparition comme tant d'autres)
Ou alors... il va tenter la solution "inverse", le sentiment négatif ?
c'est déjà ce qu'il fait ainsi que le mangemorts. Bellatrix le dit "il faut vouloir vraiment faire du mal pour lancer un Doloris. Je me suis souvent posée la question de la forme du patronus de Voldemort et surtout comme il parvenait à le lancer..? Je vois bien la forme d'un basilic et pour le lancer il suffit d'être heureux... peu importe ce qui rend heureux, ça doit fonctionner même si le souvenir est celui d'un meurtre.
me semble que ce n'est pas le même acteur dans Le Prince que celui de La Chambre des Secrets ( le 1° était beaucoup plus séduisant, conformément au personnage).
me semble aussi. J'ai vu HP6 hier et heureusement que la fic était lancée... Parce que c'est pas avec un Tom aussi quelconque en tête que j'aurais pu écrire. Je vais me passer "la chambre des secrets" en boucle pour oublier ça.

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Chapitre 11 : Prisonnier

Message par Syrinx le Jeu 27 Aoû - 21:05

Surprise de rentrée !

un nouveau chapitre (enfin, un mois après le dernier... je crois que ça va devenir mon nouveau rythme, même si j'essaierai de faire mieux promis)

Sur ce, bonne lecture.


Chapitre 11 : Prisonnier

Le dernier trimestre touchait à sa fin, les épreuves étaient à présent terminées et je n'avais plus qu'à attendre sereinement les résultats. Entre les BUSEs et les ASPICs, ma sixième scolarité à Poudlard me faisait l'impression d'une année à blanc. Elle avait pourtant été bien remplie, entre les cours, les clubs, les séances avec Jedusor (et leurs effets), la traduction pour mon mémoire et enfin l'entraînement pratique à la Magie Intrinsèque. J'avais d'ailleurs bien progressé, mes sorts avaient gagné en assurance et en précision, et je contrôlais de mieux en mieux le flux me permettant de réaliser mes charmes.
Mon anniversaire avait marqué la fin des examens et lancé les festivités pré-vacancières... Nous passions beaucoup de temps dehors, assis ou allongés dans l'herbe au soleil ; Sam, Ludovic et Matthiew profitaient particulièrement de chaque minute passée en tout quiétude à l'école, avant de devoir la quitter, définitivement.
La veille du départ, l'agitation était à son comble, et même les professeurs relâchaient la discipline. Il régnait une joyeuse cacophonie dans la Grande Salle à l'heure du petit déjeuner, jusqu'à l'arrivée du professeur Dumbledore et d'une jeune femme. Je reconnus Minerva McGonagall, une ancienne élève, capitaine de Quidditch des Rouge et Or. Nous nous étions peu côtoyées, car je n'étais qu'en première année alors qu'elle préparait ses ASPICs, mais je me rappelais fort bien de sa façon de voler, de sa grâce... c'était elle qui m'avait fait devenir une fervente admiratrice de Quidditch.
Sa sœur, Helen, poussa un cri déchirant, à la table de Gryffondor, en l'apercevant. Un poids tomba dans mon estomac, alors que je devinais, en même temps que mes camarades, la seule et terrible cause pouvant amener un membre de la famille à l'école. Le fait que la jeune femme soit seule accentua encore mon malaise.
Un silence immobile s'était abattu sur nous, l'effroi avait fait taire nos rires et nos joyeuses discussions de vacances, la stupeur et la détresse des sœurs nous avaient figés. L'entrée des hiboux, porteurs de messages, nous parut assourdissante, le bruissement de leurs ailes bruyant après notre aphasie. Leurs mouvements redonnèrent cependant un semblant de vie à la Grande Salle.
Un oiseau inconnu se posa devant moi, un grand-duc. En trois ans, j'avais trop bien appris à associer cette espèce à mon parrain. Je défis fébrilement le parchemin de sa patte et le dépliai.
L'écriture m'était étrangère.

Chère Jasdrian,
nous ne nous connaissons pas, même si j'ai souvent entendu parler de toi. Je m'appelle Carron O'brien, et je suis un ami de ton parrain, nous luttons ensemble contre Grinderwald. Tu attendais sûrement de ses nouvelles, elles n'arrivent malheureusement que par moi. Patrick a été fait prisonnier, à Auschwitz (Pologne), il y a environ un mois. Nous échouons depuis à le libérer, le camp moldu est devenu imprenable après notre première tentative. Nous savons cependant que son transfert vers le Nurmengard doit avoir lieu début Juillet, sois sûre que nous agirons. Patrick est un ami, à qui nous devons tous la vie... et nous n'hésiterons pas à la sacrifier pour l'arracher aux griffes de Grinderwald.
J'espère que ton parrain te donnera lui-même de ses nouvelles, prochainement.
Carron


La nouvelle mit du temps à imprégner mon esprit. Mais mes yeux continuaient de parcourir encore et encore les lignes, s'attardant chaque fois un peu plus sur deux mots : prisonnier, Nurmengard. Je ne vis bientôt plus qu'eux, et enfin, compris...
_ Non !!
Mon cri claqua comme le tonnerre, couvrant sans peine les chuchotis et froissements de papier ; tout était sombre. Je ne sais comment, j'étais debout, devant la table, tenant la lettre d'une main tremblante ; Sam m'avait agrippé l'autre, il cherchait mon regard pour comprendre, pour m'apaiser. Je résistais à son aide, refusais la vérité... Prisonnier, Nurmengard... et tous ces visages inquiets tournés vers moi, comme autant de preuves de l'horrible réalité... Je voulais fuir. Prisonnier, Nurmengard... je tirai sur mon poignet. Tout devenait flou. Prisonnier, Nurmengard... je tirai plus fort. Un seul regard m'était visible, celui de Minerva McGonagall, désolé, et résigné.
Une violente torsion de bras me libéra, et je m'échappai. Je n'ai aucun souvenir d'avoir traversé la Grande salle ou le château, je ne repris vaguement conscience que dans le parc. Je n'étais pas assez loin, je ne voulais voir personne, et je fonçai droit dans la Forêt Interdite.
Le couvert et les arbustes calmèrent ma course. Mon pas resta cependant rapide, je crois, dans mon errance ; il fallait que je marche, et que je marche vite pour oublier, ne pas penser. Je ne savais jusqu'où je m'enfonçais dans la forêt, me moquant de son nom pourtant explicite... mais que pouvait-il arriver de pire ?
Une grande bête noire, hideuse et décharnée. Elle se tenait dans une petite carrière dans laquelle je venais d'entrer, il y en avait d'autres. Elles avaient relevé la tête, chevaline, sans orbite, et l'une d'elles battit de ses ailes de chauve-souris, dévoilant un corps squelettique sous une peau parcheminée.
J'avais sorti ma baguette, mais je ne crois pas avoir eu peur. Sous leur laide apparence, les animaux paraissaient paisibles.
_ Non, ne leur fais pas de mal !
Je me tournai vers la voix pressante et anxieuse, pour voir le propriétaire le plus inattendu : un homme immense de plus de deux mètres de haut et large comme un chêne bicentenaire. Rubeus Hagrid n'avait pourtant pas quinze ans.
_ Ce sont des sombrals, ils sont inoffensifs, ajouta-t-il en arrivant à ma hauteur.
Comparativement à lui, oui probablement... même si sa voix était étonnamment douce pour son gabarit.
_ Euh... oui, j'avais lu la description dans un livre mais n'en avais encore jamais vu. Ils sont quand même assez...
_ Magnifiques, oui !
Ce n'était certainement ce que j'aurais dit, mais si cela pouvait m'éviter de justifier la sortie de ma baguette auprès du défenseur des créatures en tout genre...
_ Ils vivaient ici, dans la forêt, depuis des années probablement, mais un peu plus loin, et puis je les ai trouvés, et apprivoisés.
_ Ah ? Vraiment ?
_ Oui, ce sont des animaux très intelligents, et très doux, malgré la mauvaise la réputation qu'ils ont, mais elle n'est pas fondée, c'est seulement qu'on ne les voit... que lorsque...
_ Lorsqu'on a vu quelqu'un de mort, achevai-je comme il hésitait. Ce n'est jamais un bon souvenir, ajoutai-je pour dissiper sa gêne.
_ C'était qui, toi ? demanda-t-il d'une petite voix dont je ne l'aurais pas cru capable.
Hagrid était bien le seul avec qui je n'aurais jamais souhaité évoquer ce sujet. Mais il semblait surtout vouloir s'exprimer sur son cas, aussi répondis-je :
_ Mimi.
_ Ah... oui, Mimi, c'est vrai que tu étais là, quand... Moi c'est mon père, il est mort deux mois avant mon renvoi... Au moins il n'aura pas vu ça.
_ Oh, Hagrid...
La détresse et l'amertume paraissaient incroyables chez un homme aussi colossal que lui, elles en devenaient aussi plus poignantes.
_ Je sais que tu n'es pas responsable, ton renvoi est injuste...
_ Injuste, oui... soupira-t-il. Aragog n'aurait jamais fait de mal à qui que ce soit.
Je m'horrifiais du ton affectueux avec lequel il avait prononcé le nom (!) d'une créature si monstrueuse, mais me mordis les lèvres pour ne pas répliquer que rien n'était moins sûr. Si dans la cas de Mimi, l'Acromantule semblait hors de cause, elle aurait probablement fini par attaquer quelqu'un. En s'entêtant à croire contre toute logique l'araignée coupable, le directeur Dippet ne cherchait peut-être qu'à éloigner Hagrid et son inconscience du danger du reste des élèves, songeai-je.
Un sombral s'était approché de l'apprenti garde-chasse, qui flatta sa maigre encolure de quelques tapes qui le firent vaciller.
_Oui, ma toute belle, tu as senti le déjeuner.
Il sortit alors d'un grand sac les cadavres de deux poulets et d'un lapin. L'odeur manqua de faire tourner de l'œil, et je m'éloignai quelque peu avant de tenter de respirer à nouveau.
_ Les sombrals ont un excellent odorat, ils sont attirés par le sang et la charogne. Cela leur permet de repérer leur nourriture à des kilomètres ! Un Sorcier bavarois a réussi à en apprivoiser un, il peut le monter comme un cheval. D'après lui, les sombrals ont une connaissance innée des lieux. Il suffit de penser où on veut qu'ils nous amènent, et ils y vont.
Prisonnier, Nurmengard.
Ces deux mots tonnèrent en moi, en même temps que la solution à mon problème inconscient se révélait. L'idée folle s'imposa d'elle-même, il n'y avait pas à réfléchir, la décision était déjà prise. Je serais incapable de rester chez moi à attendre qu'un hibou arrive. Je ne pourrais supporter plus d'inquiétude que je n'en avais déjà eue. Il fallait que j'agisse. Et rien ne me retenait plus : les cours étaient finis, j'étais majeure et même la principale difficulté, celle de savoir où était le Nurmengard et comment m'y rendre, était tombée... J'irais libérer Patrick, et rien ne saurait m'en dissuader. Je ne me laisserais pas priver de mon parrain, comme on m'avait privé de mon père ; pas sans rien faire.
_ Hagrid, tu pourrais me prêter un de tes sombrals ?
_ Euh... eh bien, euh... pourquoi ?
_ Hagrid, je viens d'apprendre que mon parrain, mon père de substitution, a été fait prisonnier par Grinderwald. Il doit être transféré au Nurmengard dans les prochains jours. Tu sais ce que cela signifie ? Que c'est la dernière chance de le libérer, on ne ressort pas du Nurmengard. Je dois y aller.
_ Quoi ?! coupa-t-il vivement, non, surtout pas ! Le Nurmengard, c'est...
Il ne trouvait pas le mot, déstabilisé par ma détermination inébranlable.
_ Enfin, reprit-il, presque suppliant, tu n'as même pas fini tes études, que pourrais-tu faire face à des mages noirs ?
C'étaient la remarque et la question que je ne souhaitais pas entendre car je n'avais rien à répondre à ceci, hormis que je ne pouvais rester ici, sans rien faire.
_ Je ne sais pas. Honnêtement, Hagrid, je ne sais pas. Mais je dois y aller. N'y serais-tu pas allé pour ton père ? demandai-je, doucement.
_ Si, j'aurais tout fait pour le sauver, finit-il par répondre, m'accordant de ce fait le sombral.
_ Merci.
Nous nous regardâmes un instant un silence, les yeux humides. Nous connaissions à présent les plus profondes blessures de l'autre, c'était pourtant notre première conversation. L'amitié surgit parfois de façon inattendue.


Dernière édition par Syrinx le Ven 9 Sep - 17:30, édité 1 fois

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Syrinx le Jeu 27 Aoû - 21:09

Hagrid me raccompagna à la lisière de la Forêt Interdite, autant pour éviter que je ne me perde que pour nous permettre d'organiser ma fuite. Sans situer précisément le Nurmengard, je supposais la prison en territoire allemand ; il me faudrait donc survoler la Mer du Nord, et sans doute une partie du pays... Nous estimâmes la durée du voyage à deux jours. J'aurais aimé partir sur le champ, mais l'apprenti garde chasse avait soulevé les questions des provisions et de ma visibilité durant le trajet. Je ne pouvais voler au dessus des moldus en pleine lumière, le départ fut donc repoussé au lendemain matin afin que la plus grande partie du vol de jour se fasse au dessus de la mer. Il y avait aussi un autre intérêt à retarder mon envol : en enfourchant le sombral au moment où le Poudlard Express s'ébranlerait, ma disparition passerait inaperçue des professeurs, et mes amis seraient enfermés dans le train les ramenant chez eux, incapables de donner l'alerte. Je crois que Hagrid espérait aussi que je changerais d'avis dans le courant de la nuit... mais pour l'instant, complice jusqu'au bout, il proposa de s'occuper de tous les préparatifs, pour éviter que je n'éveille les soupçons. Ma tâche la plus difficile serait de patienter jusqu'au lendemain, sans me trahir auprès de mes amis. Je regrettais déjà de devoir leur mentir mais il me semblait évident qu'ils s'opposeraient à mon projet totalement fou, et ma décision était irrévocable.
Je débouchai seule dans le parc ensoleillé, afin de n'afficher aucun lien avec l'apprenti d'Ogg. Des groupes d'élèves profitaient du temps radieux, comme la veille, et pourtant ils me paraissaient moins joyeux, aujourd'hui, comme si le cri d'Helen et le mien avaient ajouté une ombre au tableau idyllique du dernier jour à l'école.
_ Ceann, appela-t-on et j'eus envie de m'enfuir à nouveau dans la forêt en reconnaissant la voix.
_ Qu'est-ce que tu veux, Jedusor ? demandai-je, sans cacher ma mauvaise humeur.
_ Je te cherchais. Comme tes amis, les professeurs et les préfets.
_ Et bien tu m'as retrouvée et vous pouvez arrêter les recherches.
_ Oui, je leur dirai. Ceann, nous savons pour ton parrain, tu as laissé la lettre que tu as reçue dans la Grande Salle tout à l'heure... je... suis navré pour toi.
Tant de sollicitude m'étonnait de la part du Serpentard, il paraissait pourtant sincère. Après tout, il avait vu toute l'inquiétude que j'éprouvais pour Patrick, peut-être comprenait-il, mieux que tout autre, le choc qu'avait provoqué la nouvelle. Je soupirai tristement et allais passer mon chemin quand il me demanda d'une voix incertaine, et étrange pour lui :
_ Ceann, cela m'ennuie de te demander ça, mais... est-ce que nous nous verrons cette après midi à la séance ? J'aurais aimé me mesurer à toi, avant les vacances, juste pour savoir si j'ai progressé...
La délicatesse dans sa question, la légitimité de sa demande et son air penaud m'auraient fait fléchir dans des circonstances différentes. Mais aujourd'hui, plus que n'importe quel autre jour, je ne voulais prendre le risque que mes pensées soient lues.
_ Non, Jedusor, répondis-je avec douceur. Je ne crois pas être une bonne adversaire, aujourd'hui.
_ Et quand tu seras Auror, tu crois que les brigands attendront que tu sois de bonne humeur ?! lança-t-il d'une voix qui, cette fois, contenait de un soupçon de fureur.
Il avait parfaitement raison, et je souris en constatant qu'il avait saisi la perche que je lui avais tendue. Sa phrase n'était qu'une mise en garde, il allait m'attaquer maintenant, puisqu'il n'aurait pas l'occasion cette après midi.
Je me retournai pour voir son sort du Stupéfixion rebondir sur mon bouclier.
_ À mon tour, fis-je, sombrement mais intérieurement ravie de l'échange.
Amusée par son visage ahuri, je le désarmai d'une pensée et le pétrifiai d'une autre. Le corps raidi, Jedusor s'écroula lourdement sur l'herbe tendre. Je sortis alors ma baguette afin de semer le doute dans les souvenirs de mon adversaire.
_ Miss Ceann ! Pourrais-je savoir ce que vous avez fait à votre camarade ?
Le reproche dans le ton du professeur Dumbledore me serra le cœur, c'était son premier désaveu à mon encontre. Il marchait vers moi d'un pas rapide, les sourcils sévèrement froncés, au dessus de ses yeux bleu glacier.
_ Je l'ai pétrifié, Monsieur, répondis-je stoïquement, en lançant le contre sort avec ma baguette.
Jedusor redressa le buste, en se frottant la tête ; elle avait apparemment cogné le sol au moment de la chute.
_ Pourquoi ?
_ Il insistait pour se mesurer à moi... comme si j'avais la tête à ça ! sifflai-je avec un regard noir pour Jedusor.
Le reproche était réel, et puisque toute l'école devait connaître l'emprisonnement de Patrick, je pouvais bien expliquer mon acte par le bouleversement dû à la terrible nouvelle. D'ailleurs, pour avoir délibérément usé de ma Magie Intrinsèque sur Jedusor, sans doute n'était-ce pas tout à fait inexact. Il ne me lâcherait plus, maintenant...
Le Serpentard s'était relevé et approchait en se massant toujours l'arrière du crâne.
_ J'avoue que ce n'était certainement pas le bon jour, vu ton état, admit le Serpentard, bougon. Mais c'est bon, j'ai compris la leçon.
Je lui lançai un regard oblique, signifiant que je lui en voulais toujours. En fait, je m'interrogeais sur le sens de sa dernière phrase.
Albus Dumbledore nous observait de ses yeux perçants, allant de l'un à l'autre, cherchant à débrouiller la vérité des apparences. Entre mes propres secrets, les motivations inavouées de Jedusor pour progresser, et l'intérêt étrange du professeur pour ma Magie Intrinsèque, je me demandais lequel de nos trois esprits affûtés voyait le plus clair dans toutes ces cachotteries.
_ Je vous remercie, M. Jedusor d'avoir retrouvé Miss Ceann, dit finalement le directeur de Gryffondor.
Le préfet salua de la tête et s'éloigna d'un pas égal. Le regard de mon professeur s'adoucit.
_ Tenez, Miss, ceci est à vous.
Il me tendait la lettre que j'avais reçue plus tôt. Je la pris, et le parchemin râpeux brûla sous mes doigts.
_ Professeur, croyez-vous qu'il soit possible de libérer quelqu'un du Nurmengard ? demandai-je, finalement.
_ Je ne vous cache pas que la situation est grave, mais pas désespérée (comme je l'ai cru, quand vous avez ainsi obscurci le plafond de la Grande Salle). Je crois que la volonté des personnes peut changer le cours des évènements, et votre parrain a des amis déterminés. Si cela peut vous apporter quelque réconfort, j'ai connu Carron O'brien, il était élève lorsque j'ai commencé à enseigner à l'école. Je n'ai jamais vu plus loyal et courageux que ce garçon.
Les paroles m'apaisèrent quelque peu, mais je ressentais toujours le besoin d'aller moi-même sur place. Patrick avait aussi une filleule déterminée.
_ Je suppose que les circonstances y sont pour beaucoup, reprit Albus Dumbledore, mais je me dois vous mettre en garde : à présent que vous savez appeler facilement votre Magie Intrinsèque, vous risquez de le faire inconsciemment. Vous avez vu que sans contrôle, elle est effroyablement puissante. Il vous faut apprendre à vous maîtriser, un tant soit peu.
J'acquiesçai et il ajouta avec une moue amusée :
_ Et si vous pouviez vous exercer avec des personnes sachant de quoi il retourne, les duels seraient moins déséquilibrés...
Le professeur me raccompagna au château où je retrouvai mes amis. Le remord faillit m'étouffer lorsque Sam me serra dans ses bras, pour me réconforter. À deux reprises, je voulus tout lui avouer, mais sa façon de me couver, celle-là même qui me faisait me sentir coupable, me dissuadait au dernier moment de parler. Il était trop protecteur pour me laisser partir dans cette folle aventure. La journée s'écoula lentement, et la nuit fut interminable.
Le soleil finit cependant par se lever. Je me forçai à manger au petit déjeuner, David m'y encourageait mais sa gentillesse faisait grossir la boule dans ma gorge. Dix minutes avant le départ du train, alors que nous nous mettions en route pour aller à la gare, je prétendis avoir oublié quelque chose dans la chambre. Emily voulut m'accompagner mais je l'en décourageai. Je rebroussai chemin seule et passai le perron au pas de course. Je n'avais pas besoin de monter à la tour de Serdaigle, et pourtant je gravis les sept étages à toute vitesse, dérisoire tentative d'atténuer mon mensonge et mon sentiment de culpabilité. J'étais honteuse d'infliger ce que je n'avais plus la force de supporter, mais je ne pouvais me permettre de flancher, il fallait que je rate ce train, et grimper au sommet de la plus haute tour était un bon moyen.
Éclairée par le soleil estival, la salle commune bleu et bronze se paraît de reflets chatoyants. Ce décor familier m'apaisa quelque peu. Le souffle court, je finis le chemin jusqu'au dortoir d'un pas lent et hésitant. Tout en haut, je m'accoudai à la fenêtre de la chambre. La vue était imprenable, elle s'étendait bien au delà de Pré Au Lard, et de sa gare. Le train rouge fumait, il n'allait pas tarder à partir... et je n'étais pas à bord. J'imaginais mes amis sur le quai, ils attendraient jusqu'à la dernière minute avant de s'embarquer. Je me haïssais pour ce que je leur faisais. Ils devineraient bien assez vite mes intentions, et commencerait alors l'inquiétude. Comment pouvais-je les laisser dans ce sentiment qui m'avait tant éprouvée ? Le sifflet du départ m'arracha un sanglot, mais je réprimais mes larmes. Le Poudlard Express s'en allait, je ne pouvais plus le prendre ; je n'avais plus qu'une destination : le Nurmengard.

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Nausicaa le Ven 28 Aoû - 1:24

Wouah ! Elle a pas froid aux yeux cette petite ! Rolling Eyes

L'histoire prend soudain une trajectoire toute différente et nous ouvre de nouveaux horizons (dans tous les sens du terme). Je me demande si Jedusor fera parti du décor ?... Pourquoi d'ailleurs ?... (Non, c'est une idée viendue comme ça, faut pas chercher, à c't'heure... Rolling Eyes ).

Par contre, ça me paraît un peu étrange que Dumbledore ne freine pas l'élan latent de Jasdrian plus que ça. (Parce que bon, il doit bien se douter de sa résolution, même sans l'entrevoir pour de bon ?...). Ou alors, il la croit réellement à la hauteur avec sa magie intrinsèque ?...

Et contente d'avoir revu Hagrid (qui "arrive toujours au bon moment, avec ses pains et ses Sombrals" ! tongue Désolée, ça doit être l'effet "Bill et les fics en chansons débiles"... Embarassed ).

Une toute pitite remarque d'ailleurs concernant Hagrid :
Rubeus Hagrid n'avait pourtant pas quinze ans.
La détresse et l'amertume paraissaient incroyables chez un homme aussi colossal que lui,
L'emploi du terme "homme" avant qu'elle ne découvre l'identité de la personne sur qui elle tombe dans la forêt, va, par contre après, l'entendre en parler comme d'un homme, ça fait bizarre... Non ?

Bon, ben il n'y a plus qu'à attendre en voyant s'éloigner le Poudlard Express.
"Et j'entends siffler le train..." (Arg, ça y est, je suis belle et bien atteinte, on dirait !!! Mad ).

Bisou et merci !

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

Message par Syrinx le Ven 28 Aoû - 13:18

L'histoire prend soudain une trajectoire toute différente et nous ouvre de nouveaux horizons (dans tous les sens du terme).
Elle est pas encore partie...
Je me demande si Jedusor fera parti du décor ?... (Non, c'est une idée viendue comme ça
Figure toi que j'ai eu la même... En fait j'ai supprimé un passage à la fin qui aurait répondu à ta question... désolée
Par contre, ça me paraît un peu étrange que Dumbledore ne freine pas l'élan latent de Jasdrian plus que ça. (Parce que bon, il doit bien se douter de sa résolution, même sans l'entrevoir pour de bon ?...).
Pourquoi la freiner ? Même si elle en meurt d'envie d'y aller, comment pourrait-elle faire pour s'y rendre ? Dumbledore sait beaucoup de choses, mais il y a quand même des choses qui lui échappe, je pense
Et contente d'avoir revu Hagrid
Je me suis régalée à écrire leur dialogue.... (et j'ai oublié d'écrire avant le début du chapitre "spéciale dédicace à Apsara")
L'emploi du terme "homme" avant qu'elle ne découvre l'identité de la personne sur qui elle tombe dans la forêt, va, par contre après, l'entendre en parler comme d'un homme, ça fait bizarre... Non ?
euh... si. C'est sans doute que l'image de Hagrid adulte a dû s'insinuer dans mes pensées à ce moment là, je corrigerai plus tard (là j'ai un train à prendre, j'ai pas l'intention de le rater, moi...)
"Et j'entends siffler le train..." (Arg, ça y est, je suis belle et bien atteinte, on dirait !!! ).
Merci de me l'avoir collé dans la tête, si mon MP3 me lache cet aprem, je suis bonne pour chanter ça pendant 5 h... Rolling Eyes

Merci d'être passée et Bisou (mon train...)

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Re: L'Ambre et le Jais [fic en cours]

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